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JAPON TOUR – 07/2016

Ce report nous aura donné du fil à retordre ! Vous vous demandez peut-être pourquoi il est posté après celui de la dernière tournée? A peine la première version terminée, le PC qui contenait le fichier nous a été volé. De retour à 0, il aura fallu un peu de courage et quelques mois pour tout reprendre mais on a réussi, voici donc le récit totalement subjectif de notre virée au Japon 🙂

11/07/16 : Le grand départ 🙂

On l’a attendu cette tournée ! On a d’ailleurs jamais autant attendu car jamais autant anticipé. La proposition datait de Juillet 2015, alors que nous étions en République Tchèque, Dam’s reçoit un email d’un dénommé Waki de Romantic Nobita Records (précédemment contacté plusieurs mois auparavant sans quoi on aurait probablement d’abord cru à une blague :D), celui-ci nous propose une tournée au Japon pour 2016. Le temps de vérifier le prix des billets d’avion pour voir s’ils sont à portée de nos bourses et c’est sans hésiter qu’on le fait ! Ça semble presque trop beau pour être vrai, on tente quand même de ne pas trop y croire, ne jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, ne jamais le tuer d’ailleurs 😀 Bref on a gardé contact, tout s’est tranquillement organisé, de notre côté on s’est préparé et on y est enfin !

Passons sur la logistique bagage, on aura probablement le temps d’y revenir plus tard, Antoine passe nous chercher avec Bato et Dam’s et on rejoint Cyp et sa sœur sur le quai. Nous sommes au début de l’après midi, le train arrive enfin, on monte et on s’installe, enfin.. on s’installe pas vraiment non justement 🙂 Une partie de nos billets ne sont pas bons (une merderie de la SNCF), on n’a donc pas de place assise et un tel bordel à trimballer qu’on choisi de passer les 2h de trajet debout au milieu de la carré, le temps est long mais on s’en fout, on part au Japon !

On arrive finalement à l’aéroport, on a pas fait ¼ du trajet mais on vient de passer l’un des plus haut niveau de risque pour notre voyage : la SNCF. On avance donc serein à l’enregistrement, avec quand même une petite pointe de flippe, on a en effet droit à 30 kg en soute et 8 kg en bagage à main, on a utilisé une vieille balance toute pourrie pour tester alors on est pas très sûr de notre coup. Arrive notre tour, après avoir appris qu’on avait en fait attendu pour rien puisqu’on s’était enregistré en ligne (évidemment) on passe à la pesée… ouf ! Tout passe mais on n’est pas large, il faudra faire gaffe au retour. On embarque vers 16h00 dans un avion plutôt cool, habitué des vols Ryanair le gouffre est assez profond et le vol s’annonce plutôt chouette, à peine une heure de vol et on nous apporte déjà à manger, en plus c’est vegan (bon ils ont pas deviné on l’avait demandé mais quand même). Le temps de mater quelques films, le 1er vol ne fait que 5h30 et on arrive déjà à Doha et devinez quoi, on est déjà demain !


A ce stade-là je ne me rappelle plus vraiment l’heure qu’il est mais il est tard, il fait nuit noire, on a à peine 2h d’escale, et tout est fermé. On se dirige donc vers la salle d’attente et on embarque de nouveau dans un avion. Cette fois-ci le trajet est carrément plus long, plus de 11h.. mais heureusement on nous donne des couvertures et des chaussettes alors tout va bien. On mange encore, je me tente l’intégrale Harry Potter (oui oui j’avais presque le temps de tout voir) et je capitule rapidement. De leur côté les Bros de la gnôle ont vidé le mini bar, de quoi passer une bonne nuit 🙂

Finalement on arrive à Tokyo à 18h passé (heure locale), tout le monde a dormi, on est frais comme des gardons et on a qu’une seule hâte c’est de sortir respirer un peu d’air frais ! On tente de faire du change, on nous a dit qu’au Japon la carte n’était pas très utilisée et qu’il fallait du liquide, certains de mes billets ont une petite tache d’encre (j’ai bêtement forcé le coffre) du coup on me les refuse, le détail a toute son importance quand on connaît la rigidité des Japonnais. Bref l’incident étant clos on sort enfin ! Pour l’air frais on repassera, l’atmosphère est hyper lourde, il fait chaud et humide, c’est assez incroyable d’autant qu’il fait nuit, on nous avait pourtant prévenu mais c’est assez impressionnant. Les Malbobros vont quand même s’enfumer un peu mais attention, ici on fume pas dehors, il y a des espaces clos et ventilés pour aller fumer sans emmerder les autres, rigide oui mais aussi respectueux ça change un peu 🙂 On attend finalement le bus qui nous mènera au centre, déjà on commence à comprendre qu’on ne va rien comprendre.

Enfin dans le centre ! Nous avons rendez-vous avec Waki qui vient nous chercher en taxi, le temps de faire le tour de la gare et de tester les toilettes électroniques (oui avec le jet d’eau et le siège chauffant). Petite anecdote d’ailleurs concernant les toilettes : Je remarque à la première utilisation un bouton avec une note de musique, pensant que c’est une option musique classique ou truc du genre je n’y prête pas attention mais un peu plus tard, alors que j’ai subitement envie de m’envoyer du Mozart, je l’actionne pour n’entendre finalement qu’un son de simili chasse d’eau, je ne comprends pas de suite mais après quelques recherches on découvrira que ce bouton a été inventé pour diminuer la consommation d’eau. En effet les Japonnais dans leur grande pudeur avait tendance à actionner la chasse d’eau pour couvrir les bruits douteux, entraînant alors une forte consommation d’eau. Avec le bruit « chasse d’eau » l’honneur est sauf et l’environnement vous remercie!
Bref on charge nos affaires dans deux taxis et on profite de la vue de la ville by night, on en prend pleins les yeux, tout est fou, c’est incroyable ! On arrive finalement chez Yousuke qui va nous héberger tout le séjour, les mecs de Romantic Nobita Records sont jeunes, enfin plus jeunes que nous et celui que l’on surnommera rapidement « Youyou » nous accueille dans son appart.

De type étudiant, l’appart doit faire 25m carré ce qui est plutôt cool pour un appart à Tokyo, d’ailleurs à l’époque on avait pas plus grand à Poitiers et c’était Poitiers. On se demande quand même rapidement où on va dormir mais trop pressé de découvrir la ville on ressort presque aussitôt avec nos hôtes faire un tour et acheter de quoi manger et boire. A ce stade là, il doit être quelque chose comme 23h, on a l’impression d’être parti de France le matin sauf qu’on est parti la veille, c’est bizarre mais c’est tant mieux, le décalage horaire devrait ne pas trop se faire sentir 🙂 Bato et Cyp prennent quelques bières, on demande quel est le meilleur thé glacé et Waki achète quelques merderies vegan à manger et on remonte chez You-you faire un peu plus connaissance. Waki finit par repartir et on découvre nos lits pour la semaine, ce sera futon à la japonaise ! On se couche fatigué mais tellement content, Cyp et Bato nous suivent après une dernière bière et une dernière clope et une dernière bière et.. mais on n’avait pas dit qu’on allait fumer une clope ?! 😀

13/04/16 : Premier jour de tourisme !

On découvre dès le matin une chose qui nous avait un peu échappé la veille : la clim est à -10°C, venant de dehors a priori c’est cool mais au bout de 8h de sommeil on a l’impression d’avoir dormi dehors en plein hiver (enfin presque quoi). You-you qui devait aller bosser à 9h est toujours dans son lit, on se lève, on se prépare et on s’assoit sur notre café du matin mais c’est pas grave on est au Japon ! 11H on se décide à bouger, You-you est toujours dans son lit ça promet…

La première mission de la journée sera de trouver à manger vegan dans le quartier, bien décidés à manger un peu traditionnel on se met donc en route, on fait face à un premier échec en ne trouvant pas l’ouverture du premier resto, on fera bien marrer les clients d’ailleurs quand le patron viendra finalement ouvrir la porte coulissante (ah oui forcément), on passe pour des cons mais on se marre encore plus qu’eux, pas de bol ils ne sont pas vegan friendly, dommage à mon avis on aurait encore eu d’autres occaz de les faire rigoler ! Un peu plus loin on tombe sur un resto qui propose des genre de Udons, apparemment il y a plusieurs formules, on tente le coup et cette fois-ci ce sera la bonne ! On nous propose des udons avec de la sauce soja, seul le bouillon est au poisson, on fait donc l’impasse, Bato et Cyp testent d’autres plats et on rigole sur Bato qui galère à calculer le décalage horaire, ça durera tout le séjour d’ailleurs 🙂 On remarque en passant que les vitrines des restaurants sont remplies des plats servis à la carte, on se demande au départ si ce sont des vrais plats avant de se rendre compte que la réflexion est un peu con (les mecs vont pas tous les matins cuisiner tous les plats pour les laisser moisir en vitrine toute la journée), finalement on apprendra que ce sont des plats en résine, au réalisme assez incroyable, qui permettent de montrer ce qui va être servi, du coup pas de surprise et je trouve l’idée plutôt cool 🙂

Après avoir bien mangé on ressort du resto direction la gare pour changer de quartier, Tokyo c’est grand et même si on est chaud pour marcher, il faudrait carrément plus d’une heure pour y accéder et on a envie d’en profiter un max ! On demande de l’aide à un contrôleur qui en plus de nous diriger, nous achète les tickets et nous emmène jusqu’à la porte, les gens sont tellement sympa ici. On arrive après quelques stations à la gare de Shibuya et au fameux Shibuya Crossing, croisement qu’on voit souvent dans les films ou des centaines de personnes marchent en même temps lorsque les feux passent au vert. C’est pas tellement impressionnant d’ici, il faudra qu’on prenne un peu de hauteur pour halluciner. Le quartier est assez fashion et jeune, on y trouve de tout et on tombe assez rapidement sur un café des chats, suffisamment débile pour nous satisfaire pleinement, on décide d’y aller immédiatement (plus loin on croisera un café des lapins, café des hérissons, café des serpents, café des chouettes.. si on avait su!) Le café des chats c’est une fumisterie, du moins celui-ci, tout est timé, on enlève des chaussures pour mettre des chaussons et on prend un café (ça c’est cool enfin!) ensuite on rentre dans une pièce où se trouvent pleins de chats, souvent de race, souvent pas très vif et on peut jouer avec et les caresser mais c’est bien moins fun que ce que j’avais imaginé ! Enfin on aura testé et on a notre café 🙂 On se dirige ensuite vers la Takeshita street, une espèce de rue remplie de trucs rigolos, vraiment débilos, tout ce qu’on recherchait ! On s’amuse donc pendant une bonne heure de la moindre merderie, affiche, musique, vidéo, déguisement qu’on croise, on en prend pleins les yeux et pleins les oreilles, la rupture est totale ! On termine la journée tranquillement en passant par un magasin à 100yens, le genre de trucs ou tu trouves de tout pour rien.

La journée n’est pas finie, Elodie, une pote de Bato qui vit à Tokyo, nous conseille la vue du haut de l’observatoire de la mairie de Tokyo, on s’y rend donc tranquillement quand une jeune fille nous interpelle dans la rue pour savoir si on est motivé pour participer à une émission TV. On ne comprend pas tout mais bon, on est au Japon alors allons-y ! On nous explique rapidement le concept, en fait c’est le lancement de la météo qui se fait tous les jours en direct d’un endroit différent, le présentateur star est ici et fait ses exercices, on nous apprend la phrase porte bonheur à dire pour attirer le soleil et on attend le top départ. Attention, on est en direct : « mais ou as tu mis tes haricots ?! » l’accent mis de côté c’est à peu près ce qu’on a tous dit ce qui les a fait beaucoup marrer !
Ceci étant fait on en profite pour leur demander notre route, ils sont une petite dizaine à rester discuter avec nous et chacun y va de son coup de main, mais visiblement personne ne sait vraiment. Le gardien de l’immeuble rentre alors nous imprimer le plan et la jeune fille qui nous avait alpagué, Marin, propose même de nous accompagner, décidément les gens sont vraiment hyper cool ! Marin nous accompagne donc et on arrive à ce qui semble être la mairie, le bâtiment donne l’impression de ne pas être ouvert au public mais un garde nous accueille aussitôt et nous dirige vers l’ascenseur, direction le dernier étage ! Je ne sais pas pourquoi j’ai cru qu’on allait arriver sur le toit en mode extérieur mais pas du tout et c’est tant mieux parce que la vue est assez dingue mais c’est vraiment hyper haut. On fait le tour, tout est vitré et c’est assez fou. On finit par redescendre, impressionnés.

On revient gentiment dans notre quartier d’habitation non sans avoir acheté au détour, un ridicule pot de café lyophilisé pour assurer nos arrières. De retour chez You-you on découvre qu’il est toujours là, visiblement le mec n’a pas bougé, le début d’une grande série de comportement qui lui vaudront le surnom non officiel de « honte du Japon » rien que ça (rapport au stéréotype ultrarigide qui caractérise habituellement les Japonnais). Notre nouveau meilleur copain nous propose de sortir manger, ça tombe bien on a faim et avec lui, sûr que ce sera facile de trouver à manger ! En fait non, pas vraiment. J’ai oublié de le dire mais les Japonais parlent mal anglais, vraiment pas bien voir pas du tout, nous avions donc avec Dam’s de petites cartes qui expliquaient en anglais (au cas où) et surtout en japonais que nous étions vegan et quels étaient les produits que nous ne consommions pas. Armés de nos cartes et de notre You-you nous sommes donc entrés dans un resto assez spécial, il s’agissait en effet de commander sur une machine puis de rentrer s’installer pour manger. You-you nous conseille, on prend du tofu soyeux, une salade, des Natto et des frites. La serveuse prend nos tickets (correspondant aux plats) et je lui montre ma carte vegan lui demandant alors confirmation.. Elle me dit « oui oui ». C’est ce soir là qu’on a appris que « oui oui » au Japon des fois ça veut dire « non non » sauf qu’on n’ose pas le dire. Je me suis donc vu servir une salade avec des œufs et du tofu avec des brisures de poisson. Heureusement You-you était là et a pu vérifier les plats. On a pu remarquer à de nombreuses reprises qu’on nous disait rarement non, peut-être dans un soucis de bien faire et de satisfaire je ne sais pas, c’est pas forcément dérangeant sur le fond quand on le sait, mais un peu emmerdant quand il s’agit de choses qui tiennent à cœur., faut le savoir quoi La soirée se termine sans encombre, on rentre et ne tarde pas à se coucher, cette fois-ci avec un pull et une veste, au cas où.

14/07/16: Tokyo/Ikebukuro (JP) @ KingsX w/ Ernie + No! Beer! + HeroCK + Ares Inwords + Gate of Mom

Waki arrive tranquille vers 13h comme convenu avec à la main le programme de toute la semaine imprimé en 4 exemplaires, le mec est pro 🙂 On comprend rapidement qu’on va devoir se traîner tout le matos à la main parce qu’on se rend à la première date en train. Heureusement on est parti « léger », une malle pour les cymbales et la caisse claire, une housse de clavier pour les deux grattes et une house de surf qui roule (yes!) pour la basse, on a également une valise de merch, tout ça pèse un mort mais le trajet se veut assez court, une 15aine de minutes, en partie sous la pluie histoire de corser un peu la chose. Passés les escaliers et autres réjouissances, on monte dans le train et quelques stations plus tard on découvre le lieu du concert : le KingsX dans un quartier de Tokyo. Il faut savoir que les concerts commencent assez tôt, 17h00 environ pour 5 à 6 groupes par soir, on dit bonjour et on s’installe rapidement pour balancer. Tout est relativement chronométré, pas de temps pour la glande ! L’ingé connait parfaitement sa salle et son matériel puisque c’est totalement équipée, les balances durent moins de 15 minutes pour un son aux petits oignons. On ressort alors pour manger et il se trouve que Waki nous a dégoté un petit indien juste à côté qui propose des plats vegan, on se régale donc et on apprend également lors de ce repas que la bouffe et l’alcool ne sont pas au programme du concert, d’aucun concert d’ailleurs 🙂 Apparemment la pratique est courante, on leur explique que chez nous ça se passe différemment mais ça ne pose pas de soucis, il y a une supérette (Konbini) juste à côté, Cyp et Bato sont sauvés ! D’ailleurs on remarquera tout au long de la soirée que même le public ramène sa boisson, il y a pourtant un bar qui vend quelques trucs mais tout le monde est là avec sa canette, avec ou sans alcool d’ailleurs. Le repas du midi étant passé, on insiste en bon touriste pour aller voir le Pokémon Center qui est à deux pas, enfin plutôt à 1000 pas parce que nos hôtes ont visiblement un soucis de GPS et galèrent sérieusement à nous y emmener.. Mais on en profite pour faire le tour du quartier et c’est plutôt cool.

17H le concert va commencer, on retourne donc à la salle pour profiter des sets des différents groupes mais nous attend avant ça un tout autre programme : le « greeting time ». L’info était noté sur le programme et naturellement Cyp avait lancé un « ça doit être l’apéro ! » mais pas du tout. En fait le « greeting time » est un instant où l’ensemble des groupes, organisateurs et staff de la salle se regroupe en cercle, pour se présenter et se dire bonjour. A vrai dire nous on avait fait ça en arrivant comme d’habitude mais c’est vrai que l’accueil était un peu sur la réserve 🙂 Là c’est plutôt cool et même si la pratique nous surprend un peu c’est pas idiot, au moins on sait clairement dans quel groupe joue chaque personne, qui est l’ingé et tout le monde est présenté alors why not !

17h pétante, le concert commence ! A ce stade là je ne me rappelle plus l’ordre exact mais en tout cas chaque groupe était cool, d’une manière générale tous jouent vraiment bien, ils sont tous comme nous complètement amateur mais on sent qu’il y a une volonté de jouer carré pour pas dire rigide 😀 Les chants sont par contre parfois un peu faux, un peu comme chez nous aussi mais la différence est qu’ils ont des voix hyper aiguës, y compris les hommes, et que du coup ça pique un peu des fois mais on apprécie vraiment les sets, c’est pas si courant de voir jouer des groupes japonais et on a un peu l’impression d’entendre des génériques d’animés, de quoi ne pas être dépaysé 🙂 Arrive notre tour, on flippe un peu, pas forcément de jouer mais plutôt de ne pas profiter à fond, on a que quelques dates de prévues, pas de place pour une mauvaise alors c’est parti !

Fin du set, on est à fond, le public est génial, contrairement aux gens qu’on croise dans la rue plutôt introvertis et calmes, les gens dans la salle sont très démonstratifs, tapent dans les mains dès que le morceau s’y prête et chante les paroles même quand ils ne les connaissent pas, incroyable ! Sûr que le retour en France va être hard 🙂 On remballe et on retourne en salle discuter avec les gens, ils sont assez avenants, autant avant le concert pas tellement autant là, tout le monde vient nous voir, on prend des photos et on discute de tout et de rien, vraiment les Japonais sont surprenants !

Waki a dû rentrer mais on reste encore un peu avec You-you pour rigoler puis il décide de partir et quand il a décidé il faut pas traîner ! On reprend donc la route, cette fois-ci avec deux bras de moins mais on s’en sort quand même. Après avoir laissé tout le matos on ressort acheter de quoi boire et de quoi manger et on se balade encore un peu dans le quartier, on a tellement envie de profiter à fond qu’on a du mal à rentrer. On finit quand même par revenir chez Yousuke pour lui faire découvrir des classiques français comme « viens faire un petit tour à la maison » et autres pépites et comme on est le 14 Juillet on se pète bien, avec un peu de honte, une marseillaise 😀 Il nous fait écouter son hymne national, quelques pépites locales et on s’endort par -15°C avec la ferme intention de choper dès le lendemain la télécommande de la climatisation.

15/07/16: Tokyo/Kouenji (JP) @ Kouenji Roots! w/ Under Sleep + End Psytosis + Calvero Bloom + Apple Meets Bazooka + The Denisons

Deuxième jour de concert, c’est avec un « bon » café qu’on débute la journée (penser à acheter du sucre d’ici la fin de la journée:)). Aujourd’hui on joue à Tokyo également, dans un autre quartier et c’est encore en train qu’on s’y déplacera. Après quelques mètres de marche, je me rends compte que je ne vais clairement pas pouvoir supporter mes chaussures (enfin plutôt mes pieds mais je ne peux pas changer de pied), j’opte donc pour une paire de claquette « made in China » (après tout c’est pas si loin) à 3 balles sur la route et on repart aussitôt pour quelques stations de métro. D’ailleurs le métro de Tokyo est bien loin de ce qu’on peut connaître du métro parisien, ici on marche tous du même côté, on laisse les gens descendre avant de monter, c’est calme et propre à un point inimaginable. Les gens discutent tout bas, dorment pour la plupart (en fait c’est parce qu’ils travaillent comme des malades là-bas (parfois 14h par jour c’est complètement fou surtout pour nous qui sommes pour la plus part à temps partiel) alors ils rattrapent leur sommeil comme ils le peuvent) Du coup on se retient un peu de faire les imbéciles, déjà qu’on n’est pas tellement dans la teinte locale et que tout le monde nous regarde, n’en rajoutons pas… Bref on arrive finalement sur site, une salle plutôt cool en sous-sol, sous un restaurant (ici tout est différent d’un étage à l’autre) et dans une rue blindée de shop assez spéciaux qui donne à l’entrée tout un choix de jeune fille à choisir, j’ignore ce qui se passe à l’intérieur mais à mon avis c’est sûrement pas propre.

C’est déjà l’heure de manger, on suit donc Waki qui nous a dégoté un Burger Vegan non loin de là, on en profite pour se promener dans le quartier plutôt sympathique. Ayant bien mangé on repart donc en direction de la salle de concert pour y rencontrer les autres groupes, les concerts commencent et encore une fois tout est vraiment cool. Gros coup de cœur pour Apple Meets Bazooka qui fait vraiment un super concert et qui a en plus un merch complètement ouf fait en bois de palette avec petite bougie et lierre, 100% tradition 🙂 Le concert se termine, Waki est vraiment pas bien et rentre assez tôt chez lui, nous laissant avec You-you qui nous propose de décoller. La pluie s’invite sur le retour nous obligeant à passer acheter un de ces parapluies transparents que tout le monde utilise ici pour supporter le reste du trajet et c’est à quelques mètre de la station finale que You-you décide de nous faire faux bond. En effet, un de ces potes Allemand repart je ne sais où et donc il va le voir vite fait mais reviens dans les 2h00 promis. Pas de soucis, on connaît la route ! Il nous accompagne quand même jusqu’au bout de la rue pour nous éviter de porter seuls tout le merdier puis monte dans un taxi pour de belles aventures (à suivre). De notre côté on rentre tranquillou en passant par un 7/11 chercher quelques trucs à manger : Cyp et Bato se tentent des pâtes lyophilisées et on tente de trouver à manger avec Dam’s, déployant désespérément nos cartes à des vendeurs effrayés. On arrive finalement à se trouver 2 recettes d’Onigiri et de Inarizushi, sauvés ! De retour à la maison, on retrouve Cyp en pleine réflexion sur la recette de pâte choisie et à la dégustation le verdict tombe : bah c’est pas bon, mais vraiment pas. Faut dire que sur le papier déjà ça n’avait pas l’air terrible. Bato de son côté a opté pour des pâtes au teflon. On est finalement les mieux lotis niveau bouffe (y’a une justice quand même), enfin on aura bien rigolé en tout cas et on passe une fin de soirée coolos tous les quatres, c’est marrant on a l’impression d’être chez nous alors que ça ne fait que quelques jours qu’on est là.. d’ailleurs c’est bizarre, ça fait bien 4h et toujours pas de You-You à l’horizon…

Ah tiens le voilà ! Il doit être 7h du mat et notre you-you national se pointe en rampant dans le salon/chambre/salle à manger, fin rond, avec son pote Allemand (toujours pas parti apparemment) et deux potes Japonais. Ce réveil inopiné nous met d’abord un peu de mauvais poil avant de comprendre qu’on va sacrément se marrer 🙂 You-you est complètement bourré, il chante et danse dans le salon, du grand n’importe quoi. On rigole bien et on finit pas se lever pour se préparer à partir, sans You-you ça va de soit 🙂

16/07/16: Nakatsugawa (JP) @ Gifu Breath w/ Kuruton Boys + Sorairo + NIKK + RizAlpha + Satol DJ

Ce troisième jour de concert se passera hors de la ville et c’est avec une joie non dissimulée qu’on s’apprête à partir retrouver un peu de verdure 🙂 Youyou qui, 10mins auparavant, rampait encore dans son appart, est à présent frais et dispo devant son collègue Waki, pas un pète de jeu, le copain a désaoulé direct à la seconde où il est arrivé (apparemment c’est pas tellement de bon ton là-bas d’être encore complètement bourré à 12h :D) mais c’est cette fois-ci Shinnosuke qui nous accompagnera en Van sur cette nouvelle date. D’ailleurs le carrosse est avancé et c’est une config non habituelle qui nous attend : deux places à l’avant (le conducteur est à droite), une banquette à l’arrière et dans le coffre… un lit ! Enfin des matelas en mode gitan qui proposent deux places couchées, pas de ceinture, on flippe un peu sur la route (le poids de l’éducation probablement) mais c’est plutôt agréable. On profite de la vue, pas mal d’autoroute pour commencer puis assez rapidement de la verdure, beaucoup de verdure 🙂 On fait un arrêt bouffe après 2h30 de route dans un resto de sushi conseillé par Waki, le genre où tu commandes tes plats sur écran, il y a une bonne offre vegan et les assiettes arrivent sur tapis roulant. On se met bien, Bato manque de vomir son sushi au thon cru mais à part ça tout va bien et on repart pour une petite demi-heure de route jusqu’à notre destination finale 🙂

Ce soir on joue à Nakatsugawa, un petit village sympathique qui change de Tokyo et nous laisse découvrir un autre visage du Japon. On est en avance et Waki en profite pour nous faire découvrir les endroits les plus sympas. Ces parents habitent ici et il a grandi dans ce village, c’est d’ailleurs chez eux qu’on sera hébergé ce soir ce qui ne nous laisse pas sans quelques craintes d’un point de vue culturel, on s’apprête en tout cas à marcher sur des œufs 😀 Après un petit tour près du lac et quelques photos souvenirs on s’avance donc vers le lieu de concert, nous sommes encore en début d’après midi mais ici comme à Tokyo l’install commence tôt, tout comme les concerts d’ailleurs.

Arrivés à la salle, on s’installe, on balance, comme précédemment très rapidement et très efficacement. Waki nous a acheté des bandeaux Japonais, on décide évidemment de jouer avec, on est en place la soirée peut commencer !
Les groupes s’enchaînent, encore de très bons sets, le public est comme sur les dates précédentes, assez timide à priori mais complètement survolté le temps du concert. On passera pas mal de temps à discuter avec les groupes et le public après notre set ainsi qu’avec le gérant du lieu. Il nous offrira d’ailleurs à chacun une petite bouteille de saké. L’accueil est très bon, les gens vraiment sympas et on se sent bien dans ce village loin du tumulte de la ville.

Viens le moment de partir pour la maison familiale de Waki, on mange là-bas ce soir parce qu’évidemment le concert ayant commencé très tôt, il doit être 22h au plus tard. Comme je le disais précédemment, on flippe un peu de la soirée qui s’annonce, en effet on aura pu remarquer beaucoup de rituels chez les Japonais (présenter l’argent avec les deux mains côté face, ne pas montrer avec la baguette, remercier chaleureusement et de nombreuses fois les personnes avec lesquelles on interagit…) et on est, à l’heure actuelle, pas certains de bien tout maîtriser 😀 On arrive donc chez les parents de Waki qui nous accueillent avec une grande joie, Shi semble comme à la maison et Waki nous présente tour à tour à ses parents. On enlève nos chaussures et Bato qui pue des pieds craint déjà que ça se remarque, je crois même qu’il ira directement se laver les pieds avant de manger 😀 La table est mise et pleine de bonnes choses, onigiri, légumes et fruits frais, … On est comme des rois et on n’ose pas se servir mais Waki et son père nous encourage tandis que sa mère est derrière le comptoir de la cuisine. (les parents n’ont pas mangé avec nous, Waki nous expliquera que l’hospitalité est très importante pour les Japonais qui se mettent au service de leurs invités) C’est assez perturbant pour nous pour qui l’hospitalité est aussi synonyme de partage mais on finit par se servir parce que quand même, on a faim ! Les parents trinqueront quand même avec nous et on discutera de la tournée, de la France et du Japon tout au long du repas. Après avoir terminé Bato tentera de faire la vaisselle, on a alors frôlé l’impair. En effet il n’est pas concevable que les invités fassent la vaisselle ni ne débarrassent, c’est maman qui s’y colle pendant que papa apprendra à rouler des cigarettes (apparemment chez eux on ne roule pas ses cigarettes) on avait peut être mieux à partager culturellement parlant mais on a quand même bien rigolé, ses parents sont vraiment hyper sympa 🙂

Viens le moment gênant, on ne savait pas bien ce qu’on devait faire, à quel moment monter se coucher, est ce qu’ils voulaient qu’on reste ou pas, qu’est ce qui est bien vu, mal vu (on avait pas envie de passer pour des enfoirés de français non plus) en même temps on allait pas se faire un trivial poursuit non plus… finalement Waki nous a proposé d’aller dormir, après 10 000 remerciements et la remise du cadeau spécialement fabriqués pour nos hôtes (ah oui j’avais fais une 10aine de pochette en tissu patchées Topsy Turvy’s avec de petites gourmandises à l’intérieur pour les remerciements), nous sommes montés. Oui mais pas avant un dernier impair, un petit « On se voit demain au petit déj » de la part de Cyp qui a jeté un froid. Ah merde, apparemment y’a pas de petit déj, ou alors ils ne prennent pas de petit déj… On ne sait pas. Cyp se rattrape aussitôt « on se voit avant de partir quoi » ouf l’honneur est sauf ! (j’en rajoute un peu mais on est pas si loin de la vérité que ça). On se retrouve donc dans l’ancienne chambre de Waki, Bato va prendre une douche et découvrira les chiottes hight tech de la maison : quand tu ouvres la porte la lumière s’allume et la cuvette s’ouvre 🙂 Évidemment le jet d’eau et l’assise chauffante sont de mise, tout simplement génial. On s’endort paisiblement en se demandant quelle chouette journée va encore s’offrir à nous demain.

17/07/16: Yokohama (JP) @ 7th Avenue w/ Red B MC + School Board + 9accident + Samurai Choppers + Green Eyed Monster + Sabaku∞Bakuhatsu

Ça y est la dernière date est arrivée, on se réveille comme chez maman chez les parents de Waki, une petite douche et on descend les retrouver dans le salon. Je ne sais pas si c’est la réflexion de la veille qui a porté ses fruits, quoiqu’il en soit on part tous ensemble pour un petit déjeuner à l’extérieur. On se retrouve au royaume de l’endive (la mascotte est un bonhomme endive) où on nous propose tout un tas de plat en self service avec au menu : soupe, riz blanc, fruits frais et jus divers. On passe un excellent moment avec la famille Waki qui, cerise sur le gâteau, paye en plus l’addition. On fait quelques photos, des bisous et on repart sur la route pour la dernière date de la tournée !

De la route ? Beaucoup de route, mais on arrive finalement à Yokohama. La salle est encore une fois en sous-sol et on rencontre rapidement l’ensemble du staff. Ce soir ce sera Greeting Time again mais pour le moment on s’installe et on balance, tout aussi rapidement et nettement que la veille et on repart pour une petite balade direction le quartier chinois pour manger. On arrive dans une très jolie rue, très coloré avec pleins de commerçant qui nous accostent pour nous proposer des trucs à manger et on se retrouve dans un restaurant d’apparence un peu miteuse mais conseillé par Waki qui a déjà eu l’occasion de faire tourner des groupes Vegan et qui a donc 2-3 adresses sous le coude. On commande à manger et on se rend compte alors que nos copains Japonais font des gros doigts au patron dans son dos, on leur demande explication et ils nous expliquent alors que les Japonais ne sont pas très copains avec les Chinois et que le patron est un peu trop démonstratif à leur goût (le mec est juste un commerçant de base chez nous, limite pas trop causant donc on comprend pas trop sur le moment). A la sortie Waki nous explique que les Chinois soient sans gêne, ne respectent pas les codes, parlent trop, prennent tout le temps des photos sans faire attention (je m’étonne, je croyais que c’était les touristes Japonais qui prenaient masse de photo en France) du coup il y a une espèce d’intolérence aux Chinois dont nous ne soupçonnions pas du tout l’existence. C’est vrai que dans le quartier Chinois c’est un peu le bordel, ça vit quoi et nous on trouve ça plutôt cool, question de culture !

De retour à la salle on assiste au Greeting Time, cette fois-ci tous les autres groupes ont une photo de nous avec nos prénoms et chacun applaudit l’ensemble des groupes. Les stands de merch sont installés et on découvre alors qu’il est courant ici de faire des serviettes de toilettes de groupe. En effet il fait tellement chaud à Tokyo que tout le monde se promène toute la journée avec une petite serviette de toilette pour pouvoir s’éponger le visage régulièrement, du coup les groupes en proposent sur leur merch. On remarquera également au terme de ces quatre dates que les t-shirts de groupe sont par contre, beaucoup moins courant. Quant aux patchs, ils sont inexistants. Bref les concerts commencent, grosse ambiance pour les Green Eyed Monster avec intro de concert et fumée à l’américaine, les groupes sont très pro et on découvre un Nofx Japonnais vraiment cool. Vient notre tour, c’est la dernière et c’est non sans une certaine émotion qu’on termine ce set, profitant jusqu’à la dernière seconde du concert 🙂

La soirée se poursuit dans une super ambiance, on discute pas mal avec les autres groupes, on ne veut pas que ça s’arrête. On s’absente quand même quelques minutes avec Bato, qui veut attraper un Pokémon qui s’avérera se trouver sur l’autoroute, on attrapera quand même au sol une super blatte (apparemment assez courant à Tokyo mais vraiment dégueulasse) on ratera par la même occasion la photo de groupe (le timing c’est le timing on rigole pas avec ça) De retour dans la salle on découvre un buffet à volonté offert par le lieu ainsi qu’un open bar, comme quoi même quand c’est pas le thème, ils savent recevoir au Japon ! Les Green Eyed Monsters nous offrent des photos, le mec de 100% underground nous offre des t-shirts, on échange des CD et on se remercie 150 000 fois pour finalement repartir, à reculons, pour s’endormir sur ce dernier concert au Japon.

18/07/16 : La tournée des temples 🙂

Les concerts c’est fini, place au tourisme avant notre retour au France ! Aujourd’hui on a décidé de se la jouer traditionnel. Ça tombe bien la pote de Bato, Elodie, est dispo pour nous faire visiter les temples. On programme aussi la visite d’Akihabara (le quartier geek/otaku) et comme on est joueur on décide de tout faire à pied. Évidemment on arrive avec une bonne heure de retard au rendez-vous, on s’excuse et c’est parti pour le bain de foule, il y a un monde incroyable. On passe les stands commerciaux et on arrive au temple, on se purifie (main gauche, main droite, on boit et on recrache :D) et on accède enfin au lieu. C’est assez massif, les décors sont fous, on se croirait dans un film. On tire même notre chance pour l’année à venir : il faut tirer une baguette sur laquelle il y a un signe, signe qui mène à un tiroir dans lequel il y a des petits papiers : bonne fortune, mauvaise fortune, rien. Moi évidemment je tire la mauvaise fortune mais on peut heureusement la conjurer en nouant le papier aux abords du temple. Dam’s tire la bonne, ça rééquilibre, Cyp et Bato ont la bonne et la « rien » qui veut dire aucun changement, tout va bien donc, la mauvaise fortune est conjurée et le reste est ok, on ne devrait pas se crasher au retour. On continue notre visite tradi dans le quartier, on découvre des ninjas aux fenêtres, des jardins, des magasins mortuaires, des trucs fun quoi !

Elodie nous emmène au resto, après un premier échec on se trouve finalement un petit resto tranquille, Bato commet la boulette qui lui vaudra la honte sur 5 générations, de montrer le menu avec sa baguette (ce mec est dingue) de mon côté je me rends compte que les baguettes dans les cheveux de la veille sont probablement l’offense ultime. On mange bien, on pose 1000 questions à Elodie sur le Japon, les Japonais (elle est mariée à un Japonais) et on apprend pleins de trucs vachement intéressant. D’ailleurs on a eu du mal à échanger sur le Japon avec Waki et ses copains, en effet ils sont peu parlant et à chaque question on s’est souvent vu répondre « this is Japan » sans plus d’infos. On est donc vraiment content de pouvoir échanger avec Elodie sur le sujet afin de comprendre les différences culturelles entre nos deux pays.

Viens le moment de passer à la geekerie, le quartier n’est pas très loin alors on continue à pied. On quitte Elodie devant un plat de pâte qui vole (apparemment c’est une attraction de la ville) puis on entre dans un méga magasin sur plusieurs étages avec tout un tas de trucs débiles dedans, puis une pleine rue de magasin plus dingues les uns que les autres avec des filles déguisés pour nous alpaguer. A la recherche de goodies Dragon Ball depuis plusieurs jours, Dam’s y trouve finalement quelques trucs, après il faut bien avouer que c’est quand même plus le délire du moment alors y’en a pas masse non plus. On cherche désespérément un exemplaire de «Parasite » ou Kiseijū qu’on finit par trouver dans un magasin de manga de 5 étages, autant dire que l’offre est complètement guedin ! On reprend une petite dose d’abuserie et on repart tranquillement vers la maison, les jambes en vrac mais la tête déjà pleine de souvenirs 🙂 On passe vite fait dans le shop du coin pour acheter le sucre qui nous fait tant défaut depuis quelques jours, l’anecdote n’a en soit rien de fou mais elle traduit un comportement assez spécial des Japonais : en effet à la recherche du sucre dans des rayons pleins de merderies en tout genre dans une langue que nous ne maîtrisons pas du tout, j’ai fini par décider de demander tout simplement au premier venu l’information. Choc des cultures, je m’approche gentillement d’un sympathique jeune homme en me disant qu’entre « jeune » c’est plus facile, et à peine j’ouvre la bouche qu’il me fait de grands signes en s’enfuyant (comme dans les mangas:D) la réaction met sacrément mal à l’aise d’autant que je n’ai toujours pas mis la main sur le sucre, je m’adresse alors à un vendeur qui me renseigne sans soucis, il est vrai que depuis qu’on est parti, contrairement à la France, personne ne m’a accosté pour me demander l’heure, une clope ou un numéro de tél et ça c’est plutôt agréable .

On repart donc avec le sucre direction la maison ! You-you nous avait promis un karaoké mais à ce stade du voyage on est à sec, on fera donc l’impasse et on rentrera tranquillement se poser chez You-you et réfléchir à ce qu’on va bien pouvoir faire de notre dernière journée 🙂

19/07/16 : Dernier jour de tourisme !

On y est, c’est le dernier jour à Tokyo et on compte bien en profité, même si c’est décidé, on reviendra, on va passer cette journée comme si c’était la dernière fois 🙂 On a décidé pour commencer de se mettre à la recherche de Godzilla. Il y a en effet quelque part dans la ville un mega Godzilla qui sort d’un building… on a le quartier mais pas plus d’info, on se met donc à sa recherche pour le trouver au détour d’une rue, il est vraiment ouf ! On trouvera aussi un King-Kong et autres références cinématographique vraiment chouette. On visitera également notre lot de Don Quichotte et autres shops de goodies le temps d’acheter quelques souvenirs pour maman.

Vient le moment de la pause déj, ça fait déjà plusieurs heure qu’on marche et avec Damien on a trouvé un resto 100% vegan (il y en a moins de 10 dans toute la ville) on décide donc d’aller le tester et on laisse Cyp et Bato (qui finiront dans un vieux kebab malsain). La note est salée mais ça valait le coup ! On continue notre promenade direction un parc de la ville, on y découvrira un nouveau temple et on perdra à cette occasion nos deux collègues (apparemment le kebab est mal passé). On arrive finalement à Shibuya (où nous avions passé une partie de notre première journée) pour y découvrir la statue du célèbre chien Hachikō : pour ceux qui ne connaisse pas l’histoire, ce chien accompagnait son maître tous les matins à la gare et l’attendait toute la journée jusqu’à son retour. Puis un jour le maître est mort et le chien est resté à l’attendre indéfiniment. Son histoire est devenue célèbre, les habitants le nourrissaient et il est finalement devenue la mascotte du quartier, une statue a été érigée à sa mort afin de rappeler son histoire. La photo prise, on arrive par le plus grand des hasard devant une pâtisserie « française » qui propose des pâtisseries vegan, on en profite donc pour prendre une petite pause goûter, tout en essayant de parler français aux gérants, sans succès. Il faut savoir qu’au Japon le « à la mode française » fonctionne très bien, surtout dans la pâtisserie et la boulangerie, ce qui est rigolo c’est que les produits n’ont rien de vraiment « à la francaise » et que les vitrines sont souvent bourrées de faute de français mais après tout personne ne comprend alors…

Petit passage dans la Cat Street pour y voir un chien (un vrai cette fois) avec des converses, cette fois-ci on est rincé, on a dû marcher quelque chose comme 4 ou 5h dans la journée, on décide de prendre le métro pour rentrer. Petit détour par le magasin à 100 yens pour lâcher nos dernières pièces et on rentre chez You-you préparer nos valises et voir si oui ou non, on va rigoler à l’enregistrement des bagages.

20/07/16 : Le grand départ

Après quelques tests, on se rend rapidement compte qu’on a un peu craqué sur les souvenirs, il nous reste un peu de merch, on décide de laisser les quelques CD restant à Waki pour la promo de la prochaine tournée et les affiches pour la promo de l’édition japonaise du nouvel EP prévu pour la fin 2016. Cette fois-ci on est prêt, on va pouvoir y aller.

On traîne encore un peu en ville avec Cyp et Damien, histoire de boire un traditionnel Thé Matcha avant le grand départ. Autant on était pressé d’arriver, autant on a pas tellement envie de partir. Bien qu’une nouvelle tournée nous attende dans quelques semaines, la perspective des 36h qui nous sépare de la maison et la dépression post tournée qui va l’accompagner ne nous dit trop rien. Pour parfaire le tout, on a une petite pointe de stress. En effet Waki qui devait venir la veille n’est pas venu, on n’a pas pu imprimer nos billets et on ne sait pas comment retourner à la station. En plus, on a tous pile les thunes en espèce pour le bus, on a rien de plus pour payer un taxi et le temps est plutôt compté. Heureusement on est rapidement rassuré, You-you nous appelle deux taxis et on arrive rapidement à la station où nous attendent Waki et un journaliste pour un petit entretien de fin de tournée ! On lui raconte notre petite aventure, il nous pose quelques questions, on prend nos tickets de bus et après quelques embrassades on monte la larme à l’œil dans le bus qui part direction l’aéroport… au revoir les copains !

Commence alors le long trajet qui nous mènera à Poitiers : on arrive à l’aéroport avec le même stress qu’à l’arrivée concernant le poids des bagages. Cette fois-ci on ne fait pas la queue mais on a quand même fait quelques achats pour la famille et les amis et même si on a vendu une bonne partie du merch sur les concerts, un doute persiste. La pesée arrive et… ça n’est pas bon, 3kg de trop et le surplus financier est ouf. La dame nous propose de transvaser quelques trucs dans un autre bagage, Cyp sort un peu de linge et les espadrilles perraves de Bato et miracle, on passe en dessous de la barre ! On repart donc les bras et l’esprit léger, zoner pendant 4 bonnes heures dans l’aéroport. Après une attente qui nous semble déjà interminable, on embarque enfin vers 22h00 pour un bon 10h de vol.

21/07/16 : On est toujours pas arrivé !

Nouvelle escale à Doha, cette fois-ci de plusieurs heures, et on bade alors à l’idée qu’à ce stade là on a même pas fait la moitié du voyage alors qu’on est déjà demain 🙂 On remonte dans l’avion, on mate des films, on mange… et 8h plus tard on arrive enfin! Malheureusement on est loin d’être à la maison, encore 4h d’attente, 2h de train. On attend à Paris et déjà le décalage est impressionnant, déjà on paye les toilettes, et non seulement elles ne sont pas électroniques mais en plus elles sont complètement pourries. On n’est pas arrivé depuis 10 mins que la fille d’à côté se fait voler son sac, ça fait 10 jours qu’on laisse tout traîner sans crainte, au Japon on ne vole pas c’est comme ça, en France par contre c’est presque normal. Impossible de boire un coup sans se couper un bras et en plus il fait une chaleur à crever et ça pue, on n’est pas encore chez nous qu’on commence déjà à pleurer 🙁

Finalement notre train arrive, cette fois-ci on a des places assises, pas de retard et c’est un pote de Bato, Ben, et Barbara, la sœur de Cyp, qui nous accueillent à la gare.
Complètement à bout, fatigués de la route, blasés du retour, vraiment pas beaux à voir 🙂

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Report: Mini Winter Tour de Topsy Turvy’s et Mazonit (12/2016) par Sim Tonx 🙂

Bon bah c’est encore Trimar, je vais essayer de vous rédiger un nouveau report accompagné de la même sauce : des anecdotes, des vannes qu’on sera seulement 2 ou 3 à comprendre, des histoires pas trop vraies mais qui sortiront pas de nul part non plus, bref des trucs qui se tiennent pas trop mais si tu veux vraiment savoir ce qui s’est passé pendant le séjour, bah t’auras qu’à poser des questions à l’un des membres des groupes. Dis-toi bien que je fais ça à ma manière, sans me poser trop de questions (ça dépend en fait), de toute façon en face, on a des mecs qui peuvent être déçus même quand ils s’attendent à rien, donc si je commence à vouloir faire un truc pro….

A peine le temps de redescendre de l’effervescence de Noël, de l’opulence des cadeaux et de la nourriture, que je pars avec les Topsy (et Mazonit qu’on récupéré à Amiens). Petite pensée pour ma copine que j’abandonne encore une fois mais c’est pour la bonne cause, beh ouais c’est de l’humanitaire parfois les tournées. Le timing est relativement short, le 26 au matin je prends un covoiturage direction Poitiers, en partance de Saintes, le 30 je dois être sur Nantes pour le nouvel an. Je dis ça, c’est pas pour me la péter ou dire que je suis un aventurier qui n’a pas le temps, qui prend des risques et qui n’a pas peur de l’enlise (à peine). D’ailleurs je pars en tournée, je vais voir du pays mais c’est de la petite foutaise pour moi ça, à partir du 30 j’ai autre chose à faire, t’as bien compris…

Rapidement, si vous voulez en savoir plus sur Saintes, jolie ville de Charente-Maritime, je vous propose d’aller checker le Facebook de Nicolard Godass (Colin pour ceux qui lui ont déjà sucé les orteils) pour découvrir ce qu’on y produit de bien-bien beau par là-bas.

Arrivé à Poitiers je suis censé retrouver Noémie et Damien à Hertz pour la location du van, en face de la gare où je suis déposé par Christian, le mec du covoiturage. Un mec sympa qui a au moins le mérite de m’aider à meubler de quelques mots le report. Soit dit en passant, on m’aurait dit « t’auras qu’à retrouver Bato qui s’occupe de la location du van », j’y aurais pas cru. Du coup j’arrive à Hertz pour y découvrir un couple pictavien en sueur et tremblotant. Noémie m’explique que Damien s’est trompé dans le mail de confirmation, d’après les dires de l’employée sous-payée de la boîte de location, et qu’il a confirmé la location d’une Fiat Multipla (première série hein), plutôt qu’un van 9 places à coffre rallongé, indisponible sur Poitiers. Honnêtement je sais pas qui croire, d’un côté je trouve ça gros, d’un autre Noémie me soutient que c’est forcément Damien qui a fait de la merde. Bon finalement l’affaire s’arrange, Hertz va faire venir un van conforme de Niort, mais l’heure du départ est décalée à 14h00 au lieu de 13h00. Rien de bien grave donc, mais faites attention lorsque vous louez quelque chose par mail, peut-être qu’en face vous aurez une personne tombée dans la psychose par décompensation depuis peu, qui aura une réalité complètement différente de la vôtre. Je dis ça, ce n’est peut-être pas le cas ici, je pars surement trop loin, mais on sait jamais trop qui on a en face sur l’internet, on nous dit pas tout.

Amiens 26/16

Départ de Poitiers

Bon allez, on décolle pour Amiens, tout est chargé n’importe comment, on verra ça demain (on va voir bien comme il faut d’ailleurs). C’est la première fois que je pars en tournée avec les Topsy sans Colin, ce mec peu fréquentable mais qui savait se rendre utile. J’ai peur que sa maîtrise du Tetris vienne-t-à manquer…On est passé chercher Cyp chez lui, ce mecton-là a un joli salon, avec des objets de collection, c’est très chaleureux. N’hésitez pas à liker si vous êtes d’accord pour ceux qui connaissent, et à laisser un commentaire pour dire ce que vous en pensez. Ce soir il y a pas de concert à Amiens, en fait on va juste se poser chez les mecs de Mazonit pour passer la soirée et pioncer. Pour moi « les mecs » c’est même plus une expression genrée, j’ai bien pris en considération qu’il y avait une fille dans le groupe t’inquiète donc pas, vas pas me citer dans ton Girlzine comme étant un connard. Pendant la route, Damien m’explique grosso modo le background de Dragon Ball Z, cet homme n’est pas peu fier de son patch Capsule Corp tout juste cousu sur son manteau. Il m’a donné l’envie de regarder pour être honnête, mais j’ai rencontré un autre fan de Dragon Ball Z un peu plus tard qui m’a donné une bonne raison de ne pas tomber là-dedans. Rien d’autre à dire sur la route, comme d’habitude ça dort, ça check son actualité Facebook, ça oublie que ça a checké il y a 2 secondes et demie donc ça re-check, ça s’en rend compte donc ça remet en question son utilisation, puis ça va regarder des photos sur Instagram. Ah si, Cyprien nous sort une connerie avec le mot « brouillon » à l’intérieur. C’est l’illumination, exit « l’enlise » qu’on garde sous le coude, ce con vient de nous trouver l’expression de la tournée.

Soirée à Amiens

On débarque chez Kevin et Mina respectivement Bassiste (il fait des choeurs aussi le man) et chanteuse de Mazonit. On rencontre aussi Hugo et sa copine Marine, lui guitariste (il gueule aussi un peu) et Bob alias Bobi6, le batteur. Bon beh on est au complet. On est directement mis à l’aise, des bières sont proposées, la gazinière est mise à disposition pour se faire à manger, on a même le droit de caresser les chats. Hugo et Kevin se lancent le défi de se raser la barbe et se laisser juste la moustache pour la tournée. Ce n’est pas drôle de loin comme ça mais ça l’était en vrai et ça avait vocation à l’être encore plus sur les futures photos. On se marre bien, on discute, ça présage du bon pour la tournée.

Aachen 27/16

Matinée à Amiens

Levé à 8h30 pour mettre de la thune dans l’horodateur, je passe prendre du pain dans une boulangerie ; la veille les humanoïdes de Mazonit nous avait soutenu qu’on devait dire « pain au chocolat » ce qui a relançé ce fameux débat stérile qui avait secoué le monde en 2008, 2010 et 2013, les gens étaient passés à autre chose ensuite grâce à une robe blanche et dorée (ouais blanche et dorée, t’as bien compris). J’en ai conclu donc qu’Amiens était une terre de « pain au chocolat », mais tenez-vous bien, la boulangerie s’appelait « la chocolatine ». Personnellement je l’ai pris comme une très bonne blague, j’ai même demandé à la vendeuse si elle vendait un peu de ses ovaires au kilo. Bon Mina m’a expliqué que c’était une autre spécialité du coin, qui consistait à glisser des barres de chocolat dans une pâte feuilleté beurrée et faire cuire le tout au four…hum, brouillon quoi. Pour m’y être promené avec Noémie, Damien et Cyp, c’est plutôt cool Amiens. J’ai constaté qu’en période de Noël tu pouvais même te choper un petit job en intérim où il te suffisait de maîtriser, plus ou moins, l’accent Québecois, pour vendre deux trois petites foutaises à base de sirop d’érable au marché.

Tetris puis départ

Fin de matinée, le départ s’organise. Le chargement se fait chez la mère de Bob, au bord d’une route. Au fur et à mesure des bagnoles qui nous frôlent, je peux pas m’empecher d’imaginer l’allure qu’aurait mon corps si je me faisais renverser à cette vitesse, c’est bien glauque hein? Je sais pas si je fais bien de parler publiquement (publiquement c’est un bien grand mot pour un report qui va être lu par 2 personnes et demie) de ce comportement. On met bien une petite heure pour optimiser le chargement. Charger, décharger, se rendre à l’évidence qu’on doit laisser deux trois trucs sur le bord de la route (genre la tête d’Hugo, d’ampli hein, on se serait bien passé de la vraie effectivement, surtout recouverte de ce bonnet immonde). J’ai même proposé pour déconner de laisser les personnes non indispensables aux groupes pour faire de la place (honnêtement je pensais à moi, fallait que je rentre, j’avais pas sorti les poubelles) Noémie a répondu « bonne idée mais on peut pas se passer de la guitare mélodique »….Finalement, on trouve une formule, à améliorer le reste de la tournée. Malgré les valises et sacs qui nous envahissent à l’avant, le confort reste au rendez vous. Kev1 qui est installé à côté de moi est équipé : une nintendo DS, de la terrine de porc emballé sous vide offerte par la mère de Bob, et une flasque de génépi. C’est particulier, mais il faut de tout pour faire un monde. La photo traditionnelle et puis on est parti, tiens j’ai une notification sur Facebook, « c’est l’anniversaire de… », déception.

Arrivé à Aachen, concert Az

On arrive à Aix-la-chapelle (nom Français donc) en fin d’après midi. On est accueilli par Johannes, orga du lieu où ça fait du Punk Rock ce soir. D’ailleurs le lieu est cool, un squat dans un ancien bunker souterrain. Si comme moi avec Bunker+Allemagne tu te fais des films c’est que tu as trop joué au jeux-vidéos ou que tu as trop regardé de trucs sur….tu sais quelle période. Les murs sont remplis d’affiches ou de tags, ça prône le féminisme, l’anti-fascisme, de manière très explicite. Vous inquiétez pas amis Allemands, même si vos grand-pères, pour certains, ont surement fait des trucs pas clairs, comme les nôtres d’ailleurs, on part pas du principe que vous êtes des enculés, pas besoin de nous prouver le contraire (je déconne hein, c’est cool d’assumer ses idées et de le montrer, enfin ce genre d’idée-là).

Le bunker est immense, les groupes vont jouer dans la partie où se trouve le bar. L’endroit comprend un backstage avec des canapés et un frigo rempli de bière. Il y a aussi une plus grande salle de concert, pour les groupes qui brassent du peuple quoi. Le reste c’est des immenses pièces remplies de merdier à stocker. Les mecs de Liqour Squad arrivent peu après nous ; niveau politesse on est pas sur les mêmes bases, pas de bonjour ni rien. On pourrait s’en offusquer mais on a bien compris qu’on a pas le monopole de la construction et de l’application des codes sociaux (bon au début je m’en suis offusqué, parce que c’était simple et réconfortant de dire que les autres, c’est plus des connards que moi, mais après ma grande sœur m’a expliqué deux ou trois trucs, et ouais y a pas d’âge pour comprendre des trucs). Les trois groupes se bagarrent pour l’ordre de passage sur la scène, finalement Mazonit commence, suivi de Liqour Squad et pour finir les Topsy. Le merch est en place, perso à part boire des bières et regarder le comportement des gens j’ai plus rien à faire. Les musicos font leur besogne ,bon comme d’habitude c’est propre, de toute façon j’oserais jamais dire que c’est nul à chier sauf si les gars en face se prennent pas pour de la merde et le montrent un peu trop, même si ce qu’ils font c’est cool, pour rétablir un certain équilibre quoi. C’est jamais trop le cas. Finalement sur la petite scène du Punk-Rock européen, c’est même pas la musique qui prime, c’est le respect mon pote, beh ouais. Je terminerais là-dessus pour cette date-là, après on s’est contenté de discuter et de rentrer chez Johannes pour pioncer. On chargera le lendemain matin.

Utrecht 28/12

Départ de Aachen

On se lève tranquillement chez le manos. Tout le monde se succède pour prendre une douche ou/et pourir les chiottes et s’en vanter pour certains. Moi j’ai du mal, ça me bloque un peu. J’arrive pas un chier en étant serein, j’ai toujours l’impression que les gens et leur jugement (auquel j’accorde un peu trop d’importance) se soucient du fait que j’aille dans un coin de la baraque à un moment donné pour faire un truc pas clair. Tu peux laisser un petit commentaire pour nous faire part de ta petite psychanalyse, ou un like qui est égal à une prière pour supporter cet esprit plus que torturé. Après le petit-déjeuné on retourne au squat pour charger la camionette. Pour mettre l’ambiance, il y a deux mecs qui sont entrain d’embarquer la bagnole d’une pauvre diablesse qui s’est garé sur une place handicapé. Bizarre de voir des situations comme ça, le panneau est à peine visible, la personne paraît très honnête pourtant elle écope de la même sanction qu’aurait mérité un enculé. En gros à deux mètres tu as une personne qui subit un gros sentiment d’injustice mais toi t’es là et tu t’en branle complet, au mieux tu compatis un chouilla par acquis de conscience. On optimise encore un peu plus le chargement, on bosse un peu quoi histoire d’améliorer le confort. On a pas beaucoup de route mais on se tire quand même rapidement, et si tu me demande pourquoi on part sans motif je te répond qu’on aimerait bien manger à Utrecht et visiter un peu la ville.

Utrecht et ACU

Ca déboite Utrecht, j’te le dis c’est tout, si ça t’intéresse pas tu quittes la page. On arrive là-bas en milieu d’après midi. Le temps de chanter façon karaoké pour le TF1 Hollandais et chacun se sépare pour trouver un endroit où manger. On se trouve un p’tit truc vegan avec Damien et Noémie. On apprécie le repas, Damien se fait renvoyer chier en demandant le code Wifi, « ici on préfére que les gens se regardent et discutent » ; tiens manges ça, c’était le dessert. Bon c’était dit avec bienveillance. On visite un peu le centre avant de se rendre à la salle de concert. L’esprit de Noël c’est propre là-bas. Par contre les gens en vélo, putain c’est cool mais avec ce comportement on comprend pourquoi ils privilégient un moyen de locomotion qui fait pas trop mal si tu fais un face à face ou que tu renverses une personne. Ca joue du klaxon de bicyclette à tout va, la priorité piéton on connait pas, ça roule comme des cons. Ah ouais et les Coffee Shop au Pays-Bas, le mythe du truc cool à faire absolument, le truc qui améliore largement le mode de vie des Hollandais parce qu’ils peuvent fumer de la weed légalement, je sais pas la gueule que ça à Amsterdam mais à Utretch ça fait très bar à chicha qui pue la merde.

Je sais plus vraiment à quelle heure on arrive au ACU ; on rencontre un peu tout le staff du lieux, on visite, on installe, en attendant que la populace arrive et que les concerts commencent. Le truc cool pour les Topsy ce soir c’est qu’ils vont revoir leur pote de Sidewalk avec qui ils avaient fait un Split en 2013. Pour le reste j’ai pas grand chose à dire sur la soirée, trop occupé à essayer de trouver un covoiturage Reims/Nantes pour le sur-lendemain, à bader face à une enlise qui n’en était pas une. En tout cas ça s’est bien passé, le son était cool et l’audio des concerts était rediffusée en plus propre dans la partie bar, cool. Sidewalk a joué en premier parce que le bassiste Pieter, chez qui une partie du crew Français ira dormir, devait libérer la baby-sitter histoire de pas trop raquer. Ah ouais le gars papa optimise son truc quoi. Du coup la soirée suit son cours, ça discute, photo de groupe et tout le merdier et puis il y a une fin, bah ouais forcément. On dépose Bato et Mazonit qui vont dormir chez le batteur de Sidewalk à fayance-land, petit pays chaleureux situé non loin du Zion, où l’on y cultive du chanvre et de la potence à balle. Cyp, Noémie, Damien et moi même, on se tire chez Pieter donc. Un petit beignet au raisin proposé par notre hôte, à côté d’un sapin de Noël décoré comme on en fait plus, et on va pouvoir aller dormir. Au moinde problème on peut même frapper à la chambre de Piet et sa femme, comme on frapperait à la chambre de papa/maman parce que il y a un monstre sous le lit, putain l’accueil.

Volmerange-les-mines 29/12

Petit déj des familles et départ d’Utretch

On se réveille tranquillement, chacun se prépare. La veille, Pieter nous avait teasé le contenu du petit-déjeuné de ce matin, donc on s’attendait à quelque chose de propre et on a pas été déçu. Je vais pas te détailler le bon moment qu’on a passé, parce que tu vas penser que ta vie est nulle alors que c’est pas le cas. On part en fin de matinée, on doit faire un passage par fayance-land pour récupérer les autres, et écouter peut-être deux ou trois anecdotes sympas. Bon pas grand chose à se mettre sous la dents finalement, à part Kév1 qui aurait niqué la voisine pendant qu’elle préparait des pizzas dégueulasses, mais je suis pas sûr d’avoir bien compris donc demandez-lui à l’occasion. Direction la frontière Luxenbourg/France, les groupes sont attendus dans le No Man’s Land. Sur la route, on se présente un peu notre histoire Facebook via les photos sur lesquelles on est tagué, avec Kev1. C’est très particulier ces nouveaux moyens de communication, ça multiplie les liens sociaux, mais leur tissage est ultra fragile. Putain on est pas censé savoir autant de chose sur autant de monde. Ta première connexion sur Facebook à 13 ans, en une soirée tu rencontres plus d’acteurs sociaux que tes grands parents en une vie, en plus tu as énormément d’informations sur leurs pratiques sans même avoir intéragis avec eux, c’est complétement baisé. C’est pas évident de déterminer les conséquences que ça peut avoir sur le comportement des jeunes générations mais à mon avis rien de bon. Ta petite foutaise de crise identitaire que t’avais en 1995 parce que parmi les 30 pelos que tu cottoyais de près ou de loin, tu te démarquais trop ou pas assez. Vas te créer une propre identité aujourd’hui quand à 15 ans tu passes ta journée la gueule sur ton écran, à base de Facebook et Snapchat, à voir ce que font les autres que toi tu ne fais pas ou inversement. Enfin bon, j’essaie de réfléchir un peu quoi, ça a un intêret des fois.

No man’s land

C’est pas la première fois que les Topsy vont au No Man’s Land, contrairement à Mazonit. C’était la dernière date de leur Summer Tour 2015, je me souviens d’avoir passé une bonne soirée, mais aussi d’avoir été très tolérant si tu vois ce que je veux dire. Un autre groupe joue ce soir, Foggy Bottom, littéralement Fond Brumeux, mais tu peux aussi traduire ça par Fond Brouillon, ça fonctionne. Pendant que j’installe le merch j’entends un gonz remettre en question l’utilisation du mode d’entrée à prix libre. Bon ses arguments n’ont tellement pas de sens que je vais pas les énumérer, par contre moi je me suis trouvé un comportement à observer pour la soirée et je sens que je vais encore devoir être tolérant et compréhensif, putain c’est usant. Une petite plâtrée de pâte et les concerts vont bientôt débuter.

C’est Foggy Bottom qui commencent avec leur fameux tube « Check that sound ». Suivi de Mazonit. Mina renvoit chier à deux reprises le même type que tout à l’heure, qui discute et se branle des concerts, je commence à cerner un peu quel genre de personnage c’est. Aux Topsy Turvy’s de bosser, malgrès un batteur trop malade pour monter l’escalier sans louper deux ou trois marches, c’est rigoureux, c’est beau (je chauffe la place pour les prochaines tournées). Bon je reprend ma place au merch’, ce qui m’amène à intéragir avec le garçon dont je parle depuis tout à l’heure. Il est saoul, il veut acheter un truc mais impossible de savoir quoi, il roule sa vielle clope d’imbécile heureux en foutant du tabac partout sur la table. Ce gars-là, il est pas bien du tout dans sa peau, et j’ai bien fait d’être tolérant et compréhensif. Juste à voir l’état dans lequel il a terminé la soirée, il subit la vie, et il fait l’erreur d’abuser pour s’y rattacher. Pauvre type tiens. On va pas tarder à quitter l’endroit pour rejoindre l’appart où on va pioncer. Je discute avec Bato, ce dernier me demande si je veux les rejoindre dans la fayance ce soir. Je décline l’invitation. Encore une fois j’ai un sentiment d’injustice : alors que moi j’ai énormement de scupule surtout quand il s’agit d’honnêté, ou de l’impact que je peux avoir sur la liberté des autres, d’autres se permettent de prendre le risque, j’insiste sur le risque, de faire passer un peu de cannabis aux frontières en le cachant délibérement évidement aux douanes mais surtout à une partie des membres (en particulier ceux sans qui il n’y aurait surement pas eu de tournée) de la petite communauté éphémére que l’on constitue quand on part en tournée. Beh ouais le comportement est complétement nul à chier mais qu’est ce que tu veux que je te dise? C’est pas comme si les fautifs étaient cons de A à Z, c’est difficile d’engueuler des copains qui sont sympas. Je sais pas à quel moment Dieu dans notre création a distribué les scrupules mais putain il y a eu une couille dans l’algorythme. Bon allez, c’est pas bien grave tout ça, on rentre pour pioncer ou fumer à l’appartement.

Reims 30/12

Départ de Volmerange-les-mines, abandon du bateau à Reims

On doit décoller assez tôt, il y a un peu de route et j’ai un covoiturage tôt à Reims. Bon je suis pas à l’aise de faire lever et dépécher tout le monde mais c’était inscrit dans le contrat. Kev1 termine de digérer les deux trois araignées qu’il a mangé dans la nuit. Le mec est salement arachnophobe, il va devenir pâle en lisant la phrase précédente, tu as vérifié l’intérieur de tes chaussons avant de les enfiler? On fait une peu le ménage, je décide de passer le balais et ramasser le tabac des joints que je n’ai jamais roulé histoire d’accélérer un peu les choses. On est assez large finalement, juste le temps de dire au manos de Mazonit et Bato qu’ils ont pas fait leur lit et on va pouvoir partir. C’est bien parce que je suis sympa, parce que finalement c’est pas le Winter Tour de Topsy Turvy’s et Simon Geay, donc l’image qu’ils laissent derrière qu’est ce que je devrais en avoir à branler? Ah oui le souci dans l’algorythme c’est vrai. On arrive à Reims quelque chose comme une demie heure avant le covoiturage, du coup la communauté décide de choper un endroit où manger en attendant. Le timing est très short, ça me semble possible les 5 premières minutes mais on met déjà un quart d’heure à trouver un bistro. Finalement j’ai pas le temps de profiter de l’assiette de frites commandée. D’ailleurs merci à Noémie et Damien de m’avoir raccompagné au camion, s’il avaient pas été là, il aurait surement fallu que j’aille chercher mes affaires, que je revienne filer les clés pour repartir au point de rendez vous à deux mètres du camion. J’aurais peut être dû attendre une demie heure au point de rendez-vous, j’en sais rien. Bon, 5h00 de BLABLA à affronter avant d’arriver à Nantes, j’ai pas un pet de répartie et en plus je me tape la place à l’avant. En tout cas l’escapade ne se termine pas pour moi, mais ce que j’ai fait du reste de l’année 2016 n’a rien à figurer dans le report. Pour le reste de la tournée j’ai pas énormément d’info sur comment ça c’est passé, donc je vais poser la question à ta place, c’était brouillon ou bien?

Dans tout les cas, merci aux Topsy de me proposer à chaque fois de venir avec eux, alors qu’ils savent très bien que ça pousse derrière pour prendre ma place, non je rigole, enfin j’en sais rien en fait. Les reports donnent jamais cette impression mais je suis conscient d’avoir de la chance, d’autant plus que c’est pas comme si j’étais indispensable. Je les aide un peu quoi, j’essais de les faire marrer des fois et puis j’écris un petit report histoire de payer ma dette un minimum. Mais bon finalement énormément de gens en sont capables, donc pourquoi moi? Parce que je suis le petit frère, eh ouais pauvre tâche, je l’ai dis dans l’autre report, t’écoutes rien. D’ailleurs il y a un autre petit frère de 15 ans qui va prendre un peu trop de place à un moment donné, il faudrait que je songe à faire quelque chose….
Bisous aux personnages de Mazonit, il y a moyen que je vende des petites foutaises au sirop d’érable sur Amiens l’année prochaine, vous m’hébergez?

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ENLISE TOUR 2016 (du 14/04/2016 au 24/04/2016) Report par Cyp avec interventions plus ou moins pertinentes de Damien & Noémie

Ok c’est reparti pour un tour, nous sommes le jeudi 14 avril 2016 et nous prenons la route pour 10 dates. Cette fois sans notre Sim Tonx qui officie en tant que merch guy et sans Mr Colin Connard. La régie sera donc assurée par que gars de Kentin de JOHK qui drive, fait notre son au poil et le bougre se chargera même du merch après les galas, on est bien ! Toujours appréciable d’avoir un mec qui fait ton son sur une tournée, il connaît tes morceaux et te fait le truc aux petits oignons. Le top serait encore qu’il te le fasse bien mais ça c’était plus cher et on n’a pas les moyens. Enfin on n’a pas SES moyens quoi.
Allez get in the van mother fuckers ça risque de secouer un poil !

Jeudi 14/04/16 : Bourges / Printemps de Bourges festival off W/ Dwich Disaster + One Burning Match + CID

L’équipe est au complet, on a rendez-vous chez ma reume pour charger le camiflar, une fois l’affaire organisée, on prend chacun notre petite place dans le van et c’est parti ! Pour cette tournée on a loué pour la première fois un camion a une grosse boîte de loc à un tarif hyper cool, je le précise ici parce que ça aura bientôt toute son importance.

On arrive à bon port, Ben de l’orga (et de Dwich Disaster) nous accueille sous la pluie, on décharge, on dit bonjour aux tauliers et on commence à installer le matos pépos, les autres groupes arrivent, un serrage de paluche pour montrer que nous sommes bien élevés, on discute, on boit un coup et on passe à table. Ce soir c’est le off du printemps de Bourges, on est en plein centre ville et c’est ce qu’on appelle l’orgie, du monde dans tous les sens et des buvettes en veux-tu en voilà ! (et ça pue la putain de viande grillée partout et aussi la viande saoule, eurk) Le bar commence à se remplir, Kentin installé au merch commence déjà a vendre quelques trucs. On déguste au passage un super repas vegan préparé par Emilie, copine de Ben, accompagné d’une barquette de frites, l’occasion de préciser que oui, les pommes de terre c’est bien vegan et les frites donc aussi alors faîtes-vous plaiz!

Dwich Disaster ouvre la bal, punk rock efficace, on avait déjà joué avec eux l’an dernier à Morthomiers, hardcore mélo à l’ancienne bien typé 90’s, ça déroule. Le bar est gavé de monde, on est chaud ! One Burning Match envoie derrière, hardcore style, pas ma came mais les mecs jouent, ça passe bien. Ils ont sorti deux EP à quelques mois d’intervalle avec des pochettes qui se complètent, vraiment très chouette ! Bonne rencontre aussi, les gars sont bien sympas, ont pas mal tourné en Europe, on discute rapidement des tournées et de la considération des groupes en France avec Cousin (le gratteux/chanteur) et on a un point de vue assez similaire 🙂 On arrive derrière, le set est bien rodé mais le fait de ne pas pouvoir répéter depuis janvier car nous n’avons toujours pas trouvé de local ,fait sentir un petit stress sur les 2 premiers morceaux, c’est l’histoire de se mettre dedans. Le public est bien chaud et ça commence à être la guerre, les gars slam, dansent et beuglent comme des sourds dans le Beau Bar (vous noterez le jeu de mot, les noms des bars c’est un peu comme les nom des salons de coiffure, les mecs s’obstinent à y faire un jeu de mots pourri genre « tout pour pl’hair » vous voyez le genre, du haut niveau quoi.) T’oublie HAIR FRANCE! On termine le set par une reprise des Beatles, Damien comme à l’habitude va dans le public avec sa gratte et se vautre la gueule de manière littérale par terre, (si tu veux être vraiment littéral, j’étais pas par terre mais sur le parquet par contre, choisis bien tes mots ça ferait plaisir à Colin) les bons gars du public le relèveront et tout se terminera bien, chouette concert, pour une première date ça met dans le bain direct ! CID de Paris termine la soirée, un genre de hardcore aussi. Le bar est complètement zionné les mecs sautent partout et s’en donnent à cœur joie ! La patronne du lieu regrettera quand même les ampoules explosées et les traces de pieds au mur, c’est ça le rock !

Fin de soirée merci messieurs dames, à bientôt, tout ça tout ça. On trace chez Ben de Dwich Disaster et Emilie qui nous hébergent ce soir, une belle petite bicoque où tu sais que tu vas bien dormir et que tu vas passer un bon moment avec des gens coolos ! On boit quelques canettes, on discute, on écoute de la zik c’est cool on est bien, Damien et Noémie vont se coucher, Kentin ne traîne pas trop derrière et moi de même car y’a un peu de vent dans les voiles… Bato déboule dans la piaule un peu plus tard, Kentin et moi sommes déjà bien tombés dans les bras de Morphée.

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Vendredi 15/04/16 : Orléans / La Scène Bourgogne + Pulling The Strings

On est large today !!! Y’a pas beaucoup de route, genre 1h30, ce qui permet déjà de faire une belle grasse mat’ et se poser avec Ben et Emilie. On a un petit déj royal, et c’est bien le plus important en tournée le petit déj, tu prends des forces, le midi tu ne sais pas si tu vas bouffer ou alors très peu et le soir le catering peut être totalement extrême ou bien totalement scandaleux. Une fois la douche prise pour tout le monde on se fait une bonne bouffe chez les habitants du lieu, ces deux-là sont vraiment des amours. La salle de bain est d’ailleurs complètement dingue, ça bosse bien chez Leroy Merlin.

On discute tatouage avec Ben, il s’est fait reproduire un dessin de sa fille sur le bras, trop chou vous avouerez, un bien beau début de journée ! Vient 16h00 on fait la traditionnelle photo de remerciements et on prend la route pour Orléans.

Arrivée, on décharge la matos, le mec du lieu est un poil à l’arrache, il nous apprend qu’il n’était pas sûr d’ouvrir pour des raisons administratives. Ça sent bon dès le début. On attend Kevin le mec de l’orga, et là ça commence, préparez-vous ça va être bien croustillant !

Le groupe avec qui on joue ce soir c’est Pulling The Strings, les mecs sont à la cool, on discute, on discute de l’orga. On comprend à ce moment-là que les mecs pensent que c’est nous qui organisons la date, c’est dire. Mais non, enfin pas tous j’en avais déjà discuté avec eux ! Bah c’était pas flagrant:D Le Kevin en question n’est toujours pas là… Alex de No Routine Rds et Thomas de Buried Option arrivent, on en vient à parler de Kévin, ils voient rapidement qui c’est mais sont étonnés que le gars nous orga la date, la com’ n’a pas été faite et on se retrouve à une 10aine de personnes dans la salle.

Pulling The Strings débute et on envoie le minimum syndical derrière. C’est toujours blasant de se retrouver dans ce genres de plan, heureusement que certains intéressés étaient là, on passe quand même un bon moment. C’est dommage parce que la ville est vraiment sympa et le lieu se prête bien à l’organisation de concert, il ne manquait plus qu’une orga quoi 🙂

Cherry on the cake on rencontre un certain P’tit Luc, un vieux briscard du rock d’Orléans. On avait déjà eu affaire à lui par le passé mais on l’avait complètement oublié, ça a donc été un vrai plaisir de le rencontrer enfin ! Ahahah Ce mec est baisé : y’a quelques années il était parti en tournée en Europe en tant que tour manager avec Nashville Pussy, sur la dernière date en République Tchèque le mec s’est fait la belle avec la caisse du groupe et est rentré en France ! Le plus beau c’est que genre 1 an après les Nashville ont joué à Orléans et lui ce gros nigaud pointe son museau au concert, la chanteuse l’ayant reconnu, descend de scène et lui éclate la tronche, mais putain bravo mec, t’as la palme je pense. Il faut quand même noter que après la traditionnelle photo avec les groupes et les copains, lui forcement était dessus (mais toujours pas kevin) et quand tout le monde a voulu voir à quoi ressemblait cette photo, lui nous a sorti tout naturellement « ouais bah ça aura la gueule que ça aura hein ! » s’en est suivi d’un « et t’as du feu s’teu plait ? Pour le rock ! » ah oui le rock mon pote ! On allume le Kevin bien comme il faut sur l’événement facebook à base de petites blagues, il ne répondra jamais.

Pas de sleeping de prévu, on dort chez Arthur de Bear And Forbear à Chartres, 1h de route pour rejoindre la maison familiale. Notre copain nous accueille, et direction les lits.

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16/04/16 : Amiens / Sombrero café + Moin Moin + Hugox

Réveil ok, douche ok, petit dèj… le Arthur est emmerdé avec sa cafetière italienne comme une vache avec son veau mon pauvre, et vas-y que je me brûle, et vas-y que ça déborde, oulala on va prendre les choses en main mon fi sinon j’en connais deux qui vont pas être jouasses (moi et Noémie… sans café, pas de journée !) Après si y’a pas de café mais que tu nous sers un brunch royal évidemment ça passe quand même. Finalement sa frangine nous fait un super café, on se moque un peu de lui mais on l’aime bien notre Tutur 🙂 A noter que ça n’est pas la première fois qu’Arthur nous sauve le coup, on avait eu affaire à une orga du même type (foireuse) au Mans et c’est aussi Arthur qui nous avait dépanné, un bon numéro à garder précieusement dans son carnet d’adresse et surtout, un très bon copain 🙂

Si la première date à Bourges nous avait bien boosté, il faut dire que Orléans ne restera pas dans les anales, on fait un gros gros bisous à Arthur et on taille direction Amiens.

On arrive assez tôt, on va chez Arnaud et Isabelle, on fait la connaissance de Jack leur chien. Une vraie plaie ce cabot, il est jamais reposé ou quoi ? Le clebs qui est sur 100 000 voltes non-stop, c’est marrant au début mais ça me gonfle rapidement, tu peux pas te poser pour prendre ton caf’ et discuter sans qu’il soit là à te valdinguer dans les jambes ou tout défoncer sur son passage, relou l’animal, il aura même l’audace de me prendre la tête pendant ma petite sieste… infernal ! En ce qui me concerne je supporte facilement l’incarnation du diable quand on me propose une délicieuse fournée de cookie vegan aux pépites de chocolat, encore merci à Isabelle et Arnaud pour la pause détente !

On trace au bar, on y retrouve l’orga, et Noredine le taulier ! on joue avec Mion Mion (folk CZ) et Hugox (Punk Acoustique d’Amiens), on est samedi et je sais pas pourquoi mais ça sent le four à plein nez, pas d’affiche sur la porte du rad, allez on y croit quand même. Hugox commence son show, ouais bah y’a pas foule dans le gourbi, genre 10 pélos mais ok on va faire avec de toute façon on va pas aller chercher les gens dans la rue hein ? Et pis ça caille trop dehors, fumer une clope relève de l’expédition polaire. T’aurais pu en profiter pour arrêter de fumer tu crois pas ?!:)

c’est Mion Mion qui prend la suite, folk féminin assez bien branlé, la gosse est en tournée en Europe, alone avec son sac et sa gratte, elle kiffe tourner comme ça, elle a son petit merch, k7 audio, quelques babioles. Elle nous dit que demain elle sera à Paris jusqu’au mercredi chez une de ses copines et qu’elle n’a pas trouvé de date, on appelle Matt qui organise demain et on la place sur le concert, genre 20 min en acoustique ça peut le faire ? Le mec nous dit banco ! On la reverra donc demain à la capitale (ou pas.. affaire à suivre)

A nous ! Toujours pas plus de 10 tondus dans la place (heureusement personne ne s’est barré entre temps) , on fait notre truc, devant un ou deux gonzes bien éméchés qui commencent à tenir des propos un peu douteux sur l’homosexualité et le sexisme. On va essayer de les calmer à la papa, c’est à dire gentiment sur le ton de la rigolade.

Bon bah voilà plié, van chargé on trace à la maison de Free Stage Asso, avec Dimitri et Julie de l’orga, on papote, les gens dans la baraque sont en train de trier un merdier monstre quand on arrive, demain c’est la braderie d’Amiens genre braderie du nord quoi, tout le centre ville sera blindé de stands. Je fais une affaire quand même en les regardant trier leurs trucs, un cochon en plastique qui se fera appeler Georgette et qui trônera sur le tableau de bord du van le reste de la tournée et un 45t de Carlos Big Bisous. En fait ils appellent ça la grande raiderie, au départ j’ai cru que c’était une mega soirée où ils finissaient tous raides, ils avaient tellement l’air content qu’elle arrive, et puis j’ai finalement posé naïvement la question et en fait pas du tout, c’est juste une braderie sauf que là-bas ça s’appelle raiderie, beaucoup moins drôle du coup mais peut-être un peu plus sain quand même.

Clés sous le paillasson on éteint les lumières et la bonne nuit !

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17/04/2016 : Paris / L’Amsterdam – Ex-Turku

Réveil avec le beau temps, soleil, pas trop froid, donc café dehors dans le jardin, ça fait du bien ! Tout le monde est prêt ? Alors merci merci et à la prochaine ! Kentin démarre le camiflar direction la capitale. Merde j’espère qu’on est pas parti sans dire merci. Le routing de la tournée est parfait, pas plus de 3h de route par jour, ça permet de dormir le matin et de ne pas passer une journée dans le van. Bon j’avoue la dernière date est à Davos, le Davos-Poitiers ça va gratter un maximum avec environ 10h de route pauses comprises, autant dire que quand on va être chez nous soit vers 20h ça va être direct viande torchon… Enfin tofu torchon 🙂

Voilà Paris, on arrive hyper tôt, il fait un temps dégueulasse, on est loin du beau soleil d’Amiens (si si c’est possible). On décide d’aller se restaurer « chez Hank » un Snack Burger Vegan bien coolos avec tout plein de choix ! On s’installe et on déguste. Probablement un des meilleurs burgers vegan qui nous a été donné de goûter, le lieu n’est pas très grand mais je le conseille vraiment ! Bon maintenant le tout est de savoir ce qu’on fait, il est 14h, l’orga arrive à 17h. En ce qui concerne la bande de vegan, Paris est toujours pour nous l’occasion de manger des trucs cool qu’on trouve pas à Poitiers, on a donc fait un passage rapide par Viva Las Vegans pour y goûter quelques donuts, ça nous a quand même pas pris plus d’une demie heure. Et Kentin a fait son p ‘tit gros, pas une pensée pour les pauvres qui crèvent la dalle, il est beau l’instit !

Ok, on décide d’aller au rade et de glander, les copains parisiens n’étant pas dispos car il est encore trop tôt et ils souffrent tous du fameux syndrome de la gueule de bois. J’essaie d’appeler un ou deux potes mais non ils sont cloués au lit avec la pâteuse. Faut dire qu’ils donnent pas leur part aux chiens quand ils font la java, je les connais, ça suce pas que des glaçons.

On arrive dans le 20ème, à la limite avec Montreuil, c’est pas le coin le plus safe de Paname, on arrive devant le bar et là un père et son fils genre « famille cassoulet » sont en train de s’insulter de tous les noms de zozios et d’essayer de se foutre des mandales, des gonzes les séparent mais ça revient à la charge… putain quel accueil ! Ouais mais bon, c’était son fils quand même. On rentre dans le bar, on se fait connaître à la taulière, le lieu semble un poil petit pour y poser une drum, trois baffles et des zikos mais bon, visiblement plusieurs concerts ont déjà été organisés là-bas alors on décide de bouger le van car une place vient juste de se libérer devant le rade, et t’avoueras bien que d’avoir à éviter de se péter le dos à trimbaler des flys lourds comme des ânes morts sur 200 mètres c’est quand même agréable. C’est son fils.

Bon là les gars on est sur la séquence « c’est quoi ce bordel ?» on arrive au van et là c’est avec stupeur et tremblements qu’on constate qu’une des vitres arrières du van est explosée de manière complète. On n’a pas de talc et c’est bien dommage, on aurait pu s’en mettre chacun une bonne dose sur le sillon inter fessier parce que là on est tous en train de mouiller les couches je ne vous le cache pas. Un coup d ‘œil dans le van tout est là, ok cool mais alors maintenant ? Parce que là ça commence à virer chocolat quelque chose de mignon, alors pas de panique on va faire les choses dans l’ordre :

1/ On appelle la boite de loc, on explique le bourrier, le mec est assez compréhensif, on doit absolument avoir un van sinon la tournée est dans le sac et on est qu’à la 4ème date il en reste 6 et vas-y que je t’explique des trucs à la mords-moi-le-nœud, on passe de standard en standard pour qu’au final au bout de 2heures de conversation téléphonique les mecs nous disent « bon bah là en fait on n’a pas de camion à vous proposer ce soir, mais, mais, peut être que demain matin ça sera bon » hey oh tu nous as vu ?! On paie un service, on te file des ronds et toi tu nous dis « peut-être ? » va falloir que tu gères mieux que ça mon p’tit pote sinon on va commencer à s’énerver. Du coup Noémie monte au filet et s’énerve un peu et là bon à 90 % le mec nous assure d’avoir un van demain matin à 9h. Ouf une épine du pied enlevée, il en reste encore deux ou trois quand même. Il faut dire qu’on est tombé sur un mec qui avait lui-aussi un groupe, du coup il y allait à coup de conseil perso du type « au pire vous avez qu’à dormir dans le camion » merci pour l’idée, on y avait pas pensé ! Très sympa mais qui n’a quand même pas reussi à nous trouver une solution pour la nuit, un conseil, si vous avez une merde de camion ne faîtes pas ça le dimanche à Paris, faîtes un effort, tombez un autre jour.
Moi j’ai toujours pas compris pourquoi ils étaient restés 3h au tél. au final, le mec a pas une once de solution, ça lui a permis de passer le temps quoi.

2/ En parallèle de ce gentil échange téléphonique, on gère aussi l’annulation de la date de ce soir, pas possible de jouer avec ce qui vient de se passer, on appelle donc Matt et on lui explique, il tient à ce qu’on joue et nous dit qu’en plus on pourra laisser le matos dans la salle et le récupérer demain avec le nouveau van, ouais merci mec mais non , ça sent vraiment la loose et on a un peu le moral en vrac. Et puis il fallait surtout aller porter plainte direct sur demande de la boite de loc, et laisse tomber l’attente.. On retourne cependant au bar déposer la guitare de Mion Mion qu’on avait pris avec nous car la demoiselle voyageait en covoiturage c’était donc plus easy pour elle. On arrive au bar, on raconte notre péripétie et Matt nous dit « putain les mec le groupe canadien avec qui vous deviez partager l’affiche vient d’annuler ils ont une panne de camion ! » décidément cette journée et vraiment pérave de chez pérave, là c’est sûr y’aura pas de concert ce soir au Turku à paris, on l’a tous bien dans le cul à paris surtout.

3/ La question matos vient enfin : Bato appelle Jérôme un de ses pote qui habite Pantin, il a un grand appart en colloc, nous propose de poser le merdier chez lui, de nous restaurer et d’y dormir vu que ses colloc ne sont pas là ce soir. Ah ouais on va pas mettre ça dans nos poches et pas question de laisser le matos dans un camion ouvert évidemment. En plus il faut aller porter plainte pour donner un justificatif à HERTZ. Kentin et Damien vont donc au commissariat du 20ème, genre 6 kilomètres de queue et 2h d’attente autant dire qu’ils en ont jusqu’à 23h ce soir. Les roussins leur disent clairement qu’il vaut mieux aller au commissariat de Pantin y’aura moins de monde, bien reçu monsieur l’agent on va s’exécuter alors. Putain on commence à sortir la tête de l’eau. Direction Pantin les p’tits potes ! On sort la tête de l’eau juste le temps de reprendre notre respiration parce qu’une chose est sûre, on est pas sorti de la mouise.

4/ On arrive à Pantin, devant le commissariat, les mecs sont aimables j’vous raconte pas, je demande gentiment si je peux aller aux toilettes, le mec se fout à moitié de ma gueule, me fouille, me parle, je lui dis « pardon j’ai pas compris » et là le mec me sort « c’est parce que je suis antillais ? » et moi « ah non non du tout j’adore le punch ! » bref je vais faire ma petite affaire, Kentin, Bato et moi restons dans le van pendant que Damien et Noémie portent plainte, ça dure des plombes (à taper avec un seul doigt sur un clavier forcément…). On a en plus la chance de tomber sur le chef qui joue à lui tout seul le bon et le mauvais flic, une vraie partie de plaisir alternant blague et inquisition. Youpi c’est fini! On remonte tous dans le van et on trace à 200 mètres là où habite Jérôme, en s’apercevant que l’assurance du camiflar est arrivée à son terme depuis janvier 2016 mouhahaha on va pouvoir mettre un petit taquet à la boîte de loc au retour ! On garde ça dans la poche ça va ressortir très bientôt ! Ouais enfin au final c’est plutôt eux qui nous ont mis un vilain taquet 😀 Je suis pas d’accord !

5/ C’est le moment de vider le van entièrement, pas question de laisser une miette dans le camion, même Georgette sera mise en lieu sûr, on se gare juste devant l’entrée de l’immeuble, et c’est parti : on décharge, on fait une espèce de chaîne, deux ou trois en bas pour vider le van et deux ou trois en haut chez Jérôme pour stocker comme on peut tout notre bardas, ça dure au moins 30 minutes, en même temps trimbaler tout ça dans un ascenseur grand comme un chiotte pour pygmée ça ne pouvait pas prendre moins de temps. Par chance la grosse caisse passe de justesse dans l’ascenceur, on commençait déjà à la jouer à chifoumi avec Bato.
Pendant ce temps-là, Kentin et moi on était parti tenter de garer le camion pas trop loin.. Devant l’impossibilité de trouver une place dans Pantin, on retourne devant le commissariat de quartier qui n’était pas très éloigné de chez notre ami Jérôme et on demande aux flics si l’ont peut laisser le van exceptionnellement pour la nuit juste devant (il y a une zone immense totalement vide, et on se dit qu’ils seront compréhensifs vu qu’ils connaissent l’histoire et qu’ils savent que la vitre est explosée) Ce bon vieux brigadier adjoint est bien moins sympa que tout à l’heure et nous rétorque que si l’on laisse le bus devant ils le feront péter (texto – Etat d’Urgence oblige..) Du coup, voyant qu’il ne rigolait pas des masses, on gare le camtar à l’arrache en bas de chez Jérome, sympa les potes. J’aurais quand même donné cher pour voir s’il allait vraiment le faire exploser les cowboys, en pleine rue je vois mal comment 🙂

Voilà on est posé, ça faisait un bail que Bato n’avait pas vu son pote alors mon Bro Gniole s’en donne à cœur joie et c’est avant d’aller se coucher que le maître des lieux nous sort une eau de vie complètement malsaine macérée avec du thé et des raisins, ça décolle le cerveau d’une force ! Le man s’en sert pour démarrer sa tronçonneuse, j’vois pas ce qu’il peut en faire d’autre.On a failli devenir aveugles ! On ripe dans les pieux, chacun le sien, on est au paradis j’vous l’dis ! Ca nous a bien fait plaiz de revoir Jérôme, encore un bon sauvetage de soirée, merci !

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Lundi 18/04/16 : Nancy // la Machine à vapeur w/ The Politics + Cunted Kunts

Il fait beau ! coolos ! Réveil, un caf, une biscotte, Noémie est déjà au phone en train de gérer notre van qu’on doit récupérer ce matin le fameux « change-over » comme ils disent chez HERTZ, c’est quand même un truc de fou cette histoire, d’ailleurs la communication durera encore trois plombes, le dossier étant introuvable, c’est toujours sympa d’avoir affaire à des gens cool dès le matin.

Bref Kentin et Minou vont chercher le nouveau van, je reçois un coup de bigo et Damien m’explique que HERTZ nous refourgue le même van mais en version 8 places au lieu de 9 et qu’ils ne veulent pas virer la dernière banquette (ce qui avait été fait sur le précédent donc niveau place on était large) pas moyen de négocier etc bref on est tombé sur des pinces faut quand même l’avouer, d’autant qu’on a décidé sur cette tournée puisqu’on a la place pour une fois, de prendre des co-voit sur les trajets avec autoroute, si on plie la banquette du nouveau van on a plus qu’à « s’asseoir » dessus et annuler tous les trajets et franchement, vu les péripéties on peut pas vraiment se le permettre. Je précise aussi que Hertz étant une franchise, tu t’attends à c’que les gars à l’autre bout du monde soient aussi « cools » que les types qui t’ont loué le van, mais là en l’occurrence le type de IVRY était bien emmerdé de nous refiler un de ses putains de 10 vans de loc et le cachait pas vraiment. En plus, incapable de nous filer un 9 places pfff.. si on est 9 c’est pareil ? Qu’est ce tu veux qu’ça m’foute moi ?

Ils reviennent finalement, on charge le van et là c’est tetris de chez tetris. Tout centimètre carré est vital pour ne placer ne serait-ce qu’un duvet ou bien un cure-dent. D’ailleurs il ne restera que 2cm carré à l’arrière pour la place dîtes de la « mort assurée en cas d’accident », je m’y colle pour le premier trajet. Ouais ça c’est pour faire genre je me sacrifie, car dans la véritable-vrai-réalité-objective-absolue, c’était la place la plus pozée.

On retrouve alors Victor un p’tit gonze qu’on prend en covoit de paris à Nancy, il revient du salon comics et superheros qui s’est tenu à paris ce week end, on discute bien pendant le trajet , le mec prend un peu la confiance on le calme direct « Victor fais gaffe à ta gueule quand même !!! t’as intérêt à te pointer au concert ce soir sinon tu dégages immédiatement de l’auto !!! » c’est bon il chiale comme une madeleine on rigole en le voyant faire:)

Nancy la ville des gens indécis —> nan, si, nan, si 🙂 Ok t’aimes pas mes blagues ? Arrête de lire immédiatement ce report, quoique c’est peut-être bien déjà fait (et dans ce cas là tu ne lis pas cette phrase, où alors tu as décidé de lire en travers pour assurer en cas d’interro surprise, sympa les potes, on commence à vous connaître)

On dépose Victor Chez lui, il nous dit peut-être à ce soir, on lui dit « t’as intêret, on sait où t’habites » on trace à la Machine à vapeur, c’est une péniche comme y’en a pas mal à Paris où ils font des concerts, c’est bien cool à l’intérieur, la scène est assez grande, y’a de quoi faire un bon son. On rencontre Alex qui tient le bar ce soir, bien à la cool le manos, ça discute, le mec est dans le milieu rock’n’roll alors il connaît bien le fonctionnement des groupes en tournée, il nous propose un truc à boire, nous explique comment ça va se passer avec les autres groupes et la bouffe etc, l’orga de la soirée quoi. On fait backline commun avec les deux autres groupes qui jouent avec nous, cool on va pas décharger tout le van ! On joue en 2ème, la meilleure place, la soirée s’annonce vraiment cool et on en a besoin.

Il fait un méga beau soleil, on se rend sur la terrasse pour profitez, apéritif anisé et Club Mate à la main, on revient sur notre périple parisien, on en rigole mais on a quand même flippé grave, on imagine des scénarios pires les uns que les autres au sujet de l’addition hahah. A la votre on l’a bien mérité ! On a d’ailleurs eu raison de bien rigoler à ce moment là parce que l’addition elle, sera bien moins drôle 🙂

Les autres groupes arrivent et puis on se rend compte qu’il y a une tête (de champion) qu’on reconnaît, effectivement c’est un mec que l’on a croisé à Volmerange les Mines en Aout 2015 sur la dernière date de la tournée européenne ! Déjà en Aout on lui avait décerné la palme du mec le plus ringard sur scène, un mélange entre Nicolas Sirkis et Bézu j’vous raconte pas le grand écart que ça fait ! Il s’en pète les adducteurs à chaque fois qu’il monte sur scène le mec ! D’ailleurs ce mec à la descente du camion m’avait lancé « ah c’est qu’il y a une fille dans le groupe où t’es là pour les t-shirts ? » du coup on avait passé la soirée à déconner « t’es là pour faire la vaisselle ou pour repasser le linge ? » un plaisir non dissimulée pour moi donc de le recroiser de nouveau !

Il se pointe vers nous, on a un léger sourire en coin, moi je me casse parce que j’explose de rire, il demande un corde de gratte, un mi, Bato lui sort une corde, le mec le regarde « t’es bien sûr que c’est une mi ? » « ouais ouais bah quand même » ok on est bon avec ce genre d’individu ! C’est Nico (de Reviens), le merch guy de PO BOX qui organise la date, c’est cool, petit catering de base. Quand je dis de base c’est que c’est la base de chez base, carottes râpées, taboulet (les deux plats les plus redondants d’un catering) mais bon ça fait le taff, un coup de clacos avec un verre de rouge et l’affaire est dans l’cul d’lâne comme on dit. Il faut dire que les carottes râpés et le taboulet, c’est le pique-nique du midi habituel quand on est vegan alors forcément midi et soir ça fait beaucoup mais c’est arrivé qu’une seule fois sur la tournée alors ça l’a fait.

Fumage de clope et retrouvailles avec mon copain de Guy de Champi qui me livre les fraîchement pressés « Tribute to Flying Donuts » sorti pour leur concert des 20 ans le week-end d’avant. Il me raconte ce week-end de folie, on se rappelle la bonne époque, on discute de nos lifes, c’est good il pose une petite distro qui va bien.

Le 1er band envoie avec l’autre nazbroc à la corde de mi, c’est entre Elmer Food Beat et Guerilla Poubelle mais bien moins bien à mon goût, il est toujours aussi fou sur scène, n’en n’a rien à branler du matos c’est une honte, vas-y que je mets des coups de lattes dans les lights au sol. Le reste du groupe est bien sympa quand même, ça doit être relou d’avoir ce genre de gars dans son groupe :/

A Nous, on est bien ce soir, on a envie de se venger de cette date parisienne, on sort un très bon concert, énergique, carré, bien power ! Tout le monde est en forme c’est cool, Kentin nous dit après le show que c’était hyper bien et que le son était plutôt bon ! (ça c’est parce que c’est lui qui l’a fait, l’autosatisfaction ça décoit jamais 🙂 Très bien, parfait, on sent que maintenant ça va dérouler tout seul jusqu’à la fin si tout se passe comme ça, à moins de péter le van, nous sommes les aigles de la route !

On trace chez Nico pour dormir, bon l’enlise style, il est déjà 2h, son père est sophrologue et son 1er rdv demain est à 8h, Nico nous fait comprendre qu’à 8h faut qu’on soit décaniller arfff un lever à 7h20 s’impose donc rideau sur les feuilles et à demain ! Enfin à toute…

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Mardi 18/04/16 : day off // Belfort

7h20, et vas-y que ça pique, et vas-y qu’on n’a pas envie de se lever, 7h45 tous dans le camion, on doit passer par la gare de Nancy prendre un covoit, on retrouve donc Oussman, on est parti pour 3h de road, on discute avec l’invité, super sympa, on arrive à Belfort on le pose chez lui, à plus mec ! Take care ! Sympa sympa, quand t’es revenu de pisser le mec a quand même dit « tiens voilà le méchant » je suis sûre que tu le trouveras moins sympa maintenant 🙂

Alors day off organisé de manière suivante : air bnb pour une nuit chez la super accueillante Sonia. On arriver vers 12h chez elle, on fait le tour de l’appart, putain c’est bien good, on va être comme des œufs en gelée. elle nous explique 2 ou 3 trucs, nous laisse 2 jeux de clés et nous dit à ce soir car elle bosse. Ok tout le monde se tape une petite douche et on décide d’aller manger. Kentin, Noémie et Damien se trouve un petit snack Végé On est tombé d’ailleurs sur un espèce de snack turc (Cigkoftem) qui propose une spécialité à base de boulghour vraiment cool et pour pas cher !

Bato et Moi optons pour une petite brasserie. On se fait la complète, apéro, entrée, plat, quille de rouquin et en bons Bro (de la) Gnole que nous sommes on ne pouvez pas se taper la cloche sans s’envoyer dans que gosier un petit cognac des familles ! Chose faite, on a quand même titiller le goulot ce midi alors on va aller se caler chez Sonia se poser sur les canaps et ronquer comme des vaches, 30 minutes de sieste avec dans les esgourdes Brassens.

Nos trois autres loulous rentrent de leur petite balade, ils sont allés voir Le Lion de Belfort, une belle enfûmerie selon Kentin mais bon ça fait partie du patrimoine local. Un peu oui, tu peux le voir de loin mais pour avoir accés à la terrasse et le voir d’un peu plus près il faut payer, voilà comment on met la culture à la portée du peuple en France, un scandale ! On partira donc après s’être fait engueulé par la dame aux entrées, faute d’avoir payé.

On va faire quelques courses pour le soir, on se pose devant la téloche, on s’envoie du Kaamelott, Sonia rentre, on mange tous ensemble, on se raconte un peu nos vies, on lui fait découvrir le groupe, elle nous dit que elle son truc c’est la danse sur glace, et qu’ elle manage une asso qui est championne du monde de danse sur glace ! On mate les vidéo c’est juste fou ! En plus de ça son équipe est qualifiée pour les championnats du monde cette année encore ! A côté notre Brian Joubert pictavien pèse pas lourd !

Je décide d’aller bouger le camion juste devant l’appart, Bato vient avec moi, je démarre et là impossible de passer la marche arrière ou bien la 1ère. On est où les mecs ? C’est une caméra cachée ? J’essaie de nouveau, rien. Je m’aperçois que la pédale d’embrayage est très enfoncée par rapport à la normale, Bato tire dessus et c’est bon ça fonctionne, on éteint on rallume et même merderie…roooo la loose sérieux, on remonte à l’appart, on annonce la news, y’a pas de sourire sur les lèvres croyez-moi. On feune sur internet savoir s’il y a une explication au problème. On rappelle finalement Hertz qui au départ ne veut pas ouvrir de nouveau dossier parce qu’on en a déjà un d’ouvert avec une autre immatriculation (celle du premier camion), on s’agace un peu et finalement on nous ouvre un nouveau dossier (ah bah oui, deux dossier ça fait beaucoup, surtout pour nous ma ptite dame) et on nous envoie un dépanneur à la première heure, pour un nouveau change over apparemment. Notre gentille Sonia a bien essayé de nous filer un coup de main aussi, en faisant jouer ses « contacts » dans le monde très fermé et sans pitié de la location d’utilitaire, sans succès

Au dodo, excellente rencontre et très chouette soirée avec Sonia, un vrai moment de partage avec une personne qui a un beau regard sur la vie !

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Mercredi 19/04/16 : day off // Tavanes (CH)

Le dépanneur arrive, il check le truc, effectivement ça vient de la pédale qui est reliée à une espèce d’option « stop and go » quand t’es au feu rouge le moteur se coupe et en repassant une vitesse tu redémarres, le gars nous assure que c’est rien qu’il faut juste couper l’option, il essaie encore et encore bon ça fonctionne même avec l’option, il bidouille un machin, on rappelle Hertz pour assurer nos arrières, ça couine un peu. Le mécano fait finalement une fiche d’intervention et nous dit que la carte grise est périmée hahaha ouhou! On tient le prix Nobel des boites de loc ! Entre les discours des bureaux de Poitiers, Paris et Belfort c’est genre qui mettra sa pierre le plus haut sur l’édifice de la connerie.

Bon bah de toute façon ça va le faire, ce putain de vent va finir par tourner en notre faveur quand même ! C’est l’heure de tailler la route, on se ripe dans le camtar et direction Tavannes pour un deuxième off.

C’est trop con, on devait jouer à Giessen (Allemagne) à l’Aka 44 un squat trop cool dans lequel on avait joué il y a deux ans, le mec à du faire sauter la date genre deux jours avant qu’on parte, pis bah là pour recaler un truc avec une si courte échéance, pisse dans un violon c’est pareil.
Du coup on remercie très chaleureusement Sonia, bravo pour ton accueil, ta gentillesse et ta joie de vivre !!! A très bientôt en tous les cas !

Direction Tavannes chez Brian de Pineapple Juice Asso qui nous a fait déjà jouer deux fois. Deux dates hyper cool d’ailleurs, on avait bien rigolé et on est toujours hyper content de revoir Brian et Mathias, ça joue toujours, sûr que ça ne sera pas la dernière fois cette fois encore ! Tintintin et Milou, et l’capitaine Haddock aussi…

On arrive vers 14h, le poto n’est pas encore chez lui, on décide de se rendre à la brasserie BFM (Brasserie des Franches Montagnes) pour y déguster une succulente bière. En février 2015 on y avait joué, lieu super, bières de ouf, on se pose deux petites heures, il fait beau, le soleil suisse est au rendez-vous !

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On arrive vers 16h30 chez Brian, on pose nos sacs, on mate quelques PV Nova sur le net, on va faire quelques courses, Mathias de l’asso se pointe, on mange, ça discute, on fait un peu de zik dans leur local de répète, une jam session comme on dit. Ça commence à tirer dans les pattes, il est 23h30, Kentin, Damien, Noémie et moi allons nous coucher, mon frangin de goulot reste avec les deux comparses de l’asso à boire des canettes, et contre toute attente, remonte dans la chambre et nous sort un « qui c’est qui va se faire tatouer ? » on relève tous la tête, la Batiance nous dit que Brian fait des tattoos et qu’il peut lui faire un petit truc, bon bah je vous laisse imaginer, que gars de Bato y va bille en tête !
Le dessin est trouvé : le logo de l’asso => un ananas. Noémie lui fait le dessin et voilà mon Baptiste qui file retrouver Brian pour se faire tatouer le fruit (défendu?).
Tiens tiens 3h30 du mat’ le gosse remonte, ça nous réveille et la première chose qu’on veut c’est voir son œuvre d’art !
« -vas-y fais péter ton tattoo man !
-ah non c’est bon il m’a pourri le truc, la machine marchait pas, il était bourré comme une cantoche ! J’suis dégouté ! Il m’a scalpé la jambe !
– bah fais voir ton ananas mec ! »
Et là on découvre sur le haut de sa cuisse gauche un truc représentant un ananas, ou une grenade ou bien encore un distributeur de moutarde. « granana » sera donc le nom de ce tattoo foiré de manière lamentable, on en peut plus, on ricane comme des baleines ! Lignes à moitié tracées, les arrondis du fruits ressemblent à une descente de slalom de ski, de toute beauté ! Bon bah ça va nous faire la fin de la tournée cette histoire, de plus pas de bépanthen pour appliquer sur la chose… cicatrisation tu repasseras ?

Bref, la bonne nuit quand même à demain (on entend tout le monde glousser de la connerie qui prend désormais place sur la cuisse gauche de notre Bato) N’ayant pas le courage de me lever pour monter voir l’objet de ses éclats de rire, je me rassure en me gardant ce petit plaisir pour demain matin 🙂 Merci encore à nos potes Brian, Mathias et Kévin pour l’accueil et la dépann’ dodo 🙂

21/04 : Winterthur (ch) – Widder + Crude Caress

Réveil vers 9h30, direction le petit déj, ah non d’abord coup d’oeil sur le Bato, rires, bah ouais normal, on regarde ça plus en détails, c’est quand même pas évident de dessiner aussi mal. Brian se réveille, honteux un peu du résultat et certifie à Bato qu’il rattrapera ça la prochaine fois qu’on repasse à Tavannes ! Ok on sent pas la grande confiance quand même. Perso j’ai bien fais d’attendre, le résultat méritait largement la clareté du jour, j’ai bien cru pisser dans ma culotte.

On se calte direction Winterthur en Suisse Allemande. Belle petite bourgade, c’est très allemand du coup, joli, fleuri. On se fait notre traditionnelle visite de la ville puis on arrive à la salle, chouette café concert, lieu alternatif, bien rock’ n’roll, on se pose en terrasse, c’est marrant y’a du trentenaire, des plus jeunes et des plus vieux, tout le monde discute ensemble. Le truc posé des allemands tu sais, les retrouvailles autour d’un verre et tout le monde se parle, on est bien il fait beau, on profite. Tout le monde se parle enfin sauf à notre table, je suis entourée de mec depuis le début de la tournée qui, le téléphone à la main, n’attendent que le code wifi pour feuner 3h sur les réseaux sociaux en arrivant dans un lieu et ça commence à me fatiguer mais ça n’arrêtera pas d’ici la fin, espérons que la radioactivité du Japon empèche toute connexion sur la prochaine tournée merde !

On s’installe, on balance, un peu la galère, une enceinte de la façade ne fonctionne pas, le régisseur passe un bon 45 minutes à rectifier le tire, ok c’est bon notre Kentin prend les manettes et nous fait un son au poil. Le 1er groupe balance à son tour, punk rock bien à l’ancienne chant en allemand, tout un programme, les mecs sont hyper cool, on a une loge plus grande qu’un placard à balais c’est top, on se restaure, super bouffe vegan, le bar est bondé, ça fait plaisir.

Que gosse de Simon de Crude Caress me demandera de faire un bisou à notre petit Colinos qu’il a rencontré y’a quelques années pendant un voyage en France et avec qui il avait un peu flirté, donc bisou sur que tomate de la part de Simon mon coquin !

Crude Caress envoie son set, le public a éclusé pas mal de pintes, ça pogotte dans tous les sens, les verres valdinguent par terre c’est un peu le KO et on est à la limite d’y laisser le merch, replié à temps ouf ! On rencontre Nenad de Snayle Rds -qui nous a chopé la date- et qui a sorti la version CD du nouvel EP, on dort chez lui ce soir, il joue de la basse dans Krank avec qui on joue après demain à Davos. On se met en place, toujours autant de monde mais encore plus bourré, on est dedans, 45 minutes au taquet, on fait « à balle » de merch.

On s’enjaille un peu avant de charger le van et de tracer chez Nenad. « un peu » ? ça c’est la version de la Police mais le vent soufle assez fort ce soir quand même. Appart clean, un matelas chacun, ça papote ça papote, bière, whisky, on apprend à ce bon vieux Nenad une ou deux phrases en Charentais « bah couillon mon fi, l’étions bien que concert ! » ce qui veut dire « et bien dites donc, il était bien ce concert » le bougre s’en sort sans difficultés ! Il faut dire qu’on a une approche assez instinctive et complètement free du Patois Charentais, ça ne veut probablement rien dire mais ça nous fait toujours autant marrer.

On est ravi ! J’en ai un coup dans la musette quand même, il est tard, on ferme la boutique !

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22/04 : Salavaux @ le trou + Fluffy Machine

Réveil un peu la tête dans le cul pour papa, ça pique. Grand soleil, petit déj sur la terrasse, fromage, charcut, lait de soja, confiotte, café, thé, petits gâteaux, un vrai p’tit déj de champions ! Une douche pour tout le monde et on glisse pour Salavaux en remerciant Nenad qu’on revoit demain donc pour la dernière à Davos.

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Ce soir c’est un peu particulier, on joue chez quelqu’un ! Ouais ouais dans un grenier, dans la baraque de César et Aida. Pas mal de groupes y sont passés (Not Scientists, Guerilla Poubelle etc…) ça commence à avoir un petit nom dans le milieu comme on dit. Super initiative de leur part de s’affranchir de lieux pas toujours bon esprit (bar ou salle de concert qui visent à faire de la tune entre autre, ou simple lieu qui s’en branle) en faisant ça chez soi en invitant au respect du lieu, des autres et au partage. Il faut une sacrée dose de confiance et un vrai amour des gens. Merci beaucoup pour la démarche les amis 🙂

On arrive assez tôt, on galère un peu à trouver le lieu, le GPS nous indique un chemin à la con genre chemin de campagne, on se tape en plus une vieille chanson de merde qu’on est content d’entendre en français avant de se rendre compte que c’est cette saloperie de Kenji Girac en duo avec Soprano à base de « amigo amigo, dis moi qu’t’es réglo / si je ne le suis pas que Dieu me jète dans le fuegooooo » éclat de rire général, juste génial. On arrive à se sortir de cette merderie et finalement César arrive avec sa copine. Ils nous font faire le tour du proprio, nous montre où on dort, on rencontre Antoinette le chat (paix à son âme), l’endroit où on joue —> un grenier ! Genre 40 personnes peuvent rentrer là-dedans mais c’est tout mais si c’est plein alors c’est génial ! Il fait beau, on fait connaissance du gars César qui prépare la tambouille avec sa douce, Bato fait une sieste sur un canap et se fait ruiner ses pompes par le chat prit d’une envie soudaine, sur l’échelle de la loose mon Bato et au dernier barreau ! Certains diront que ça aurait à voir avec le Karma… qui a dit ça ?!

On installe le matos, l’autre groupe arrive, le public aussi. En fait dans ce lieu, tout le monde ramène à boire pour les uns et les autres, le tout est placé dans un frigo commun, l’entrée est à prix libre, y’a une 30aine de personnes présentes, c’est bon enfant, on mangera après le show car ça joue assez tôt (voisinage oblige) Fluffy Machine envoie un set de bonne facture, hardcore melo 90’s dans la veine de No Use, No Fun At All, ça le fait, César effectue un slam du frigo qui se trouve dans la pièce, ok tout va bien apparemment c’est la coutume. On est à notre avant dernière date, il fait une chaleur à crever dans le bouclard j’vous raconte pas, on est ultra chaud du coup ! On s’en donne à cœur joie, le set déroule tout seul. Le public en redemande alors on ose même jouer un vieux morceau « Lazybones » qu’on n’a pas joué depuis 8 mois au moins et qui passe tout seul !

On passe à table, le gens restent boire des coup, on commence à passer de la zik de merde, ça commence à danser, on trainasse jusqu’à 4h du mat, bonne java au trou !! Cimer LE TROU pour l’accueil ! On reviendra vite !

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23/04 : Davos @ BOX + LAK + Krank :

les traditionnels café et douche envoyés on dit merci au copain César pour cette belle petite sauterie et on taille direction Davos . Le trou est vraiment un chouette lieu, j’espère que Cesar pourra continuer d’y organiser des soirées sans se faire emmerder par les voisins, c’est vraiment un bon gars !

Temps pourri, on est assez haut dans les montagnes, le paysage est magnifique enfin on va à Davos alors c’est magnifric plutôt. on arrive au club vers 16h30, club Punk Rock à souhait, ça doit jouer vers 20h, les gonzes ont pas l’air bien speed, les autres groupes arrivent, pas stressés pour deux sous.
Il faut dire qu’on arrive presque toujours en avance, pour se balader, profiter quoi mais parfois il n’y a juste rien à voir et ce jour là on commence à fatiguer un peu et le temps semble un peu long (heureusement y’a le wifi!)

On retrouve Nenad, ça s’installe tranquille, on joue en premier ce soir, balances ok, on va manger, petit couscous vegan, retour à la salle, pas mal de monde, ça bouge dans les concerts c’est cool, on est loin de la fréquentation française où un vendredi et un samedi tu te retrouves avec trois pelés dans le public. Y’a du monde cool, mais tous fument dans cette salle, wouha la vache, on n’a plus l’habitude de ça en France et c’est un peu rude, les fringues puent et les yeux brûlent un peu… un peu beaucoup oui 😀 Perso je me trimballe tout le reste de la soirée avec un foulard sur le visage, si ça semble chelou a priori ça a au moins l’effet d’interpeller un peu les gens, ah bon y’a encore des gens qui fument pas en 2016 ? Le tabagisme passif est à l’origine de 600 000 décès prématurés par an, tu me le copieras. Quoi tu t’en branles ?

On envoie, propre, on est content, le public aussi puisque le merch fonctionne bien derrière. C’est LAK qui enchaîne derrière, bon là les gars on est sûr du pur produit OÏ, trio basse, drum et gratte chant. Alors ça beugle comme pas 2, mais le truc c’est le batteur…le mec joue d’une espèce de manière tout à fait chelou, il lève son coude gauche à hauteur d’oreille pour envoyer sur la snare et puis j’vous raconte pas les rythmes punk , à la base ça fait « poom ta poupou ta poom ta poupou ta etc » bon bah lui les joue « pou ta pou ta pou ta » il joue à l’ancienne, ses rythmiques le sont également. Kentin et moi on réfléchi un peu, (ouais ça nous arrive) perplexe quand même, bon ok le mec c’est le fils de Monsieur et madame Cienne, il s’appelle Alan, Alan Cienne !!! (à l’ancienne) on en déduit que le mec il a complètement simplifié les rythmes, donc ils sont à l’ancienne, il a alanisé les taquets !!! Le mec a alanisé sa façon de jouer ! Analyser ? Non non Alaniser !!! Réflexion faite, après plusieurs morceaux on s’aperçoit que l’autre prénom du batteur pourrait tout aussi bien être L’oscilloscope, c’est pas des variations de tempos qu’il nous offre c’est des sauts à l’élastique, ce moment où tu sautes et juste le moment d’après où tu remontes, tu vois l’amplitude du truc non ? Bah voilà tu as la variations de tempo du mec.

Krank monte sur scène à son tour, ils ont leur public présent, ils sont chauds, un des gratteux s’envoie clopes sur clopes sur scène, ça joue bien, Punk Hardcore Anglais et Allemand. On est bien content de voir Nenad jouer avec son groupe ce soir, ce mec est vraiment hyper cool ! Super concert, ça joue vraiment bien et c’est super agréable. En discutant, le batteur de Krank me parle de sa marque de drum custom, LB Drums, ça me parle, et je me souviens effectivement qu’il a entre autre fait des fûts pour notre pote Rémi du Snapcut Studio (Freygolo, Can’t Bear this Party). Il nous dit aussi que sa batterie de ce soir est tout juste terminé et que Cyp l’a « inauguré » en quelque sorte 🙂

Fin de concert, Nenad vient nous voir « bah couillon mon fi l’étions un bon concert ! » Ah bravo mon drôle !! Tu l’auras mérité ta médaille du charentais ! Té on va s’envoyer une roteuse dans le gargana ! Il est presque 00h, on va pas traîner traîner, demain on décolle à 7h30. On doit passer prendre un covoit à Dijon alors faut pas perdre de temps et puis on n’est pas rentré,10h de route nous attendent, on en est très heureux, les journée de merde c’est cool !1h, au pieu, on s’endort rapidos en chantant tata yoyo pour Bato pour encore une fois célébrer son granana !

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24/04 : Retour à la maison

7h debout, pas de douche on s’en branle, un café, on zieute par la fenêtre rooo putain il neige ! Bon c’est pas la tempête hein mais quand même le paysage à revêtu un petit manteau blanc, on dit au revoir à Nenad et aux gars de Krank qui sont à moitié réveillés, on trace, c’est raide au bout de 5 minutes au moins trois sur 5 dans ce van pioncent. D’ailleurs au bout de 10 mins on échappe de peu à la catastrophe, notre bon vieux Kentin roule tranquillement à contre sens, il nous avouera par la suite que tant qu’il ne se douche pas, il dort encore, merci Bato ! Il doit pas se doucher souvent alors.. On risquera un deuxième accident quelques kilomètres plus loin en essayant d’éviter un surmulot.

On récupère notre covoit, une fille très sympa, on parle pas trop on est tous naz, on se passe le volant toutes les deux heures, on voit finalement la pancarte TOURS, dernière ligne droite, on dépose Bato sur une aire d’autoroute à Chatellerault, sa douce moitié vient le récupérer et on trace à Poitiers, il est 18h45, on dépose la jeune fille à son point de rendez-vous, Kentin chez lui, on trace chez ma mère, on décharge la drum, je la charge dans ma caisse et on s’arrache. 20h je suis chez moi. Damien et Noémie vont laver le camion qui doit être de retour à l’agence demain, y’aura discussion à mon avis !

Voilà, at home, lessive, et au lit, demain c’est boulot pour 3 jours. On repart jeudi 28 jusqu’au samedi 30, ça sera les trois dernières dates avant le mois de juin, dont une avec THE FLATLINERS à Tours au Pont Volant ! On a hâte !
Pour le moment je suis chez moi, je viens de quitter ma deuxième famille, ceux avec qui tu rigoles, tu fais la gueule, avec qui tu partages des moments de ta vie, on se livre les uns aux autres, faut juste monter dans le camion pour se rendre compte de ce que ça représente en termes d’amitié et d’émotions ! Ouais ouais j’ai pas peur de le dire, je les aime mes chatons ! On a quand même passé 2h à laver ce foutu camion, après 10h sur la route et pas de douche à l’horizon, en plus y’a rien à la télé ce soir, vraiment les retours à la maison c’est pas marrant. Nous aussi on t’aime chaton ! 🙂



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SPAIN TOUR 2016 (du 20/02/2016 au 27/02/2016) Report par Trimar !


Salut, c’est Trimar, le mec qui, par privilège de sang, voyage pratiquement gratos. J’déconne, je fais du bénévolat pour un groupe qui n’a pas de thune, je m’occupe du merch et je fais un peu de manutention (c’est ce que j’ai mis dans mon CV). Le fait qu’il y ait ma sœur, mon beau frère et mon frère n’est que pure coïncidence. Pour cette tournée on m’a chargé en plus de rédiger le report, autant te dire maintenant que c’est la première fois que je fais ce genre de merde, je sais pas vraiment ce que je suis censé faire ; prendre des notes sur ce que je vis dans le présent pour que dans le futur je puisse raconter le passé ça me dépasse un peu. Mais les Topsy Turvy’s ont une audience mon pote alors fais un effort, t’as une dizaine de personnes qui attend un retour sur ce que les Topsy ont vécu, t’es pas parti pour te branler Trim. Vous vous demandez sûrement pourquoi c’est pas Colin qui s’en occupe? Parce que Colin il a fait son cinéma dans le dernier torchon qu’il a mis 2 mois à rédiger, et je pense qu’il a suffisamment démontré que malgré sa petite tête de gentil ouvrier qui ferme sa gueule, il pouvait être un connard sans scrupule qui impose son opinion, tout le monde est prévenu, il est passé à autre chose quoi puisqu’il est plus là où on l’attend pas. Pas de ça chez moi, pas de report à la Colin déjà parce que j’ai pas le temps et parce que je sais pas faire. Je vais me contenter de raconter en exagérant à peine le voyage des personnages du collectif Topsy Turvy’s, date par date, sans trop de détails; des anecdotes, des histoires véridiques, pas caricaturales, des merderies de Scapin, des bonnes grosses enlises comme on en fait plus, la réalité en fait, pas ce que hypocritement on t’a poussé à imaginer en mettant des photos cool sur Facebook. Ça va pas des masses se tenir, y aura sûrement des fautes d’orthographes, pleins d’incohérences, des répétitions, ça va sûrement être cool au début et de la merde à la fin une fois l’excitation de déblatérer des conneries passées mais déjà je suis pas payé et à aucun moment j’ai prétendu pouvoir écrire un bon report.

[20 FEVRIER POITIERS->OLORON-SAINTE-MARIE]

Préparation et départ de Poitiers

Tôt le matin je suis réveillé par quelqu’un qui se débarrasse de ses glaires dans la salle de bain. C’est Damien, qui s’apprête à prendre une douche de 3 quarts d’heures, douche à l’eau potable évidement pendant que des mecs crèvent la soif en bas de sa fenêtre ; c’est cool d’être Vegan mais l’hypocrisie ça suffit, tu fais tout pour les animaux et pour l’humain!? Tu choisis tes morts ! Je descend retrouver Maman Noémie qui a fait le café et Colin qui a rattrapé ses lectures toute la nuit, « lire c’est refuser de grossir » qu’il nous répète. C’est une nouvelle personne que l’on retrouve, fraîchement passé de sa chambre d’enfant chez ses parents à une collocation, les cheveux coupés, -10kg environ et de belles chaussures neuves. Propre sur lui le mec, il est amoureux ?
Tout le monde est prêt, Bato vient d’arriver et il est l’heure de charger le matos qui inonde la cuisine, preuve que les Topsy n’ont pas trouvé de local. On doit passer prendre Cyp et sa batterie chez sa mère avant de prendre la route pour Oloron-Sainte-Marie. Tout le monde est impatient, pas à l’idée de retrouver le talentueux batteur du groupe évidement mais de découvrir la surprise que ce dernier leur a promis la veille au soir ; « à tous les coups il a acheté un camion » lance Noémie, « moi j’espère que sa mère nous a fait un petit déj, j’ai la dalle » espère le père Crusty Dutronc opportuniste.
« Fermez les yeux », l’excitation est à son comble. Cyp se dirige vers le coffre, c’est baisé pour le petit déjeuné, peut être un screenshot de l’annonce Leboncoin du Van ? Eh non, c’est un diable, un chariot à roulette pour nous aider à transporter le matos. C’est vraiment cool en soi mais tu sens la déception des mecs qui avaient idéalisé le truc. On lui trouve un nom rapidement avant de l’utiliser pour la première fois ; « Don Quichotte » propose Colin, on l’ignore, ça sera « el diablo » pour faire très original.

La batterie est chargée, on met les voiles pour les Pyrénées. J’ai ma petite place à l’arrière, dans la « cellule de dégrisement » ; c’est la meilleur place dans ce putain de taco et c’est le mec qui branle strictement rien dans le groupe (pas loin après le mec qui fait la guitare mélodique) qui en hérite, ça me va. Je m’endors tranquillement en regardant le chauffeur qui commence déjà à claquer des dents à l’idée d’avoir à affronter le trafic routier de Barcelone ou Madrid, aaaah on va s’marrer.

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Oloron-Sainte-Marie/Music’Oloron-SkateShop

On arrive dans la bourgade, il y a rien à raconter sur la route si ce n’est qu’en trois tournées, c’est la première fois que je vois Bato s’acheter quelques chose à becter le midi. Merci le recalcule du chômage et merci à pôle emploi d’enfin permettre à mon frère de manger ne serait-ce qu’un bout de pain, du jambon de pays et un peu de Coca pendant sa recherche d’emploi à l’étranger. On découvre le lieu où ça joue ce soir et rencontre Nico, l’organisateur et propriétaire ; bien cool le mecton, Colin a même pas encore vérifié qu’il manque pas un boulon au camion qu’un rafraîchissement nous est déjà servi ; des canaps et des boards accrochés au mur, pas de doute on est dans un SkateShop. Chacun termine son verre avant d’interrompre le barbu à bonnet dans son dixième tour de vérification pour décharger : « on va décharger ou je vais décharger!? », sûrement son créneau entre deux poteaux espacés de 25 mètres d’il y a 10 minutes qui l’a mis en rogne le copain.
Cyposs est comme un gosse à l’idée d’utiliser El Diablo ; 35 piges le gars, il a oublié qu’il avait un foie mais pas qu’il avait un dos. C’est bien pratique cette connerie quand même, ça fait le même taff que Colin sauf que ça coûte que 24 balles et ça rechigne pas ; en moins de deux le vanne est vidé, tout le monde installe son truc histoire qu’on puisse se poser et discuter tranquillement ensuite.

Nos estomac commence à nous tutoyer pour qu’on aille manger ; Nico nous explique qu’il nous a réservé une table dans le restaurant d’à côté et qu’on peut y aller quand on veut, une formule entrée/plat/dessert avec un bel effort pour une carte avec habituellement aucunes alternatives Vegan, presque royal.

Le bar s’est rempli pendant notre absence, normal pour un samedi soir. Un line check en deux deux, histoire de régler la qualité du son en s’appuyant sur un mec qui y connaît pas grand chose et qui se contente de peu (moi-même) et puis les Topsy vont pouvoir commencer à se la peter. On voit bien que le public ce soir est essentiellement composé des habitués du bar, des mecs qui sont pas là pour le groupe ; à partir de là c’est simple, soit les gens en ont rien à branler, soit ils sont impressionnés par la qualité musicale et technique du groupe. Le son sort bien, les membres ont bien mangé donc sont en forme. C’est globalement la deuxième option qui prime à la fin du concert, les gens sont contents et ça se ressent sur le merch. Comme dirait l’autre « on a fait à balle de merch mon gars ». Et il y a même eu des autographes. Après une petite photo de groupe, les membres prennent le temps de discuter avec les gens, l’occasion de découvrir ce fameux mec ivre (pas toujours d’ailleurs), celui que tu vois à pas mal d’endroit et qui en se basant sur son expérience de vie va tenter de te démontrer que tu peux faire mieux ou que tu ferais mieux en faisant autre chose, bah ouais mais l’envie t’en fais quoi toi pauvre con. C’est comme ça que j’ai appris que Noémie avait pas sa place dans ce groupe et qu’elle ferait mieux de jouer un style à la Skunk Anansie où elle pourrait plus pousser sa voix. C’est cool vieux, mais on s’en branle, c’est vrai quoi tu niques l’ambiance.

Nico nous propose un after à la fin de la soirée, tout le monde décline l’invitation sauf Bato et Cyp, les Bros de la Gnole. Nous on va se coucher ; des couchages pour tout le monde, le chauffage dans la chambre, ça respect la qualité général de l’accueil. Ça se chauffe à la musique Hardtek en bas, ça promet de bonnes anecdotes racontées par le rigolo Cyprien demain matin.

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[21 FEVRIER OLORON-SAINTE-MARIE->GORLIZ]

Préparation et départ d’Oloron-Sainte-Marie

Dernière matinée en France, on est pas ultra pressé puisqu’on a que 4 heures de route. Tout le monde prend le temps de se préparer, une petite chicoré dans la cuisine de l’appartement au dessus du shop, on discute un peu avec Monique ou Brigitte je sais plus, la propriétaire des lieux (qui est riche de deux litières mon gars) et puis on va pouvoir descendre rejoindre Nico et commencer à charger le tour bus. El Diablo nous attend en bas, prêt à taffer lorsqu’on découvre qu’il s’est lui même renommé en se collant du gaffer sur la gueule avec écrit dessus « Mimosa » ; quand on sait que l’œuf mimosa est le repas préféré des copines de Bato et Cyp ça fait pas mal de coïncidences. C’est cool de constater comment un morceau de ferraille à roulettes montées à l’envers peut faire marrer des mecs sous chicoré. Allez un dernier café au bar histoire de mettre nos estomacs à l’épreuve, on dit au revoir et puis on prend la route pour finir nos nuits ou branler le levier de vitesse, direction Gorliz dans le Pays-Basque Espagnol. Mais avant c’est l’heure du « report humoristique de rigolo Cyposs » sur l’after d’il y a quelques heures ; ça nous fait marrer mais on a pas pour autant l’impression d’avoir manqué quelque chose. Apparemment les Gnolance’Bro ont rencontré un mec un peu prétentieux qui vantait la propreté de son appartement….

Gorliz/Xurrut

Oh merde, le pays du mulet dreadé. Gorliz c’est une station balnéaire, le genre d’endroit où même en Février t’as des surfeurs qui espèrent prendre au moins une vague dans l’après midi ; il fait chier l’autre connard avec son Renaud Trafic produit de 1985 à 2001, s’ill y avait eu de la place j’aurais pris ma planche…On se gare à côté de la pizzeria où le groupe va se « produire » ce soir, c’est fermé donc ça nous donne l’occasion de faire les touristes, de prendre des photos pour montrer ensuite qu’on a une bien meilleur vie que toi qui pourtant as un CDI, je déconne. Je discute pata-physique et Stupeflip avec Colin sur la route de la plage, ça lui rappelle toutes les lectures qu’il a à rattraper et ça me fout assez mal à l’aise de voir son teint devenu pâle et ses dents commencer à claquer. Je le rassure en lui disant que dans deux jours c’est DayOff et qu’il allait être payé à lire. Nous arrivons à la plage, pour y repartir 2 minutes 30 après histoire d’attendre 1 heure dans une ruelle et pas manquer l’ouverture des portes, les Topsy sont pro, il faut toujours être à l’heure pour voir le propriétaire des lieux finir de nettoyer. On découvre qu’il y a une salle de concert sous la pizzeria, ça rassure les musiciens qui avaient peur de jouer entre un four à bois et un plan de travail ; peu après qu’on ait déchargé, on rencontre les membres de No Komply et Striknina, les deux autres groupes qui partagent l’affiche avec les Topsy ce soir. Bonne nouvelle, il parle Anglais, on va pouvoir communiquer et user de verbe irréguliers à foison et parler de Brian qui est dans la cuisine.

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Ça joue tôt ce soir, il y a trois groupes et à 21h le son doit s’arrêter, C’est No Komply qui existe depuis 2006 qui commence, nos estomacs se sont tout juste remis du surplus de café du matin que le bassiste prend un malin plaisir à nous retourner le bide, le but je crois c’est de mettre assez fort pour filer le syndrome du bébé secoué à un gosse encore dans l’utérus de sa mère ; t’as compris c’était pas une pure expérience sonore, mais des mecs qui se regroupent pour faire un groupe de musique c’est déjà cool alors arrêtes de juger. Striknina suit, ils ont prévenu qu’ils feraient que 5 chansons et quand tu vois comment le batteur distribue sans respirer tu comprends pourquoi. Aux Pictaviens de jouer ; les deux groupes précédent ont ramené pas mal de monde, là encore le son sort bien, donc le concert est cool même si un peu raccourci par manque de temps. J’expérimente pour la première fois en Espagne le fameux « prix libre » sur le merchandising, j’avais traduit par « consciente precio » littéralement « prix conscient » mais un mec m’a vite fait comprendre que ça voulait rien dire. J’ai laissé la version Anglaise et je me suis contenté d’un « you have to think about how much you want to give for this shitty stuff and for the band » et ça a très bien fonctionné ; j’aurais dü réclamer 10% des bénéfices putain.

Vamos a comer la pizza. On se pose à côté d’autres membres du groupe, impatient de manger (tu m’étonnes il est 22h). Il nous faut 3 plombs et un traducteur pour pouvoir choisir des pizzas vegan et on se rend tout juste compte que l’Espagnol n’est pas si transparent que ça, pas de « fromaga », de « lardona » ou de « crema epaissa ». On est servi, je vais passer pour un connard mais pour des prix autour de 15 boules, j’aurais pas aimé payer la pizza ; c’était donc ça les boites de conserve de 50 kilos de champignons, olive et sauce tomate achetées à Metro, même sur des pizza gratos le mec s’est fait du bénéfice. Une petite photo de groupe sur un air d’Edith Piaf (pour les Espagnols, la référence Frenchie c’est elle, pour les Polonais c’était Louis de Funes..), on charge et on part chez Jon le guitariste de Striknina et sa copine Petite Marie.

On arrive et on découvre un endroit immense, une ancienne maison de retraite récupérée en l’état pour en faire une résidence étudiante, une sorte de squat artistique ; entre chambres, grand salon, ateliers de création, piscine vide, tag et grande terrasse, le lieu est vraiment cool. Maité nous montre où on va dormir, deux chambres sont mises à notre disposition. Une bonne et mauvaise nouvelle ; la mauvaise d’abord, la chambre où Bato, Cyp, Colin et moi-même sommes censés dormir foine de A-Z, une espèce d’odeur de chien mouillé qui t’agresse la tronche (c’est pas le cas dans le reste du squat). On va faire avec, et on est heureux dans notre malheur puisque Colin qui normalement doit dormir sur le lit (source de la foinance) décide d’aller ronfler ailleurs, dans la chambre du couple, ça c’était la bonne. Une petite bière avec Jon et Maité et puis on va pioncer le nez bouché et jusqu’à pas d’heure puisqu’on est qu’à 1h30 de Santander.

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[22 FEVRIER GORLIZ->SANTANDER]

Préparation et départ de Santander

Je suis réveillé par les tutoiements de Cyp qui a passé une mauvaise nuit, pour cause l’odeur et les ronflements de Bato, habituellement couverts par ceux de Colin. En plus depuis que sa meuf est partie aux États-Unis, en plus de passer ses nuits à pleurer, il a la manie de dormir en diagonal sur un lit pour deux. On se pose dehors pour le petit-déjeuner, des résidents très sympas nous préparent le café et tapent la discussion avec nous. Noémie, séduite par ce groupe social qu’elle veut intégrer, hésite à se faire faire une coupe mulet mais Dam’s pourtant très mal placé question cheveux arrive à la convaincre de ne pas le faire. Tout le monde est prêt, le GPS est réglé sur un restaurant Vegan à Santander, comme d’hab on remercie, on file un CD et on dit au revoir.

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Santander/RockBeerTheNew

On arrive à Santander, on a la dalle donc on se rend directement au restaurant pour goûter. Ça paye pas de mine, on dirait un vieux bar PMU mais on va vite se rappeler qu’il faut jamais uniquement se fier aux apparences. Un foutu burger Végan, bien goûtu, avec des frittes et pour seulement 6 balles, c’est pas cher, surtout si tu prends en compte le réel prix du produit dans sa globalité (t’as compris mais tu te voiles la face). On part faire un petit tour dans le centre avant d’aller au club, juste histoire de passer le temps, puisque demain on aura large le temps de visiter pendant le DayOff. Première enlise pour garer le camtar, ça nous vaudra une petite prune de 90 boules un peu plus tard, on s’en branle, ils nous mettront pas Interpole sur la gueule juste pour ça. Go à la salle, l’organisateur Carlos nous prévient par téléphone qu’il vient de débaucher et qu’il arrive dans 1h30, on rencontre d’abord le propriétaire de la salle puisqu’on le dérange dans son ménage. Vous avez sûrement vu les photos, l’endroit est vraiment coolos, grand, et bien équipé. On décide de décharger directement donc on ordonne à notre employé Colin d’aller chercher le camion avec Cyp, ce qui aurait dû prendre 10 minutes va en prendre 20 lorsque les soucis de logique de « maître cerceau » vont l’amener à aller tout droit alors que le co-pilote lui avait dit d’aller à droite, allez première goutte dans le vase ; « ah je reconnais l’endroit », c’est ça ouais, espèce de tas de conneries.
La même rengaine, tout le monde met la main à la pâte pour décharger, s’installe puis patiente. Carlos arrive, on se présente et se rend compte qu’il parle très bien Français ce qui va rendre les deux jours passés avec lui beaucoup plus confortables. C’est l’heure de manger ; on a mangé y a 3h donc on a pas extrêmement faim mais le riz avec les légumes à l’huile d’olive offerts gracieusement passent quand même très bien.

Le concert va débuter, la salle est blindée ; non je vais être honnête, c’est un four complet. Je compte 6 personnes malgré le taff de l’organisation (affiches etc…), en même temps un lundi soir sans groupe local ils s’attendaient à quoi les branleurs aux 3500 j’aimes sur Facebook….dommage. Le groupe fait le boulot quand même, le son est bien et ça plaît donc les absents ont toujours tord.

Le temps de charger, de remercier le propriétaire et les gens qui sont venus, de discuter un peu devant le bar et on embarque Carlos pour se rendre chez lui.On trouve une place sans soucis, sur un parking éclairé à côté du Palacio de Festivales de Cantabria et on marche les bras blindés d’affaires sans savoir trop où on va pendant un quart d’heure.

Carlos nous fait découvrir l’endroit où on va passer les deux prochaines nuits, des couchages pour quatre, salle de bain à disposition, il nous montre même dans quoi on peut taper pour le petit-déjeuner demain matin, de la générosité à tous les coins de murs mon gars. Tout le monde décide où il veut dormir, Noémie et Damien ont leur sac de couchage et pour les autres c’est à celui qui s’imposera le premier. Évidemment Bato saute sur le premier couchage pensant que ce sera le plus confortable ; tiens bah tu partageras un canapé dur avec Colin pendant deux nuits alors que Cyprien et moi on aura un lit chacun dans la pièce du fond, karma mecton. En plus il a perdu le bouchon du matelas de Noémie et Damien hier soir, rarement j’ai vu une teinte aussi blanche sur un visage, heureusement il y a un décathlon pas très loin. On discute un peu avec le copain espagnol et tout le monde va se coucher.

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[23 FEVRIER SANTANDER DAY OFF]

Journée avec Carlos à Santander.

Pour cette journée Day Off, Carlos nous avait proposé puisqu’il travail dans une station sur les monts Cantabriques de skier mais on a pas voulu prendre le risque d’y laisser un genou ou une connerie. Du coup ça sera promenade dans Santander, et chill à l’appartement (le terme cool anti pression social pour dire que tu fais rien de constructif). On commence par un petit-déjeuner, histoire de questionner Carlos sur la raison pour laquelle il parle si bien Français ; il nous explique que son père est Suisse côté germanophone ce qui l’a amené à voyager au pays de l’évasion fiscal mais côté Francophone où il a étudié et dans lequel il a pas mal de potes. Petite anecdote, l’appartement dans lequel on squatte est l’ancien appartement de ses parents qu’ils ont acheté seulement 5000 euros il y a un bout de temps ; depuis les salaires ont triplé mais le prix d’un appart comme celui-là est 60 fois plus élevé, cherchez l’erreur. Vers l’heure du déjeuner on se bouge dans le centre histoire d’acheter deux trois conneries pour concocter un bon repas à notre hôte. Là encore Carlos nous victimise, nous Français, avec sa générosité puisqu’il insiste pour payer les ingrédients.

On vient de terminer de manger, c’est l’heure de la visite guidée de Santander. On y passe l’après-midi à visiter deux trois trucs rendus cool par les explications de Carlos. Des statuettes en bronze immortalisant les gosses qui se baignaient sur les bords des quais et qui amusaient les bourgeois qui leur jetaient des pièces à aller chercher dans l’eau, les restes du vieux Santander ravagé par les flammes, un shop de bière pour les Bro de la Binouze et le plus important pour des touristes, les magasins de souvenirs mal saints. Allez c’est pas parce qu’on est plus des « bons vivants » à manger de la charcuterie et des saucisses qu’on pense pas à la bouffe au moins toutes les deux heures, on repasse par le super marché et ce coup-ci on laisse le généreux maladif attaché dehors.

On rentre à l’appartement, là c’est branlette jusqu’au repas, chacun vaque à ses occupations, Colin compte ses billets en rattrapant ses lectures, d’autres discutent dans la cuisine, Bato regarde des vidéos gores sur internet et moi je fais rien mais en me disant que je fais rien dans l’appartement d’un mec que je connais à peine et en Espagne donc c’est cool.

Bon j’ai assez développé cette journée pour vous, j’ai plus rien à dire, donc on a mangé, puis discuté, il y en a qui ont fait un petit tour vite fait dans un bar et on est allés se coucher parce que demain on a un peu de route pour se rendre à la capitale.

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[24 FEVRIER SANTANDER->MADRID]

Préparation et départ de Santander

Carlos est déjà parti embaucher quand on quitte l’appartement. On laisse les clés dans la boite aux lettres, j’ai un coup de pression quand je me rends compte que si j’ai oublié quelque chose maintenant c’est mort pour y retourner, et c’est parti pour écouter Noémie qeuner pour 15 minutes ; elle fait ça pour qu’un max de personne l’aide à porter ses affaires, ça marche même sur Bato. Le camion est toujours là, tous le matos aussi, on file à boire et à manger à Mimosa et on se tire.

Madrid/WurlitzerBallroom

Je suis réveillé peu avant Madrid par des pleurs, je tape sur l’épaule de Bato pour lui parler et lui faire penser à autre chose qu’à sa copine absente, il dort. Je regarde si c’est pas Damien qui vient sûrement de manger le dernier de ses gâteaux, il pionce aussi, pareil pour Noémie que j’imaginais la larme à l’œil en regardant en photo de Pitounet. C’est en me tournant vers Cyprien que je remarque que c’est le chauffard, les doigts en sangs et des ongles plein les dents qui est en pleurs, et surtout en pleine appréhension de la circulation routière de Madrid. Je lui mets une petite claque derrière la tête et lui dis « chiale moins fort s’il te plaît » avant de me rendormir pour quelques minutes.

En plein Madrid, on essaie tant bien que mal de trouver une place à proximité de la salle, on finit par se garer à 40 minutes du centre (tiens t’en remettras un peu dans le vase) pour visiter un petit peu sur la route de la salle. Ouais il y a pas grand chose à voir si ce n’est des grands Primark et des Burger-King. On s’installe dans un petit bar pendant que Colin va se branler sur la tombe de Miguel de Cervantes, accompagné bizarrement par Bato qui s’est dévoué pour aller chercher le camion en passant ; on comprend pas. Une petite Sangria servie par une porte de prison et puis on va pouvoir se rendre à la salle.
La salle est encore une fois vraiment cool, on rencontre direct Javier l’organisateur, Ricardo le propriétaire du bar et les jeunes membres de Upside Down, ça fredonne du Blink182, ça se trip entre potes, ils ont l’air cool. Direct des bières sont servies, on décharge en deux deux parce que le camion est garé à l’arrache, les gars de l’autre groupe nous aident, sympathiques. Ça s’installe dans le club pendant que je vais aider Colin a trouver une place, on en trouve une rapidement mais je dois bloquer la route pendant que Colin fait une manœuvre, on claque des dents. Évidemment sur les 5 caisses que je bloque, il y a 4 taxis, aucun rapport presque mais j’ai l’impression qu’il y a écrit Uber sur mon front, je balance deux trois fois un « just wait a minute what the fuck tas de cons» pendant que le chauffeur du collectif fait le taff. On revient au club, c’est l’heure de manger donc tout le monde se rend dans un petit resto végéta*ien à deux pas du bar. Tout le monde sauf Bato qui va se péter un petit Burger King tout seul dans l’avenu principal de Madrid, un petit burger de clope et un verre de gnole et on est bon. Paella, cordon bleu de Seitan, soupe d’algue (grave erreur, j’ai arrêté le poisson c’est pas pour siroter à la paille une méduse morte sur le bord de la plage) le pain à 5 euros, ça nous rassasie et c’est très bon même si tu te rends toujours compte qu’un restaurant c’était peut être pas nécessaire une fois qu’arrive l’addition.

Le concert va commencer, quelques personnes sont déjà là grace à Upside Down. Entre reprises de Blink182 et de Sum41, ça joue vraiment bien, Noémie est hallucinée par la maîtrise des cœurs, elle se surprend même à rejoindre les groupies au premier rang pour espérer choper le regard du chanteur…C’est au tour des Topsy, toujours la même chose, Damien sait toujours pas quoi dire entre chaque chanson, Colin fait genre qu’il est la manager du groupe, Noémie réussi son solo basse de 2 secondes et demie avant d’écarter les narines en remontant la lèvre supérieur et puis le concert est fini. Ensuite les membres des deux groupes se félicitent, ça se roule dans son caca un peu et puis ça discute jusqu’à ce que le propriétaire des lieux tutoie gentiment pour que les gonzs rangent leur matos.

On rencontre le mec chez qui on est censé dormir ce soir, un pote de Javier ; c’est toujours délicat de dormir chez un pote de l’organisateur, surtout quand ce dernier lui fait un câlin pour le remercier. Ça sent le pote enlisé jusqu’au cou qui va devoir faire de la place chez lui ce soir pour accueillir 6 connards de Français. Et quand t’arrive dans l’appartement et qu’une des colocs Françaises est aussi agréable que le dentiste de Bato a son prochain rendez vous parce qu’elle est surpris qu’il y est autant de monde, ça te confirme qu’indirectement t’es le responsable d’une bonne grosse enlise. Et puis tu te rends compte que ton hôte en a rien à branler de rien puisqu’il est sous les effets de la cocaïne qu’il vient de s’enfiler dans sa chambre, que sa copine te regarde fixement les pupilles dilatées avec sa vieille pinte en canette dans les mains, ta culpabilité disparaît au profit du mépris et tu refuses gentiment l’invitation de retourner au club pour aller te coucher (contrairement aux Brognoles). Allez je pionce le plus vite possible, demain on se lève tôt, s’il y en a un qui me marche sur la gueule en allant au chiotte évacuer les toxines qu’il inflige à son corps sans contextes très festifs en milieu de semaine, j’me branle sur une brosse à dent demain matin.

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[25 FEVRIER MADRID->VALENCIA]

Préparation et départ de Madrid

Bato et Cyp viennent à peine de rentrer, frais comme des gardons. Je découvre le batteur du collectif recroquevillé sur le canapé, habillé avec la lampe frontale encore allumé. On attend d’être tous prêts avant de les réveiller. Alors qu’on est sur le point de partir ; « oh cypos, on se tire », « ouais attend ce qu’on va faire c’est que je vais aller au camion le surveiller en attendant que vous arriviez », « oh bato on se tire », « on va où? », perdu les Malbroros.

Valencia/MagazineClub

Avant d’arriver à Valencia, Dam’s reçoit un coup de fil des Frérots Delavega du Punk-rock indé Français (Shut Up And Twist Again) actuellement en tournée en Espagne/Portugal avec Quitters qui nous proposent de se donner rendez vous quelque part pour bouffer. On passe un petit moment avec ces bons gars, on prend une petite photo pour alimenter les réseaux sociaux et puis chacun reprend sa route ; eux s’en vont pour Madrid, nous on va aller visiter un peu le coin avant d’aller au MagazineClub. On passe une bonne partie de l’après-midi dans les rues remplies d’oranger de la ville, puis on met trois plombes à trouver la salle ; c’est un vieux monsieur Belge qui promène son chien qui nous indique en Français où se trouve l’endroit « où il y a plein de jeune le soir ». Bato nous fait remarquer que l’animal avait un énorme zgueg comparait à sa taille, ça fait marrer Colin et Cyprien, bizarrement les deux seuls capable de taper un fou rire devant Caméra Café…

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La salle est pas mal, les gens qui gèrent le truc ont l’air sympa, enfin avec ceux qui connaissent, ils sont pas très avenants avec nous sinon. On décharge par la porte de « derrière » (en fait situé à quelques mètres à côté de la porte principale), porte qui doit absolument être fermée ensuite, on devra désormais emprunter la porte de devant dont le grillage de protection est encore à moitié fermé si on veut aller dehors, je cherche pas à comprendre. Colin se réjouit qu’il y est masse de place devant l’endroit pour garer le camion, sauf qu’on peut pas se garer ici, là encore on sait toujours pas pourquoi mais on laisse Colin partir à l’aventure, il reviendra un peu plus tard et frappera copieusement à la porte de « derrière » avant de comprendre qu’il faut passer par la porte dont le grillade est à moitié fermée. T’as compris que pendant cette date, c’est pas la logique qui primera, d’autres exemples arrivent. Pour ma part, je m’occupe de trouver un endroit où installer le merchandising, un mec qui ressemble étrangement à Christophe Willem m’indique un endroit tout à fait approprié que mon cerveau illogique ne m’avait pas notifié ; le billard où une gamine de 5 ans est actuellement entrain de jouer. J’attends un peu puis j’installe le merdier histoire d’avoir plus rien à foutre avant la fin du concert. Luis l’organisateur vient d’arriver, il nous explique chez qui on va dormir, et deux trois trucs parce qu’il ne peut pas rester puisqu’il doit s’occuper de sa fille ; je le soupçonne d’avoir été un bourreau des cœurs/corps pendant sa jeunesse et qu’entre le bouclage de la date avec Dam’s et la date, il a reçu un coup de file d’une ancienne « victime » lui disant qu’il avait une fille cachée dont il devait désormais s’occuper, « merde je vais pas pouvoir voir les Topsy jouer ».

Le concert va débuter, c’est là que j’apprends qu’il y a personne pour faire les entrées ; en soi ça m’a pas dérangé de le faire, sauf que Christophe Willem qui sirotait sa bière retirée de sa paye a passé son temps à côté de moi pour expliquer aux gens qui pigeaient pas un mot d’anglais qu’il fallait payer pour rentrer et pour surveiller que je fasse pas une connerie ; j’ai tenté en vain de lui expliquer qu’on était pas en période d’essai pour devenir « responsable des entrées au Magazine Club », que j’en avais pas grand chose à foutre de mal tamponner des poignets et que ça serait plus simple qu’il le fasse tout seul. Devant les groupes il y avait pas mal de monde, grâce à Los Brackets mais surtout à la soirée « Swing » qui suivait je pense.

Allez on doit remballer rapidement, ça veut « swinger » un peu, quelqu’un ouvre la porte de « derrière » ou quoi là !? Non on va passer par celle de devant, celle par laquelle les gens vont et viennent, c’est fou comme le sarcasme se marie bien avec le manque de logique.On se tire pour l’appartement où on va dormir avec notre hôte, il y a de la place c’est cool mais pas d’eau chaude ; c’est pas ultra dérangeant, mais ça veut dire que Bato fera pas l’effort de se laver…Le mec ne reste pas ; il nous promet qu’il passera demain matin boire un café, bonne nuit.

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[25 FEVRIER VALENCIA->BARCELONA ]

Préparation et départ de Valencia

On se lève assez tôt histoire d’arriver en milieu d’après midi à Barcelone pour se promener. Cyp est le premier debout, c’est baisé la capacité qu’il a à se lever tôt sans broncher, ça lui coûte sa bonne humeur une fois sur deux lorsqu’il enfile sa peau de con par contre. Une fois que chacun (sauf la Batiance) a raffermi ses graisses dans la salle bain, tout le monde range ses affaires en attendant notre hôte qui est supposé repasser. Comptes là-dessus, il est jamais venu nous dire au revoir, preuve sûrement qu’encore une fois il n’était que ce fameux « pote enlisé de l’organisateur ». On prend la route, on oublie pas de repréciser au chauffeur que Barcelone c’est la putain de merde niveau circulation avant de terminer nos nuit.

Barcelona/BarCeferino

Le première objectif en arrivant à Barcelone c’est de repérer où est le café, je regarde le visage de Colin pour essayer de déceler son état d’esprit dans cette circulation de merde, il est pas bien « fais pas d’erreur mon gars, tu vas te faire chier sur la gueule sévèrement sinon » je pense dans ma tête. On a atteint la rue, on est au 120 et on doit atteindre le 88, « vas y t’y es presque mon Colin, fais pas le con ». 96, 94, 92 et le camion vire à droite ; les membres du groupe s’énervent ; « mais putain gros fils de pute pourquoi tu vas à droite », « tu vois je t’avais dis qu’avec 10 kilos en moins ça deviendrait juste un fils de pute un peu moins gros », « enculé de tocard », le vase a débordé. Ça aurait pu me faire marrer jusqu’à ce que la blancheur de son visage m’éblouisse, c’est là que je me suis rendu compte qu’il était lui aussi victime de ses soucis de logique, que parfois certaines de ses actions étaient indépendantes de sa bonne volonté, je me suis reconnu en lui… « hey Sim tu trouves pas que c’est vraiment un fils d’enculé? Pas dans le sens son père c’est un enculé mais dans le sens son père actuel n’est qu’un père d’adoption et le biologique est lui un véritable enculé » me dit Noémie, « si si je suis d’accord, c’est clair ». On parvient à garer le camion a proximité de la salle, on a un peu de temps pour pouvoir aller se prendre en selfie devant La Sagrada Familia », on en profite parce que demain à Narbonne il y aura un peu moins de truc à visiter.

On a assez marché, direction la salle pour retrouver l’organisateur Arno. L’endroit est pas mal, situé dans le fond d’une ruelle et juste à côté d’une grosse salle de concert où il y a un gros groupe qui joue ce soir. D’ailleurs en déchargeant le matos, on reçoit des gouttes sur le visage, c’est un des mecs qui vont jouer ce soir devant des centaines de personnes qui nous pisse sur la gueule du toit en rigolant et en montrant du doigt son tour bus. Le Caferino Bar est très petit, à un tel point que j’installe le merchandising dehors. Le propriétaire du bar est à première vue un mec sympa, il s’avère que c’est un peu un connard mais qui en fait est un peu sympa, tu vas vite comprendre. Le matos est déchargé, il reste plus qu’à installer et regardant les Topsy faire, un questionnement me vient en tête ; j’y connais rien au milieu indépendant du Punk-Rock, c’est peut être normal ou traditionnel malgré le fait que ce soit pas logique mais pourquoi c’est le putain de groupe en tournée qui a chaque date doit prêter pas mal de matos aux autres groupes locaux ? Est-ce-que les mecs sont déjà tellement enlisés à l’idée de jouer que ramener en plus leur matos ça leur arracherait la gueule ? Je comprends qu’utiliser les mêmes baffles ou la même batterie pour la soirée ça simplifie les choses mais parfois ça donne l’impression que les mecs viennent jouer par courtoisie, histoire de pas laisser le groupe qui tourne tout seul, qu’ils ont d’autres choses à branler normalement donc ils vont pas en plus utiliser et user leur matos. C’est un peu un questionnement de branleur idéaliste à la Colin, désolé.

Donc l’installation se poursuit sous la pression du propriétaire, qui marmonne des conneries en Espagnol mais on comprend bien que lui par contre il a pas que ça à branler, plus vite ça sera fait, plus vite il pourra commencer à faire du chiffre en vendant de la pisse à l’orge fermentée. Le mec veut absolument faire une balance sauf que Dam’s a oublié sa tête d’ampli dans le camtar actuellement en vadrouille dans Barcelone pour trouver une place parce qu’on peut pas rester dans la ruelle (encore une fois, décision injustifiée voir injustifiable du propriétaire). L’atmosphère est tendu, moi je suis sur google traducteur pour voir comment on dit « tes parents sont frère et sœur, c’est pour ça que tu es un connard de têtu? » en Espagnol, au cas où ça parte en couille, une petite cartouche quoi. Ouf Bato revient avec la tête, par contre le vanne est garé dans la ruelle du coup, on espère que le mec s’en rende pas compte. Les balances se font, de manière assez pitoyable d’après ce que j’ai compris mais on avance, les concerts vont pouvoir commencer.

C’est Aimless Heroes qui commence, les deux groupes locaux ont rameuté pas mal de monde, le bar est rempli. Buck jouent ensuite, c’est le groupe de l’organisateur Arno. Très honnêtement j’ai pas grand chose à dire sur les deux groupes, j’étais dehors à surveiller le merchandising et la bouteille de pinard des Bro de la gnole. A un moment donné il y a un blanc (sonore) et un mec qui vend deux trois meubles en Espagnol/Français/Anglais, j’en déduis que c’est aux Topsy de jouer, des gens qui étaient dehors depuis le début rentrent dans le Caferino donc c’est que ça doit être cool. Ça se termine, le propriétaire a le sourire sur les lèvres, il redevient sympa, ça a du chiffrer un peu. On lui offre un CD, il est très enthousiaste et file un t-shirt, je range la cartouche. Remballage comme à l’habitude, une petite photo de groupe avec les autres membres avec qui on a pratiquement pas discuté, et puis on va rentrer chez que gosse d’Arno. On se gare dans un parking souterrain, l’employé qui aurait pu être un gros branleur nonchalant nous indique une place appropriée pour garer le vanne et aide même à faire la manœuvre. Sauf que Colin est contrarié parce qu’il peut pas faire comme il veut, et il est persuadé qu’il ferait mieux, donc au lieu d’écouter à la lettre ce que le mec lui dit, il en fait qu’à sa tête de fion, ça complique les choses mais on finit pas être garé ; tiens tu me remets deux trois litres dans le vase qui a débordé la vieille, pour plus tard.

Là encore on se met bien, on a une pièce réservé, le Wifi, une douche à l’eau potable et il y a même des chats. Par contre je sais pas ce qu’il y avait dans le pinard mais Cyposs est très second degré ce soir, il me soutien que « Dick Head » ça veut dire « couverture », du coup je lui dis « bah non, non non, ils le disent dans les beattles à un moment donné et ça veut dire tête de bite », on en vient presque au main jusqu’à ce que Arno nous file le code wifi du coup je vais me matter un épisode de Caméra Café et lui il va sur Jeuxvideo.com (là c’est de la private joke). Tout le monde va se pioncer, demain on va aller visiter un peu le coin avec Arno, ça sera le dernière matinée en Espagne.

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[26 FEVRIER BARCELONA->NARBONNE]

Préparation, visite et départ de Barcelone

On se fait violence pour se lever assez tôt, c’est pas tous les jours qu’on est à Barcelone, on pioncera plus tard. Colin reste à l’appartement pour discuter patta-physique avec les chats pendant qu’on va se promener. On profite pendant 1h ou 2h de notre chance, on passe par la Casa Batllo, on est prit en photo par Arno, le temps de se la péter un peu quoi et puis on doit se tirer pour Narbonne.

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Narbonne/Dermacrew

Aaah on est de retour en France, on va pouvoir saigner du 3G dans le camion, enfin gratos parce que j’ai utiliser 78mo de donnée à l’étranger pendant la tournée, à 0,24 centimes l’unité ça fait chier surtout pour s’abrutir devant un fil d’actualité de merde, potencieux vas. On rejoint directement le Dermacrew ; en fait c’est une bande de motards qui loue deux garages de ville côte à côte, ils en ont fait une sorte de club avec d’un côté une salle assez grande pouvant accueillir des groupes ou des bécanes à réparer et de l’autre un coin plus posé avec un canap, le chauffage, la téloch, et une chambre remplie de pieux à l’étage. J’ai pas très bien pigé qui avait organisé mais en tout cas les mecs étaient sympas, même si tu sentais bien qu’il fallait être dans le même délire qu’eux pour qu’ils te tapent dans le dos et te payent un coup, et le seul endroit où je me plais à conduire une harley davidson c’est dans GTA5 donc bon…

Les gars de Rise Up arrivent peu après, ils nous découvrent scotchés devant la téloche en train de regarder un combat de box, on s’intègre. On a déjà déchargé, il reste plus qu’à installer le tout. Un Dermaboy nous indique qu’on fait comme chez nous, qu’on bouge ce que l’on veut dans le garage pour installer tout le merdier, c’est cool. C’est bientôt l’heure de manger, les végéta*iens ont un repas spécial concocté par le collectif Rise Up, houmous maison, pizza et cookie. Pour les autres, le Dermacrew leur prépare un hamburger. Les viendards ont déjà défoncé ce dernier qu’on a à peine entamé le houmous, et c’est sans scrupules qu’on mangera toute la pizza sans en laisser une miette pendant que les autres espèrent qu’il restera une part, pour toutes les soirées où il y a 1 pizza sur 10 sans viande et que tous les connards tapent dedans.

Allez ça commence à jouer, les mecs de Rise Up ont l’air un peu tendu, même Damien pourrait leur filer deux trois truc à dire passe partout pour faire les transitions mais c’est vraiment cool, on s’en branle un peu des transitions en fait ; que des compos et ça joue bien donc qu’est-ce-que t’as à dire branleur de merchguy. C’est au tour des Topsy, ça se la pète une dernier fois avant de rentrer à Poitiers, c’est tellement indécent cette suffisance que je décide je débrancher discrètement la multi-prise histoire de les faire redescendre un peu sur terre.

Bon allez c’est fini, on remballe pour la dernière fois de la tournée, on discute et puis on va aller se coucher. Le retour à nos petites vies cool mais pas ouf est amorcé ; c’est le moment où t’as pas trop envie de traîner ; en plus les collègues de Rise Up dorment pas sur place et l’intégration au Dermacew demande trop d’effort. Donc on monte tous dans la chambre, et on pionce et se disant qu’il reste demain pour se marrer encore, par contre après demain voir carrément demain soir, c’est la badance.

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[27 FEVRIER NARBONNE->BADANCE] CONCLUSION

On se lève bien tôt parce qu’on a pas mal de route, je suis pressé de rentrer quand même. J’ai une femme et un chat qui m’attendent, un ordinateur, et un vieux boulot de merde qui me fait embaucher à 4h du matin lundi, fock. En plus je me chie dessus en me disant que j’ai un Report à rédiger, j’ai entendu Colin dire à Noémie qu’il était pressé que je me rende compte du boulot que c’est et je suis sûr qu’il est persuadé d’avoir placé la barre trop haute et tout ; il a peut-être raison, mais venant d’un mec qui s’impose des lectures et des travaux par rapport à ces lectures sans qu’on sache trop pourquoi je me dis que j’ai pas de pressions particulières.

Putain on est déjà à Barbezieux, je remercie les Topsy parce que l’ingratitude c’est pour les enculés et je me tire avec ma meuf et deux tshirts, comme j’ai dis, une fois que le retour et la badance sont amorcés il faut pas que ça traîne.

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Un grand merci à Sim’Tonx pour ce super report et pour son aide tout au long de la tournée, merci à Colin pour la route & sa grande maîtrise du Tétris, à Billy pour ses loyaux services et merci encore une fois à tous ceux qui ont participé à cette tournée 🙂


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RELEASE TOUR (du 16/10/15 au 25/10/15) Report par Colin Connard again !


“I EXPECT NOTHING AND I’M STILL LET DOWN”:

Et bien en voilà un titre prophétique! Même si ironiquement prophétique soit-il. Merde alors, ça me fait mal au cul de l’admettre mais c’est bien la première fois que les TOPSY TURVY’S font preuve d’un peu de « génie » avec un disque…même inconsciemment de leur part. En effet, le titre de leur dernier EP traduit en français par « Je n’attends rien et suis quand même déçu » ne pouvait pas mieux résumer notre ressentiment à ce retour de tournée française. C’est pour cette raison que Moi, Colin Connard, qui m’étais pourtant résigné à ne plus verser mes onctueux excès de fiel baveux pour des gorets de lecteurs, après avoir essuyé les frasques d’un tel ramassis de « j’en foutre » tutoyant l’indécence à leur côté, j’ai remis le couvert… Et sachez bien, qu’à défaut d’avoir le palet délicat, j’ai en revanche la dent très dure.

Loin de moi l’idée de vous dépeindre un tableau cafardeux. Il serait trop facile d’allégoriser sur la pitoyable réalité de cette « scène » illusoire et pourrissante de l‘intérieur, telle une vieille pute sur la fin. Dans un jouissif jeu de massacre, je m’en vais bel et bien vous lacérer au tranchant de ma subjectivité la plus assassine toute cette mascarade tragi-comique qu’est la grande « famille » du punk rock. Tout ceci n’est qu’un cynique spectacle d’apparentes ouvertures pour des cercles sournoisement fermés, du pipeau de zozos! Il est temps de crever au piquant de la vérité la plus dérangeante, ce secret de polichinelle encore beaucoup trop entretenu dans la dénégation la plus totale. J’espère par ces lignes, planter l’envers d’un décor dessillant. Crever au cœur toute la fausse naïveté ambiante dans un génocide d’hypocrites sans retentum. J’en appelle à la SOLUTION FINALE de toute cette fantasmagorie indécente. ATTENTION ! Que ce soit les acteurs principaux, les figurants et même les absents de l’affiche, autant vous le dire de suite, PERSONNE ne sera épargné. Les bons règlements de compte font les bons amis, ceci est le mépris à payer…




16.10 : POITIERS @ Le Plan B – Release party



Première date de la tournée à domicile pour la sortie de leur nouvel EP 6 titres « I EXPECT NOTHING AND I’M STILL LET DOWN ». Je rejoins la fine équipe au plan B fin d’après-midi, Noémie et Damien ayant organisé un petit pique-nique vegane participatif en amont du concert (et au passage, petite opération marketing pour la VEGANBOX…Hey, pas folle la guêpe! Faut pas me la faire!). Visiblement un franc succès à en juger non pas à la qualité de la tambouille mais à quelle vitesse les plats sont engloutis. J’aurai moi-même à peine le temps de sauver une assiette de choux/carotte pour ma pomme pantagruélique… à croire que tous les « crève-la-dalle » de Poitiers s’était passé le mot…

Le temps d’enlacer contre ma poitrine opulente d’obèse refoulé tous les copains présents, notamment les JOHK et de converser 5 minutes avec eux, que ces derniers doivent ouvrir la soirée. Concert au top ! Klement avec son cul bordé de nouilles trouve même le moyen de finir sans faute un morceau alors que sa sangle l’a lâché, Kentin fait ses petites pointes de ballerines, Alex a la mèche hirsute et Cedric toujours le mauvais gout d’oser porter sur scène un T-shirt DISSIDENCE RADIO. On ne change pas une équipe qui gagne. Passe derrière le trio punk mélo de Tours PANIC MOTEL. Rebaptisé à l’occasion MONIQUE PATELLE par Cyprien, je vois à ces yeux pleins de malice en énonçant sa trouvaille (par ailleurs premier calembour foireux d’une longue série), que vu le niveau de verve en début de tournée, ça va être une toute petite semaine… Mais bon, il s’égosille tellement fièrement de nous faire partager ses « mots d’esprit » comme un gosse montrant son premier caca sur le pot, qu’on le laisse s’y complaire.

J’apprends aussi ce soir-là que dans la famille« Geay des soucis avec les codes sociaux », on embarque le petit frère avec nous durant la tournée. Celui-ci répond nonchalamment au prénom de Simon. Un vrai phénomène que drôle…mais on y reviendra… Les TOPSYS s’installent tranquillement, on se moque de Bato et sa casquette à hélices qui se la joue « jet-lagged » car tout juste revenu de cet immense trainé merde collée au cul du globe communément appelé les Etats-Unis. Le public présent s’amasse devant la scène et ne boude pas son plaisir de revoir le quatuor poitevin, c’est plutôt plaisant de constater un certain soutien, même si l’affluence de ce soir n’est pas celle espérée par l’orga. L’entrée à prix libre n’y change pas grand-chose, elle favorise juste le passage de certains curieux pour ne pas spécialement rester tout le concert.

En tout cas, la prestation est vraiment réussie hormis cette feignasse de Damien qui n’a toujours pas travaillé sa maladresse oratoire entre les morceaux. Heureusement que Cyp rattrape le coup avec ses imitations et vannes douteuses, c’est d’ailleurs son naturel boute-en-train qui pimentera le set sur tout le reste de la tournée… Mauvaise surprise de la soirée, c’est la grimace aux lèvres que je finis de découvrir les nouveaux morceaux de l’EP en live, comme tout n’est pas de mon goût, je vais en chroniquer un par soirée sur ce report. Pour entamer cette série, c’est LIKE A LIVING DEAD, premier morceau de l’Ep qui fera l’objet de mon choix. Particulièrement ce soir, aux premières notes de l’intro raisonne l’enthousiasme du public connaissant déjà le morceau, celui-ci ayant été balancé en amont sur le net avec un clip tourné cet été lors de la tournée en Europe de l’Est. À l’écoute, on pense à la fraicheur de TEENAGE BOTTLE ROCKET et RVIVR et ce n’est pas un hasard. Quoi de plus revitalisant que de repartir en tournée sur la route et se sentir, même dans les vicissitudes de celle-ci, pleinement « Vivant ». Exaltation que très peu de personnes ne connaissent, ce que je déplore pour eux d’ailleurs. Voilà ce qu’exprime ce morceau avec exactitude et sincérité sur leur ressentiment même si la métaphore du titre reste un peu exagérée et cliché à mon sens (c’est la facilité anglophone qui veut ça). Pour conclure, la magie tant décriée dans la chanson a opéré ce soir et les sourires sur les visages que cette communion procure dans l’assemblée ne peuvent que certifiaient ces dernières lignes. Le concert se termine après deux rappels accompagnés haut et fort par le public sur les refrains fédérateurs comme celui de the best part.

L’après soirée s’avère un poil moins glorieux…après avoir fanfaronné et s’être fait grotesquement reluire l’égocentrisme de petit pop-punkers, arrive cette indubitable et perpétuelle grande messe des « tires-au flanc » ainsi nommé… LE RANGEMENT ! Et faut dire que ce soir-là entre les « j’ai mal au dos », les planqués en loge à boire des shooters et ceux qui se donnent même pas la peine de mettre des œillères, il y a des coups de pied aux « tires-aux culs» qui se perdent. On n’est même pas parti de Poitiers que je râle déjà et c’est ce pauvre Simon, tout penaud qui en fait les frais injustement en m’aidant. Il en profitera d’ailleurs pour me placer bien comme il faut un : « T’as peut-être perdu sept kilos mais tu ne les as pas regagné en matière grise en tout cas ». Ça se passe de commentaires !

Autre moment singulier de la soirée, lors du rangement, viendra entre deux réflexions narquoises propres à elle-même, Sarah la copine de Cyp pour nous missionner à son insu de lui verser au moins une fois par jour une dose de bromure dans son verre. On n’en croit pas nos oreilles prudes mais apparemment, à chaque retour de tournée Monsieur à la libido de douze bonobos sous kétamine et Madame met quinze jours à se remettre du tourniquet. Hésitant en première instance (car après tout, faut assumer ma grande ! On ne s’acoquine pas d’un Cyprien Carrière juste pour épater les copines hein!? Fallait lire la notice avant de déballer l’engin comme dirait l’autre.), on finit par accepter la mission mais ce n’est pas gagné d’avance « cette enlise » nous confie Simon.

Au moment de rentrer, on peine des plombes à ramener à bon port notre Bato ivre qui n’a absolument rien de Rimbaldien pour le coup. Ni poésie, ni finesse ! Tout dans la lourdeur le Bato ! À vrai dire, il ne porte jamais mieux sa casquette de débile que dans ces moments-là. Un bref passage par le centre-ville pour échouer l’épave et tout le monde au lit. Pas d’after pour les braves !


17.10 : BORDEAUX @ Le Capharnaüm – Cave à vingt entrées

Topsy Turvy's BordeauxRendez-vous début d’après-midi au Confort Moderne pour le départ pour Bordeaux. Pas le temps de chantonner deux mesures du jingle de Tétris que le camion est déjà chargé. Noémie en profite pour refaire la déco de l’intérieur de mon petit « Billy Rossinante 1er » en tringlant des rideaux aux motifs petites fleurs bleues me rappelant les torchons de grand-mère. Il y a vraiment que les babosses et les branles-merde de la décroissance pour cultiver un aussi mauvais gout ! C’est moche comme tout mais ayant déjà subi les foudres démesurées de sa susceptibilité sur d’autres tournées, j’acquiesce avec mon plus beau sourire de faux-derche.

Au bout de quelques kilomètres, Cyp et Bato s’aperçoivent que leurs compiles Mp3 DANCE 90 et autres « avariétés » françaises du style Jean Jacques Goldman et toutes ces merderies ont disparu. En effet, m’en étant débarrassé en amont de là où elles n’auraient jamais dû sortir, c’est-à-dire les poubelles de l’histoire… Surtout Goldman putain ! Je n’ai pas le temps ici de m’essuyer les pieds sur sa gueule mais quel escroc…, quel putain d’escroc ! Si l’indigence était un cul, Goldman serait surement la plus grosse merde qu’elle aurait chié. Sur le moment, tous dans le camion s’en insurgent, ça vitupère, ça chouine et tape des pieds mais je les connais moi les branleurs, je les pratique depuis suffisamment longtemps pour savoir qu’à chaque fois qu’ils lancent une interminable compile de daube musicale, ils s’endorment dans la foulée et c’est bibi au volant qui ramasse. Je pense à mon bien être mentale avant tout donc maintenant c’est terminé les niaiseries, ce sera du binaire sur de la grosse distorsion qui tâche et éventuellement un petit coup de Pat Seb s’ils sont sages… J’ai dit !

L’arrivée à Bordeaux sous la grisaille et la pluie casse un peu l’enthousiasme des Topsys. Je ne parle même pas de la pénibilité de déchargement /stationnement et de circulation en général dans le centre. En bons gros cons, Cyp et Moi en profiterons pour conspuer le moindre riverain en toute gratuité, histoire de se passer les nerfs et de s’amuser un peu. Ce sera là, la seule partie amusante de la soirée.

Sur place, on découvre que le groupe est censé jouer dans une cave exiguë et carrelée (sic) avec une sono clairement inadaptée à de la musique amplifiée. Aucune affiche pour promouvoir le concert du soir sur la devanture, ce qui s’avère en général de mauvais augure et toujours pas de nouvelles de l’organisateur. On vaque dans le bar à la déco rétro psycho-Billy où un DJ installe ses platines vinyles pour la fin de soirée puis on s’interroge car ça commence à dauber du cul sévèrement cette histoire. Les deux tenanciers n’ont pas l’air bien méchant mais se foutent visiblement de notre présence et du concert du soir.

Arrive enfin Roman, l’organisateur de la soirée qui m’a l’air de premier abord complètement aux fraises malgré sa bonne volonté. J’ai cru comprendre que c’est une orga qui a trainé à se monter depuis plusieurs mois et que tout s’est calé au dernier moment, « à l’arrache »comme se complaît à préciser Roman, ce qui veut tout dire pour moi. Ah oui, petite précision de dernière minute, le concert ne commence pas avant 22h30 pour cause de coupe du monde de rugby alors que quelques personnes sont déjà présentes dés 21h et que nous ne nous sommes évidemment pas encore sustenté. Si en plus d’avoir les crocs, il faut attendre la viande saoule venir nous gonfler avec leurs élans de sentiments nationaux autour d’un jeu de baballe, alors là c’est le pompon, je râle à tout va, la symphonie est lancée.

Pour le reste, je vais la faire courte. Ce concert de samedi soir est un échec cuisant. Un son purement inaudible, aucune voix ne ressort, moi-même connaissant les morceaux je peine à les apprécier. Je plains le maigre public pour ce triste spectacle. Ainsi, étrange hasard que de chroniquer le deuxième morceau de l’Ep pour ce deuxième soir tellement la rhétorique de STICK IN THE MUD ne peut pas mieux coller aux aberrations de cette soirée. La remise en question personnelle comme constante condition d’élévation (vous comprendrez à qui et à quoi je fais allusion plus bas). La grande peur de notre époque pourrie de certitudes, aussi arrogantes qu’auto-suffisantes à s’admettre profondément responsable de nos erreurs et toute la dénégation quotidienne qui en découle par profonde lâcheté ou superficialité d’esprit. Moi qui suis un parangon de lâcheté humaine, je ne peux qu’adhérer à leurs mots. Bien évidemment, l’intelligence de Noémie et Damien n’est pas de se positionner en moralisateur mais de dresser un constat en se mouillant soi-même. Il en résulte un morceau réussi sur le fond comme sur la forme, musique rapide et mélodique cohérente au texte et à sa propre musicalité. Deuxième tube pour cet EP.

Autre déception de ce concert, le manque de têtes connus. Avec la somme de copains sur Bordeaux, entre les groupes et les orgas qui sont constamment à pleurnicher sur Facebook sur le manque de soutien de la scène locale ect…, personne n’était présent hormis, faut bien lui rendre grâce, mon pote Clément des NINA’SCHOOL (prévenu du concert par mes soins). Le reste, on les attend toujours pour prêcher ailleurs que pour leur paroisse, ou plutôt leur fond de caisse. GRANDE FAMILLE DU PUNK ROCK ??? MON CUL ! J’efface par ce trait cynique ma rancune mais je saurai m’en rappeler en temps voulu et je ne suis pas le seul, faites-moi confiance. On se console comme on peut pour estomper l’amertume devant le concert de MCFLY, CHERRY AND SUNGLASSES, le groupe de Roman. Le son n’est toujours pas tiptop mais il y a quand même des plans cools qui attirent mon attention malgré le fait que dans l’absolu, je n’en ai pas grand-chose à foutre très sincèrement. J’ai juste hâte de rentrer pour me caler devant un petit film d’Audiard avec Cyprien.

À la fin du show, on ne tarde pas à ranger le matos pour aller se poser chez Roman quelques rues plus loin. Ce dernier apporte le maigre butin du concert au groupe, avec à peine vingt entrées ça ne va pas chier loin… Je vois dans les yeux de chacun la palpable et désagréable sensation de s’être grossièrement fait enliser jusqu’à la glotte, et le pire, c’est qu’on est convaincu que cela n’a rien d’intentionnel de leur part. On se questionne juste sur comment dans une ville potentielle comme Bordeaux un samedi soir, tu ne peux même pas arriver à faire une vingtaine d’entrées ? À l’évidence, il y a eu une grosse dose de « je m’en-foutisme » dans la promotion du concert c’est une certitude ! Je ne suis pas sure que ce soit aller au-delà d’un vieux fly sur Facebook. L’amertume face au manque de sérieux d’organisateurs qui de plus, connaissent la réalité financière d’une tournée m’insupporte de plus en plus. Pourtant les Topsys sont souples (trop selon moi) et ne demandent déjà pas grand-chose étant totalement conscient du fait qu’ils n’ont clairement pas de notoriété suffisante pour jouer les princesses. Il en reste que ce n’est pas un prétexte, mon point de vue est sans concessions ; Si on n’est pas capable d’assurer un concert pour au minimum rembourser les frais journaliers d’un groupe autant ne rien faire du tout ou bien, assumer jusqu’au bout le manque à gagner. À bon entendeur ! Beaucoup sauront de quoi je parle.

Chez Roman, malgré l’intention de se pieuter assez vite, le salon supposé nous servir de chambre se remplit vite de colocataires qui comptent bien eux y prolonger leur soirée malgré nos gueules de déterrés essayant encore de faire bonne figure. Entre nuages de fumés, « musique » électro et les sauts d’humeur d’un chat toqué qui n’a visiblement plus la lumière à tous les étages depuis une chute du 3eme, je finis par perdre patience et sacrifierai mon lit potentiel pour aller dormir dans une chambre à l’étage sur un demi-coussin à même le sol. Aucune rancune ! À chacun sa vision de l’hospitalité !


18.10 : Mont de Marsan @ Le Potcheen – Concours Goéland et Quizz musical avec la BAC.



Les yeux en trous de pines, claironnant de bon matin, Cyp nous sort du pajot et balaye d’un coup l’espoir d’une grasse mâtiné. En effet, celui que l’on surnomme à son insu DURACELL (autant pour son inépuisable tempérament électrique que pour son insupportable manie de presser violemment les occupants des toilettes quand Monsieur a envie de se soulager) n’a pas oublié qu’on s’était dit la veille d’aller au Marché, sortie qui, une fois de plus s’avérera décevante. Définitivement cette escale à Bordeaux restera un morne souvenir pour chacun. Aucun intérêt.
Seules deux anecdotes croustillantes ressortiront de cette matinée », on apprend d’abord que Noémie aurait participé il y a quelques années à un concours dessin Goéland où elle y représentait une vache dont le corps prenait la couleur et les points d’un champignon dans lequel elle avait croqué (sic). Aussi moisie que crédible vu la nullité des logos Goéland, l’anecdote provoquera l’hilarité par l’autodérision de la principale concernée. Secondement, beaucoup moins drôle dans le registre, en rentrant du marché on croisera un le triste tableau d’un SDF en imper titubant, une bouteille de Ricard à la main dont les chaussures éventrées laissent ressortir les orteils sclérosés, déformés et noirâtres. Nos sentiments de honte et de lâcheté profonde nous feront tourner le regard jusqu’au moment où Simon, ignorant tout des convenances et des codes sociaux s’approchera de lui en lançant doucement un paternaliste: « Et dites donc mon p’tit vieux, vous n’en faites pas un peu trop non ? Les coups de canif dans vos godasses là, ça n’a aucune allure quand même ! Ressaisissez-vous mon p’tit vieux ! ». À ce moment précis, je ne sais pas qui a le visage le plus rougeâtre du SDF buriné et alcoolique ou de nous qui étouffons sous la gêne et le malaise. Une rue plus loin, notre malvenu bienveillant se fera « vilipender » par Damien et Noémie hors d’eux, ce à quoi il répondra juste, serein et inconséquent : « C’est bon, vous n’allez pas vous mettre à commenter tout ce que je fais non plus »…Les pots de chambre ont des couvercles, l’autisme a ses limites. J’ai pas mieux…

Arrivé à Mont de Marsan en début de soirée. Le concert a lieu dans un petit pub irlandais du centre-ville dans lequel en s’installant on ne sait pas trop à quoi s’attendre. Rejoins par le sympathique Fred, un pote de Cyp chez qui on logera le soir, la soirée prend place tranquillement. Après un repas qui se soldera en refaisant le monde, le concert commence devant quelques personnes présentes qui ont l’air d’apprécier la prestation live et d’autres pas du tout et assez ostensiblement pour agacer Noémie.

Le concert ayant commencé suite à l’interruption d’une discussion sur le déterminisme en général (conceptuel et immanent), le morceau choisi du jour sera ESCAPE. À la seconde où j’ai entendu l’intro, j’ai tout de suite et intuitivement compris que c’était une foirade sans intérêt ce morceau. Rien qu’à entendre les premières lignes de chant j’ai grimacé. Musicalement, on aime ou pas les morceaux mi-tempo de ce style, d’ailleurs, sur la forme mélodique pure ça reste cohérent aux Topsys, les lignes du refrain fonctionnent hyper bien quand même mais alors le couplet fracasse tout. Une horreur. On croirait entendre de la démagogie superficielle à la Rise Against. Ils ont trop creusé la forme au détriment du fond et donc le morceau fait « tache » au milieu des autres si réussis dans l’ensemble. Ou alors, comme le dit souvent Noémie, dans ma critique quelque chose m’échappe, il y a des chances que je sois trop con pour comprendre la subtilité de la chose. Cette option me va très bien aussi. Pour conclure, bizarrement, ce titre passe mieux en live que sur cd mais à vous de juger.
D’après les locaux, difficile de faire sortir les gens à « Mont de » un dimanche soir, finalement on ne s’en sortira pas si mal, de plus que le public se montrera généreux en participation financière, geste assez singulier pour ne pas omettre de le souligner.

Fin du concert, arrive l’échange d’impressions entre les membres. L’équipe est à moitié satisfaite car malgré l’accueil de qualité comme ce soir-là, certains ressentent parfois l’impression de jouer en échange du gite et du couvert quand la magie n’opère pas spécialement. On connaît tous ça et c’est toujours très déroutant.
Dernier point croustillant de la soirée, on se fera arrêter par la BAC en plein centre-ville. En repartant, je suivrai les indications foireuses de mon gps non ajourné me faisant prendre un sens interdit sur quelques mètres, du moins assez longtemps pour que le hasard fasse que la BAC en pleine ronde s’en aperçoive. Interpellation assez sèche en première instance, autant dire qu’on n’en mène pas large. Le ton va vite baisser pour dévier vers l’humour et leurs interrogations sur la vie de groupe, style ect… Ils nous diront que s’ils avaient su ils y seraient venus voir. Je vous retranscris le topo :

– Agent BAC : Cela ressemble à quoi ce que vous faites ?
– Cyp : Oh bah… Offspring, Green Day!
– Agent BAC 2 : Ah bah mince alors, si on avait su on serait venu !
– Agent BAC 1 : Perso je préfère Mark Knopfler ?
– Ce con de Simon : C’est qui ça Marc Choufleur ?
– Agent BAC 1 : Vous ne connaissez pas Mark Knopfler ? Attendez…sérieux ?
-Sainte Noémie : Si ! C’est le chanteur de DIRE STRAITS !
– Agent BAC 1 s’adressant à moi : Vous voyez Monsieur, la réponse de votre amie vient de vous faire échapper à l’amende.

À deux doigts de se faire la bise copains comme cochons avec la maréchaussée, ils nous laissent repartir. J’ai eu chaud aux fesses, grâce à Noémie j’échappe à 135 euros d’amende et au retrait de 4 points sur le permis. Sur le moment, Damien, comme tous les fêlés de la cafetière superstitieux me soutiendra que c’est dû au fait que j’ai marché dans un excrément du pied gauche le matin même. Et le voilà reparti dans sa grande théorie, croyant dur comme fer que les adages populaires ont forcément un passif et une logique…on ne le contrarie pas mais… je constate juste qu’une fois de plus… ma bonhomie idoine m’a permis en partie de me sortir de la béchamel. Je leur relaterai que lorsque j’étais gosse, au catéchisme, un prêtre m’avait sévèrement invectivé à ce sujet dans cette confession des plus douteuses: « Je me méfie de toi comme de la peste noire avec ta petite gueule d’ange ! On a envie de te donner le bon Dieu sans confessions mais avec ton petit air, tu serais capable de le charmer et de l’avilir dans la pédérastie !… SERPENT ! » Tout ceci alors que je me contentais juste de sourire et d’être sage comme me l’intimait ma maman. Délit de bonne gueule c’est tout.

Mais bon, rien que pour ça on ne regrette pas notre soirée à Mont de Marsan.

19.10 : Toulouse @ L’internazionale – Toulouse punk-cœurs


Éclat de rire général dès le matin à la vue de mon dessous de T-shirt Goéland « Rêve américain ! Cauchemar indien ! Pogo avec les loups ! ».Vexé comme un pou de ne pas avoir pu mieux le dissimuler, je les laisserai se foutre de ma tronche en mâchonnant mon mépris. Dans l’euphorie, les larmes aux yeux, ils repasseront en revue tous les Logos et T-shirts mythiquement dégueulasses de cette époque. Grand moment ! S’ensuit un petit déjeuner peinard où Dave Grohl est clairement canonisé par les deux groupies Cyp et Fred. Faut voir leurs yeux de gosses devant leur tablette à commenter la moindre mimique potache des FOO FIGTHERS. Finalité de la si peu objective FredetCypo-conférence ; Dave Grohl est la rock star intouchable la plus cool du monde… et Fat Mike un gros enc*** !

On quitte « Mont de » après un petit resto et la visite du skate shop de Fred. Toujours le même train-train, à peine sommes-nous grimpés dans le camion que les têtes tombent les unes après les autres, souvent dans le même ordre d’ailleurs. Bato tout ronchon n’appréciera guère que je fasse remarquer qu’il bave abondamment sur son oreiller à chaque sieste et qu’il me fait marrer à essayer de le dissimuler à chaque réveil. Sacré lui!

À chaque passage dans la ville rose, c’est plus fort que nous, il faut qu’on se mette à essayer de dépeindre la ville avec la verve roulante et poétique d’un Nougaro, ce qui n’est pas du gout de Simon qui nous traite de pauv’types toutes les 5 minutes quand on part dans nos grands délires.

Ce soir les Topsys partagent l’affiche avec deux locaux, le groupe « Flûte » du ska/streetpunk et Mika de « THIS LIFE » qui ouvre le bal en acoustique. C’est aussi l’occasion de recroiser une palanqué de copains, ça fait plaisir de voir qu’un lundi soir on se bouge à Toulouse même si certains manquent à la soirée car eux aussi sont en tournée à ce moment-là. La soirée s’annonce plaisante et nous redonne du boum au cœur. Les organisateurs que l’on ne remerciera jamais assez pour leur investissement et l’aide ont assuré la soirée car le concert a changé de lieu quelques jours auparavant. Initialement prévu dans une salle dont je ne veux même pas retenir le nom car elle emploierait une poignée de pauvres types identitaires connus des milieux fafs en tant que vigiles, chose non cautionnable, il a donc fallu trouver une salle quelques semaines auparavant pour déplacer le concert.

La prestation de Mika en acoustique est vraiment cool. Petite ambiance intimiste, pas de rififi ni de pleurniche insupportable qui m’ennuie assez vite en général devant du punk acoustique, là c’est assez plaisant. Préférant discuter avec les copains toulousains en terrasse, je n’ai pas vu FLUTE jouer. Pour ce qui est du concert des TOPSYS, rien de nouveau. Cyp est particulièrement expressif ce soir-là avec ses imitations de TDK, notamment pour annoncer TAKE IT ALL, le morceau speed old school de l’Ep qui nous rappelle « les têtes brulantes » en tout point. Véritable appel aux logiques simples de décroissance et de conscientisation face aux extravagances absurdes du gaspillage de denrées. Tout est dit dans le morceau. Simple et efficace.

De connivence avec le reste du groupe, on se moque de Dam’s décidant de jouer devant la petite scène pour s’accaparer de l’espace personnel. À croire que Dave Grohl lui soit monté à la tête le matin même. J’ai même vu le moment où ce con allait faire semblant de se casser la cheville juste pour faire le malin. Le reste du groupe me confiera qu’ils n’en peuvent plus de lui et de ses frasques grotesques de petit leader en mal de reconnaissance, ses colères d’enfant Dieu et du melon qu’il commence à se coltiner de plus en plus. D’ailleurs, je précise que ce soir, vu que tout s’est bien passé c’est évidemment lui qui a trouvé et géré le plan de bout en bout alors qu’en temps normal, il n’y est jamais pour rien. Je peux vous dire que celui-là, le jour où la merde con vaudra de l’or, on pourra lui gratter l’cul à la loupe !

Revenons à nos moutons. Prestation live quasi impeccable. Le public a le sourire aux lèvres et témoignera à plusieurs reprises de son impression au groupe à la fin du concert même si l’affluence de la soirée reste modeste. De son côté, j’ignore d’où il tient cette expression mais Simon aurait fait « à balle de merch » (?).
Épisode cocasse de la soirée, alors que l’on se restaure après le concert, Cyp demandera à Bato s’il ne trouve pas que depuis le début de la tournée la bière sur scène a un arrière gout dégueu. Le nez dans nos assiettes de riz, on essaiera de ne pas pouffer de rire en pensant au bromure qu’on lui dissimule dans son gobelet chaque soir lorsqu’il s’installe et à tous les moyens de détourner son intention mise en œuvre par nos soins.

On ne tarde pas trop sur place, Jordan (qui nous héberge) doit se lever tôt pour aller en cours le lendemain. On enlace fraternellement les copains présents, le temps de poser pour la traditionnelle photo de souvenir et nous voilà parti pour une nuit, disons personnellement assez traumatisante. Avant de vous relater pourquoi, je fais abstraction du fait que chaque soir, alors que tout le monde s’endort, Bato passe en mode casse-couilles modèle géant en allant se doucher constamment à ce moment précis et emmerder tout le monde à ce titre. Mais de mon côté, m’étant endormi sur un canapé en L, je serai réveillé pendant la nuit par Simon tel un veau en manque de lait en train de me lécher goulument le gros orteil dans son sommeil. Sacrée sueur froide ! Je finirai ma nuit après m’être glissé dans mon sac de couchage volontairement mis de côté à cause de la chaleur. Évidemment, ce salopard niera l’évidence le lendemain.

20.10 : Marseille @ LA MACHINE A COUDRE- Entre Pagnol et Tony Hawk.


On quitte Toulouse sur une petite douceur, café et biscuits véganes offerts le cœur sur la main par notre pote Cédric Rastelli. Chose assez singulière pour le souligner à nouveau, on en demande généralement pas tant. Le tout, sur fond de discussions au sujet de la scène en général et notamment sur une pseudo polémique concernant le groupe du frère de notre hôte (Jordan) HIGHTOWER, qui s’en sont pris plein la gueule pour juste avoir dit ce que tout le monde sait mais refuse d’admettre par défaut d’orgueil c’est-à-dire, que la scène française est pourrie de sous copies de groupes ricains sans aucune originalité… Rien de plus vrai que ça ! Faut juste avoir l’honnêteté de l’admettre c’est tout. Quand je vois l’avalanche de crachat que se sont pris ces gars (que je ne connais pas) juste pour avoir émis une opinion personnelle un peu excessive dans la forme sur la scène française, ça démontre bien la très maigre capacité d’ouverture et de tolérance dont elle se targue en permanence alors qu’il n’y pas plus vindicative et acerbe qu’elle, surtout face à la dérision de tels propos. Plutôt que de rebondir et d’essayer d’élever le débat intelligemment vers le haut quitte à se remettre un peu en cause, ça vitupère dans tous les sens dans l’hypocrisie la plus impure. Là aussi, il y aurait pas mal à dire, des boîtes de Pandore à déboulonner mais ce n’est pas le moment…

S’approchant de Marseille, se dessinent à l’horizon les collines et le ciel azur immortalisés par Pagnol. Au creux de l’oreille, mon imagination me susurre un chant de cigales sur lequel roule l’accent si doucement caustique des personnages de l’auteur et notamment celle du narrateur dans le film d’Yves Robert. Pensés nostalgiques avec Cyp, alors que Bato lui, nous bassine avec ses interminables comparaisons de tout sur tout avec les Etats-Unis ; « Et patati qu’aux states les routes sont plus larges », « et vas-y que les rocheuses c’est plus impressionnant que la Provence », « et qu’est-ce que c’est que ces rayonnages de chips daubés du cul »etc…comme ça pour tout et n’importe quoi… C’est affligeant… Bato c’est tout à fait le genre de clampin qui portera encore son T-shirt « I LOVE N.Y » dans cinq ans aux enterrements juste pour dire qu’il a osé foutre les pieds dans ce pays de cons…Et évidement, arrivant plus tôt que prévu aux portes de « la plus ancienne ville de France » qui regorge de vestiges historiques à visiter, que va proposer de faire Bato ??? D’aller voir de ses yeux le skate-Park modélisé dans le jeu vidéo Tony Hawk2 … Doit-on rire ou pleurer ?

Accueilli par Will de LUNCH qui organise la soirée avec ses acolytes, pas le temps de se taper la bise devant la salle, minuscule rue à sens unique où nous assourdissent de bruits de Klaxons insupportables deux chauffeurs immobilisés derrière nous, juste pour nous foutre la pression. Le backline pourtant déchargé à vitesse grand V mais vraisemblablement pas assez pour les patibulaires de derrières, ce qui poussera Cyp, excédé par le raffut à les injurier avec ses yeux de feu à peine le déchargement terminé. À la fraction de seconde où j’entendrai les portières s’ouvrir, il y aura pas long pour comprendre la connerie de Mr Carrierre. Voyant le reste de l’équipe s’engouffrer dans la salle de trouille, j’aurai à peine le temps de sauter dans le camion et de démarrer en trombe pour me sauver lâchement les miches, apercevant succinctement dans le rétro les trois malabars lui bondir dessus pour lui torgnoler « chifarnasse sur chifarnasse »… Je reviendrai quelques minutes plus tard après avoir garé l’engin et retrouverai mon Cyp en pleine installation derrière ses fûts, honteux et rouge comme une bite au cirage. Face à sa moue d’enfant corrigé, les yeux rougis et la goutte au nez, on s’évite tous du regard de peur d’esquisser un rictus et ceci, en bons salauds, pour mieux s’esclaffer dans son dos en loge. Ça lui apprendra à sans arrêt me faire le reproche d’être trop «calme et courtois » au volant envers la bêtise des chauffards. « J’espère que ça lui servira de leçon » dira Simon.

Au retour des balances, Noémie tire la tronche. Oui je sais, pléonasme diront les mauvaises langues … Moi-même, j’ai longtemps cru qu’elle était dépourvue de zygomatiques comme le chancelier Adenauer mais il n’en est rien, on ne voit pas forcément les étoiles filantes nous passer au-dessus de la tête. Bref là, voila que Madame fait la capricieuse car de son côté de la scène, juste à côté d’elle, gouttent le long des câblages électriques lumières des filets d’eau provenant de l’insalubrité du plafond… Agacé par sa pleurniche, je l’assénerai de tout mon cynisme ; « Ah ça veut jouer les punks DIY dans les circuits DIY et ça a peur de prendre un coup de jus ? Tu ne veux pas des chiottes propres et un massage non plus ? T’en faisais autant de manières quand tu te peroxydais à outrance la tignasse pour la teindre en rose ? Les risques de pertes de cheveux ne t’étouffaient pas la glotte là que je sache ?». Séchée, elle ne rétorquera rien et restera pantoise au côté de son « eunuque molle » Damien qui lui sert de copain. Face à leur silence, je ponctuerai par une énième provocation leur confiant d’être rassuré de voir que même dans le milieu progressiste punk, la femme sait faire un minimum preuve de sa seule intelligence primitive c’est-à-dire que quand une paire de couilles parlent, ELLE FERME SA GUEULE ! Du tac o tac, aussi vive et tranchante qu’une guillotine, elle me réplique : « Oh mais je ne t’en veux pas tu sais ! Il semblerait que tu saches bien de quoi tu parles toi ! Gros expert en gent féminine le Colin Connard, c’est bien connu, il a rempli des manuels… Pfff ! Pauvre Merde ! Il y a bien qu’un gros frustré de la bite comme toi pour cracher de tels propos myosines aux Femmes, à défaut de pouvoir leur procurer autre chose d’ailleurs! » Approbation générale de l’assemblée. Les jambes tremblantes et la rage aux dents, je préfère me retirer que d’entendre des conneries pareilles. Je fuis donc touché mais pas encore coulé jusqu’à ce que Simon le narquois, m’achève en me demandant si j’ai encore un petit commentaire à faire.

Les concerts seront ce soir-là encore un petit succès grâce à une orga au top (premier catering chaud de la tournée, je tiens aussi à le souligner). Un public assez présent pour nous satisfaire et réceptif dans l’ensemble hormis aux demandes du groupe de ne pas fumer dans la salle ceci les gênant réellement les pauvres petites chattes. Je passe outre le fait que l’ingé-son doit avoir un sérieux problème d’audition pour passer son temps à monter la basse déjà beaucoup trop forte en façade malgré mes avertissements. Mais dans l’ensemble c’est une chic soirée sans accroc, non comme mon dernier passage dans cette salle avec les JOHK où DAIKAJU, un groupe ricains avaient emprunté leur matériel sans autorisation et enflammé avec de l’essence à briquet les cymbales de la batterie devant un Alexis décontenancé.

Mardi soir oblige, on ne tarde pas sur les lieux pour s’entasser chez Will. Je m’accapare direct un canapé-lit 2 places avec Cyp par peur de dormir avec l’autre suceur d’orteils. Apparemment mes ronflements se sont avérés un peu trop intempestifs cette nuit-là, ça a claironné sévère malgré les efforts de Damien et Cyp pour me couper dans mon sommeil. Bien fait pour leurs gueules, une fois de plus, je ne m’excuserai même pas !

21.10 : Off à Grenoble- soirée nostalgie vers le futur


Au réveil, pas de chants d’oiseaux mais des sarcasmes pour changer. À peine l’œil ouvert que Noémie (qui a cru que la vie c’était des cookies) pense de bon augure de me laisser sous-entendre que sous prétexte que leur matelas gonflable ce soit percé pendant la nuit avec Damien, il aurait été légitime que je leur laisse ma place sur le canapé. Ce à quoi je réponds sidéré mais avec la plus prompte élégance et mon tact idoine matinal : « Alors là ma petite chérie, sans vouloir te paraitre grossier ni condescendant, mais laisse-moi te dire avec toute la délicatesse due à une dame de ton rang que tu aurais pu TE BRANLER LONGTEMPS !!! » Mise en rustine exemplaire pour une gonflé qui ne manque pas d’air.

On se réconciliera le temps de faire semblant de l’aider à cuisiner une tambouille vegan pour notre hôte. Repas revigorant, chose dont on aura bien besoin une heure plus tard sur la route pour aller pousser une voiture en panne avec une femme et ses trois enfants à son bord se faisant crapuleusement insulter par les automobilistes au lieu de l’aider à dégager la voie. Quelles mentalités de cons…

Pour le reste de la journée rien de bien palpitant. D’interminables routes de montagne et d’apaisants paysages aux couleurs d’automne, un pic-nic au bord d’un lac et nous voilà arrivé chez Sylvain à Grenoble qui nous héberge à défaut d’avoir pu programmer un concert. On n’a pas pausé les bagages chez lui depuis 5 minutes que Cyp ne peut s’empêcher de s’enliser avec ses jeux de mots pourris en lui demandant s’il y a beaucoup d’ingénieur à Grenoble…Vous n’avez pas compris ? Je vous rassure Sylvain non plus. C’est juste risible de voir Cyprien se sentant idiot à insister avec sa vanne…

S’étant rencardé en amont si la trilogie « retour vers le futur » était projetée ce soir-là sur Grenoble pour le 30e anniversaires, entreprise évidemment soldé par un échec, nous nous sommes donc résignés à les télécharger chez Sylvain pour une soirée film/pyjama/bonbons… enfin bonbons, à mes dépens. M’étant imposé une petite diet depuis quelques temps surtout au niveau des merderies sucrées, Dam’s en bon vicelard va en profiter pour me narguer toute une partie de la soirée m’agitant le pop-corn sous le nez et grouinant comme un cochon pour faire marrer tout le monde. Je succomberai à la tentation une fois, puis deux, puis trois, puis quatre jusqu’au moment où je me déciderai à changer de place pour ne plus avoir le bras assez long pour piocher dedans… le salaud ! J’ai failli replonger.

Pour vous prouver mon grand cœur malgré tout, je vais passer cette nuit-là tout seul sur un matelas de fortune dans la longueur de la salle de bain pour ne pas gêner ces messieurs dames avec mon concerto en ronflement majeur.


22.10 Lescheraines @ La Fabrique- Grand désarroi et petits profits



Il n’y a pas long de route aujourd’hui donc on décide de trainasser chez Sylvain jusque début aprèm histoire de finir le troisième volet de la trilogie. Ce dernier soudain, plein de bonne volonté se met en tête de nous préparer un petit déjeuner mais sera malencontreusement stoppé dans son élan, manquant in extremis de se casser une jambe en glissant sur une flaque de bave laissée par Bato lors de son sommeil. Inutile de préciser le malaise jusqu’au départ.

De retour à La Fabrique où nous étions déjà passés en février dernier pour un épisode particulièrement cocasse de cette tournée, nous sommes à nouveaux accueillis chaleureusement par les maitres des lieux, Caro et Christophe. Ils nous annoncent assez vite la couleur, ce soir ils ont des réservations pour plusieurs tables en restauration et comptent bien faire jouer les Topsys pendant le repas en « spectacle de fond ». Pour le coup, on ne comprend pas trop la démarche et essayons de négocier avec eux pour jouer soit avant à l’apéro soit après mais pendant le repas c’est un coup à embêter la clientèle clairement. Après avoir passé en revue les solutions en imaginant les figures déconfites de l’auditoire venu passer une soirée tranquille entre amis, j’évoque l’idée de faire des patchs « punk rock is not piano-bar », juste pour détendre l’atmosphère. Et pour enfoncer le clou, on apprend que des amis musiciens du lieu vont se pointer après le repas pour se taper un petit bœuf avec leurs instruments… Logique implacable n’est-ce pas ?

Finalement, les patrons auront gain de cause car la clientèle arrivera trop tard pour jouer avant le repas. Les Topsys font l’effort de jouer avec le sourire mais ce n’est quand même pas terrible. Les amplis sont baissés au maximum gérable mais on voit bien que ce n’est pas du tout du gout des personnes présentes. Je suis mal à l’aise pour eux malgré le fait qu’ils écourtent le set au maximum avec des morceaux les plus « rock’n’roll ». Il en reste que les tablées se sentent otages et subissent littéralement la prestation, le nez dans leurs potages. En parlant de potage, je vais de suite chroniquer le morceau IT’S ALRIGHT ! Alors là, si tu aimes la soupe à la Weezer tu vas l’adorer, par contre, beaucoup moins si tu raffoles du bouillon de bœuf et de poulets. Nos deux vegans « ont pondu » un énième titre sur leur rapport à la cause animale. Il y a eu débat sur la tournée suite aux impressions du public sur celui-ci car je ne trouvais pas pertinent la façon dont Damien avait de présenter la chose, de façon inassumée presque. En lisant le texte, je souligne la notion sarcastique et ironiquement joviale des propos (beaucoup trop entendus) sur le manque de réflexions pour la condition animale. J’aurais de prime abord, tendance à trouver ce morceau « nian-nian » sur la forme primaire mais c’est par pure cohérence avec les propos accolés. Le refrain une fois de plus rattrape tout. Noémie et Damien y balancent ce qu’ils ont sur le cœur, sans haine et sans reproche, peut-être trop consensuels sur la forme mais bon, tout le monde n’est pas PROPAGANDHI. Une fois terminée, comme il y a de l’attente avant de se restaurer, je me retire dans l’appartement au-dessus, profitant du calme pour bouquiner. Court répit car au bout de quelques minutes se met en branle un espèce de barouf en bas… je tends l’oreille quelques secondes puis comprends enfin que ce sont des types qui essaient de jouer du Noir Désir. Sacrilège !

22h30 : Je rejoins mes comparses décontenancés par le piteux spectacle de deux types qui ne savent clairement pas jouer de l’instrument. Je ne sais pas ce qui nous insupporte le plus, la bouillie sonore en fond ou nos estomacs criant famine dans les odeurs de tambouille. Noémie me fait part que l’un des gars sur scène lui a fait la leçon après le set. Cette tête de pomme s’est crue malin de lui expliquer qu’il était positif et formateur de jouer dans des lieux avec conditions comme celle-ci pour « s’adapter » au public. En gros, sa logique au gars c’est de dire qu’en tant que groupe de punk rock, si tu te retrouves à jouer dans une fête de village où s’est entassé le troisième âge faut réadapter ton set en musette. Cinq minutes de plus et il allait nous dire qu’il aurait fallu sortir les accordéons ce connard. Bato ponctue la discussion : « De toute façon, je n’avais même pas envie de l’écouter avec sa gueule de con de ramasseur de pommes ! L’autre vieux saisonnier de merde !». On n’a toujours pas compris le rapport mais sa vindicte absurde nous aura au moins fait marrer 10 minutes.

Arrive le repas tant attendu et attention les yeux plus gros que nos ventres vides… Menu du soir : un potage légume/carotte et une assiette où deux pommes de terre se battent en duel avec deux champignons ! À croire qu’ils avaient peur qu’on leur bouche leur chiotte ou quoi ? Engloutis en cinq minutes, c’est un peu léger et on comprend vite qu’il n’y aura rien d’autre. Mon manque de sérotonine commence à me faire perdre tout sens de la convivialité. À chaque fois qu’un des « nez de bœufs musicaux» vient nous demander d’allumer ou d’utiliser un ampli, purgé de mon capital sympathie, je lui lance un regard noir sans concessions. «J’adore quand tu fais ta gueule de con comme ça !» m’approuve Simon.

Cerise sur ce drôle de gâteau confit d’amertume…la note ! La patronne osera demander à Noémie de payer pour les deux repas non musiciens la maudite somme de…30 euros ! Putain ça fait cher la dent creuse à peine bouchée ! Avec une plâtrée pareille, c’est sure qu’il y avait qu’avec un tel niveau d’indécence qu’on risquait de s’étouffer ! Ah la Pingre ! Sur l’instant, je bouillonne intérieurement, il est hors de question de raquer ce prix-là pour ma part mais Noémie et Damien ne veulent pas faire de scandale dans l’attente du cachet évasif convenu avec elle au préalable. Noémie essaiera de négocier les repas et fera chou blanc face à la patronne qui osera argumenter qu’on devrait déjà les remercier de nous loger gratuitement le soir… On tombera des nus et nous finirons par accepter de se faire tondre de 30 euros en payant avec la caisse du groupe. Comme dirait l’autre, on s’est quand même gentiment fait prendre pour des cons ! On en a gros !

Dépités du tournant foireux de la soirée, avec Noémie et Damien on décide de ne pas s’éterniser mais c’est sans compter sur la ténacité d’un Cyp, champion négociateur toutes catégories en rock’n’roll. Avec Bato, ils iront s’accouder au comptoir commandant des consommations pour se compromettre dans des flagorneries les plus séductrices afin d’obtenir au bout d’une demi-heure interminable, à défaut de lui en arracher un sourire, qu’elle accepte enfin de lâcher un putain de billet de 50 euros à la très forte odeur d’oursin de mer. Bref, maigre butin qui ne couvre même pas les frais journaliers…Pour le reste même constat que pour Bordeaux.

Avant de monter se coucher, sous le regard complice et moqueur de Damien, je tenterai un subterfuge foireux pour leur demander les restes de pain du soir pour le petit dej, ce à quoi on nous répondra qu’ils nous serviront le petit déjeuner le lendemain si on le souhaite, et bien évidemment, non offert le petit déjeuner…Putain la tristesse ! À ce niveau-là de recherche du profit immédiat je n’ai plus rien à dire. Est-ce inhérent à la région ? Allusion faite au groupe de reggae mercantile croisé en février dernier dans ce lieu même. En tout cas, quand je vois les affiches placardées sur les murs prônant l’entraide, le don, l’ouverture aux initiatives de décroissances locales etc., je me dis qu’ici, s’il n’y a pas de petits profits il y a surtout de très très grand discours. À chacun sa cohérence, à chacun son échec !

Fin de soirée pyjama à refaire le monde ou plutôt le déconstruire, avec pour seule solution viable pour l’espèce humaine…son extinction… VASECTOMIE OBLIGATOIRE POUR TOUT LE MONDE !!

23.10 Louvenne @ L’étable de Monsieur plus – Ne soyons pas vache.


Sensation étrange ce matin-là au fil des discussions. Je sens bien que le moral de l’équipe n’est pas au plus haut. Après un rapide chargement on décolle en direction de Louvenne, un petit village Jurassien perdu au milieu de nulle part. Très vite, l’euphorie et la bonne humeur vont de nouveau imprégner le microcosme « topsy turvien » en partie grâce aux clowneries de Cyprien particulièrement en forme dans l’odieux ce matin pour notre plus grand plaisir.

Arrivé ultra en avance à la salle, les bénévoles nous font découvrir « L’étable de Monsieur + ». Lieu de résidence artistique, concert et théâtrale, tenu par une poignée de passionnés. La disposition atypique du lieu ajoute un certain charme maison de campagne à l’ambiance vraiment chaleureuse. La soirée s’annonce pleine de surprise car on ne sait pas du tout à quoi s’attendre niveau du public. En tout cas, accueil aux petits oignons. Ils nous préparent un festin de roi végétalien même si on sent bien que ce n’est pas du tout leur délire. En attendant le début du concert chacun tue le temps comme on peut, Cyp au comptoir, Bato au piano, « Minou et Chips » se crêpent le chignon pour des peccadilles (étonnant) et Simon…et bien Simon on sait qu’il est là mais ça ne va pas plus loin.

Je crois que c’est la première date de cette tournée où l’on va enfin partager une tablée conviviale avec l’ensemble de l’organisation, on en arrive presque à trouver ça bizarre tellement ça avait manqué jusque-là. Comme ils sont seuls à jouer ce soir, il leur est demandé prolonger le set quitte à refaire quelques morceaux après une pause.
L’heure d’ouvrir le bal approche, il n’y a pas foule malheureusement ça sent le concert très intimiste. Dans la loge enfumée par les techniciens aficionados du cigarillo, Cyp s’échauffera plus le gosier que les articulations ce qui lui vaudra quelques douleurs pendant le set… et bah oui, il n’a plus 15 ans que drôle, va falloir s’y faire mon Fi.

Sur le premier set, Damien étrangement se chie un peu. Entre débrancher la basse en sautillant (comme une drôlesse qui joue à la marelle), se planter dans son chant et balbutier des maladresses entre les morceaux c’est-à-dire des erreurs qui ne sont plus de leur niveau depuis longtemps, je sens au regard de Noémie qu’ô va chier des bulles à la pause… J’en jubile d’avance. Le public dans son ensemble s’amuse et c’est assez plaisant jusqu’à la reprise des Clashs particulièrement approuvée par la modeste assemblée.

Lors de l’entracte Cyp vient chouiner qu’il a mal à l’épaule (allons bon !) et Damien prend une avoine à saigner des oreilles par Noémie comme prévu. Avec son charisme de nouille de riz, il essaie de se justifier puis de rejeter la faute sur moi pour ne pas être intervenu. Cyp l’approuve et je démarre aussi sec. Bato et Simon ricanent bêtement (pléonasme) et s’attirent les foudres de Noémie et Damien qui chacun attendent du soutien et là, c’est parti… Hiroshima, Carnage verbal ! Nom d’oiseaux sur fond de reproches dans tous les sens. Brouhaha total ! En clair, c’est Verdun comme une engueulade politique en fin de repas de famille trop arrosé. Soudain, un beuglement coupe net le chahut. Dans un silence de mort, on tourne tous la tête en direction d’un tel râle. C’est Riri le technicien bedonnant qui outré par le bazar vient leur faire savoir qu’il est temps de retourner en piste et en silence…Comme des gosses privés de récré, à la file indienne, ils regagnent la scène en échappant de peu aux coups de pied au cul. Quelle bande de pipes à bulles ! Autant qu’ils m’ont très souvent fait honte mais comme ça rarement. Incroyable d’être aussi borné pour ne pas admettre d’avoir tort ou raison. C’était bien la peine d’aller jouer derrière RIGHT OR WRONG, morceau dans la lignée de LIKE A LIVING DEAD. C’est plaisant de voir que par expérience et maturité ils ont évolué au point de dépasser le pop-punk cliché merdique à la blink comme sur le premier album. Ce morceau est une petite douceur qui donne aussi envie de scander le refrain les points en l’air. Quoi ? Vous me trouvez trop mielleux avec eux ? Un petit reproche ? Et bien il sera général. L’anglais des textes sert trop souvent de cache misère et de faciliter sur certain passage mais c’est une remarque générale sur toute la scène française. Les Topsys sont quand même loin d’être les plus mauvais dans cet exercice.

La deuxième partie se termine sur une bonne note, comme à l’école des fans. L’after se passe comme à l’habitude, on pourrait presque l’écrire à l’avance tellement ça devient routinier. Nos deux mouches à vin éclusent et le reste au dodo. Simon nous fera marrer toute la soirée à imiter le tic verbal d’un des bénévoles qui ponctue ses phrases par des « tac tac » en guise de virgule, détail poilant qui va nous rester jusqu’au lendemain. Lui c’est pareil, il y a bien qu’en se foutant de façon si pleutre de la gueule du monde qu’il peut espérer nous faire rire…Il a beau être le chouchou de la fratrie avec son allure d’étudiant en médecine, il ne brille pourtant ni par la finesse, ni par l’esprit.


24.10 Paris @ Café de Paris- Pari d’amis et joie capitale.



Ça pique pas mal pour tout le monde ce matin même avec un quota de sommeil maximum de 5 heures. Les élucubrations de viandes saoules en dessous du dortoir ont visiblement fait fuir le marchand de sable la veille. À deux doigts d’avoir besoin d’un palan, on arrache de son plumard Bato encore à moitié titubant et l’on décolle pour la Capitale sous les yeux encore englués de Riri venu nous ouvrir.

Dernière ligne droite. Enfin façon de parler parce que quand même, on galère à sortir des cols de montagnes. Mon petit « Billy Rossinante 1er » à l’altitude en horreur. Fidèle destrier mais très mauvais grimpeur.

Rien de bien passionnant jusqu’à Paname. Ah si, Cyp insiste pour faire une halte dans une pharmacie pour acheter de la crème contre le mal musculaire, il douille encore de la veille. Une fois revenu dans camion, il râle de toute sa voix nasillarde : « Who putain ça me casse les couilles sérieux ! Sont même pas foutus d’te vendre plusieurs tailles de tube, j’ai raqué 13 balles pour ce bordel-là ! Ô sera périmé que j’en aurai même pas utilisé le tiers ». Moi, cherchant dans le rétro les regards complices : « C’est pour les douleurs musculaires ? Oh bah ne t’inquiètes pas, dans les prochains jours Sarah en aura bien l’utilité Elle ! » Derrière ils pouffent. Cyp : « Pourquoi tu dis ça ? » Moi : « Pour rien laisse tomber, j’me comprends ».
On arrive sur les coups de 16h et je suis déjà brisé de fatigue à l’idée de savoir que l’on rentre directement sur Poitiers après le concert. Je n’ai même pas le courage de pérégriner dans les rues de la capitale comme à mon habitude. Un vrai poulpe le Colin !

Rejoins peu après par Matt de CRAZE RECORDS (un label parisien qui sort essentiellement du punk mélo 90’s) et Alexis à la sono, on s’installe pour tester le son sachant que l’acoustique du lieu n’est pas optimale. À l’affiche du soir avec les Topsys, le groupe MARTY CAN FLY, un duo punk geek 8 beat et Rémy le guitariste/chanteur de CRASHED en acoustique. Putain mais INCROYABLE non!? Un organisateur qui a pensé à placer deux groupes locaux en support de la soirée… Mais si je n’étais pas si bon esprit je dirai presque qu’il va tomber de la merde ! J’en profite sans aucune ironie pour saluer et remercier Matt et Alexis pour leur orga au top.

Petite collation avant concert devant les autres qui, connaissant mon coup de fourchette Gargantuesque, s’étonnent de me voir me restreindre pour éviter une digestion soporifique cette nuit au volant. Bien sur, ce connard de Simon ne pourra pas s’empêcher de m’humilier publiquement avec ses désobligeances de vipère: « Tu sais, ne te fais pas trop chier à essayer de perdre du poids, pour une poche de gras comme toi, 20 kg de plus ou de moins on ne verra pas trop la différence au final ». Tous s’esclaffent les goules pleines de quiche vegan et repartent de plus belle dans la mesquinerie. Cyp : « Et déjà s’il commençait par se tondre le bide, il gagnerait déjà deux tailles de pantalon». Hilarité générale… Bato : « Ahah oué grave ! Et puis que camion ô gagnerait pt’ être 20 km/h sur que autoroute ». Et c’est reparti, ils s’en pissent dessus ces connards. Noémie là-dessus finira sur un ton de reproche : « Arrêtez les gars. Il va abimer son écharpe de fille en chialant dedans ! »Seules les tables d’à côté qui assistent du coin de l’œil à la scène sont gênés pour moi. Je n’oublierai rien.

Plus tard, quelques ami(e)s parisien(ne)s nous ont fait le plaisir de leurs venues. Sarah la copine de Cyp est également là, on lui restitue le bromure et lui rapportons le succès de notre mission. J’en profite pour lui en toucher deux mots discrets et la prévenir qu’on ne le refera pas une deuxième fois, c’est trop compliqué. Tant pis pour les dommages collatéraux, ça claquera de la couille et puis c’est tout… Dérangée par ma remarque, elle réplique qu’elle n’a pas le choix car elle ne se voit pas porter une ceinture de chasteté à chaque retour de tournée…Tout de suite les grands moyens excessifs Madame ! Plus tard dans la soirée, par curiosité, j’évoquerai avec Cyp cette hypothétique situation, ce à quoi il me répondra : « T’es fou ou quoi ? T’as vu comment elle est dessinée ma femme ? T’as vu le travail d’orfèvre ? Un pétoire de cette beauté là, ça se dorlote, ça se bichonne ! Faut le laisser prendre l’air et le soleil… Faut que ça renifle les quatre saisons…Et puis hé mon Colin, tu m’connais, je ne suis pas bégueule moi, tu sais qu’j’aime ça quand il y a de la couenne dans la barquette ! » J’en pleure de rire. Même si c’est quand même fascinant la connerie d’un homme amoureux … mais quel poète, nous voilà qu’il nous fait du grand Audiard qu’en fin de tournée…En tout cas, super bouquet final !

Début du concert de MARTY CAN FLY, c’est fun à regarder. Les samples et les morceaux reprenant les thèmes de jeux-vidéos old-school et autres films mettent bien l’ambiance. Ça manque encore un peu de travail scéniquement mais c’est plaisant. Agréable surprise même pour quelqu’un comme moi qui conspue les univers geeks d’ados attardés. Les Topsys ensuite jouent devant pas mal d’amis et visiblement un public les connaissant déjà. Alexis au son se donne du mal pour pouvoir faire ressortir l’ensemble correctement mais ça le fait. Dernier concert salvateur. Tout le monde s’amuse et les poitevins sont en forme, c’est tout ce qui compte.

Arrive le dernier morceau, les trois dernières minutes de cette tournée, I EXPECT NOTHING BUT I’M STILL LET DOWN. Gros putain de tube! Un des meilleurs sans hésitation qui vient aussi clôturer l’Ep. L’intensité et l’énergie collent parfaitement à la mélancolie du ressentiment exprimé, lui-même issu de la profonde contradiction des êtres et le désarroi face à cela. J’ai vécu suffisamment d’aventures à leurs côtés pour comprendre exactement où ils veulent en venir même si je ne partage pas toujours certains constats avec eux sur la nature humaine, eux étant encore naïvement beaucoup trop optimistes. Ce qui les amène inconsciemment à l’antiphrase du titre d’ailleurs et à un manque cruel de virulence à l’égard de leurs contemporains. Une fois cela dit, je peux assurer que leur dernier opus ne peut absolument pas créer de déception qu’on aime ou pas les Topsys. À la fin du show, viendra vers Damien quelqu’un pour le saluer et le féliciter du dernier Ep. Il les complimentera sur la maturité gagnée parle groupe musicalement. C’est touchant de voir la chose aussi bien comprise et c’est tout en son honneur.

Petit repos de 30 minutes devant le concert acoustique de Rémy. Même si j’y ai passé un bon moment, je ne vais pas me cacher derrière mon petit doigt levé en guise de politesse, dans l’absolu, j’en ai pas grand-chose à foutre. Ah oui, j’avais omis ce détail inhérent à la scène punk rock auto gargarisée d’un pseudo esprit de solidarité…, tout ça c’est du flan ! Les groupes se croisent et se fendent d’une bise la main dans le dos par politesse d’apparence mais en réalité, 90% des groupes n’en ont strictement rien à foutre des œuvres des uns et des autres. Et moi le premier, je n’accable personne. Les 10% restants ne sont que des cercles de copinages fermés qui se bouffent le cul et se collectionnent entre eux. Faut juste être honnête et l’admettre, c’est tout ! Il en reste qu’on passe de très bons moments et qu’on rencontre énormément de personnes géniales avec qui on copine le temps d’un échange ou d’une soirée, parfois des affinités et des amitiés sincères se créent mais qu’on en finisse avec cette supercherie grotesque de « grande famille solidaire» et autres niaiseries du cœur. C’est avant tout de l’opportunisme sous couvert de fraternité. Seuls les justes approuveront !

23h00 : On recharge le matériel et abandonnons Cyprien roucoulant dans la nuit parnassienne au bras de sa dulcinée pour rentrer dans nos contrés Pictavienne. À mes côtés, Bato se missionne de me tenir éveillé toute la route, et bien entendu, une fois passé la porte d’Orléans, il n’y a plus personne. Sacré lui. Cinq heures de route les doigts dans le nez ! Même pas fatigué. Damien et Noémie qui veille au grain n’auront de cesse de me complimenter. « Colin t’es trop fort », « Colin tu assures », « Vas-y qu’on va te payer un petit café »etc. Il n’y a que Simon qui restera intègre jusqu’au bout : « Colin t’es un gros con mais tu sais quand même bien te rendre utile ! »

RIDEAU.



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WINTER TOUR (du 20/02/15 au 01/03/15) Report par Colin Connard 🙂

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Frileux comme un cul de bonne sœur malgré ma tonsure d’ours et appréciant les grands froids hivernaux à peu près autant qu’une crise de diarrhée chronique en pleine cueillette de champignons, Moi, Colin Connard, je m’en vais vous relater notre dernier périple hivernal avec que p’tits drôles de TOPSY TURVY’S. Dix jours de tournée où nos petits corps de Charentais ont été confrontés au grand froid des hautes altitudes montagnardes à travers les ALPES, l’Italie du nord, l’Autriche et son Tyrol et enfin les montagnes Suisses. Inutile de préciser que pour nous, c’est quasiment le cercle polaire…
Fidèle à mes mauvaises habitudes, ayant affûté ma plume d’ange au tranchant de mon sale esprit sarcastique et graveleux, il est temps pour moi, tel un enfant espiègle, de clouer ces souvenirs sur la toile comme des papillons sur un liège après leur capture. Non pas dans l’attente d’une quelconque reconnaissance ou de compliments afin de me faire reluire mon égocentrisme au point mort MAIS BIEN par pur plaisir de badigeonner ma somptueuse confiture verbale sur vos groins de cochons de lecteurs « actuels » que vous êtes… (Comprenne qui voudra ! Ce n’est pas moi le prétentieux !)

20.02 : MORTHOMIERS- Joyeuse guerre et salle des fêtes
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Pas mécontent de quitter la grisaille et la pluie Poitevine, on taille la route nationale direction Morthomiers dans le Cher près de Bourges. À peine parti, on s’accorde nos violons faisant un petit point sur nos playlists de tournée où CYP nous apprend qu’il a viré les siennes. SACRILEGE !!! Immense déception car nous n’aurons pas le droit sur cette tournée à notre écoute quotidienne de Patrick Sébastien et autres variétés françaises bien moisies comme l’été dernier. On aura quand même en rapport un petit moment d’hilarité générale quand Bato, tout innocent, sortira de son sac le pavé fraichement acheté au rayon culture d’un supermarché relatant la biographie du grand, que dis-je, de l’immense Patrick Sébastien…Sacré lui !
On arrive donc à la salle des fêtes de Morthomiers en dépeignant le village et ses ruelles avec la verve rythmique d’un Nougaro chantant Toulouse accueillis par le sympathique Kevin et son équipe. Alors que la technique qui pourtant ne chôme pas, est en plein montage et visiblement, prendra du retard pour les balances,le groupe VIRGINS STRIKE BACK est déjà présent ainsi qu’une partie des DWICH DISASTER avec qui on partage l’affiche ce soir.
Le temps passe vite, à peine fini de déguster le délicieux tajine Végane que le premier groupe, DWICH DISASTER, ouvre le bal devant un public éparpillé dans cette grande salle. Je suis agréablement surpris de voir des charentais présents ce soir, il s’agit de l’asso BNF de Saintes et du groupe ALL MESSED UP venu supporter leurs potes de VIRGINS.
Les TOPSYS passent donc ensuite. Les premiers concerts de tournée ne sont pas en général les plus réussis mais celui-ci est vraiment cool, chouette prestation sublimée indiscutablement par mon impressionnante performance vocale en guest sur NO MORE GUILTY. J’explose de charisme, la foule est subjuguée, je verrai même une ou deux personnes tomber dans les pommes suite à mon apparition, j’en serai limite gêné… Hormis ce moment de grâce absolue, le public restera un peu timide devant les TOPSYS. Cela dit, c’est dommage mais c’est bien cherché, ces « bons à rien » malgré tous les concerts qu’ils ont dans les pattes sont incapables de créer la moindre effervescence avec le public, ne serait-ce pour lancer un sing along. En bon coach, je leur passerai à chacun une soufflante à la sortie du concert dans les loges pour bien leur faire comprendre que s’ils veulent devenir des rock stars, ce n’est pas comme ça qu’ils vont y arriver. Sur ces mots, Noémie, la seule « couillu » du groupe me répondra avec insolence et prendra une paire de gifle du tac o tac entrainant les larmes de Damien à sa place, Cyp et Bato étant trop occupés à discuter pinard local et invention culinaire avec la « saucisse de Morthomiers »n’en auront que faire.
Pour réconcilier tout le monde, je leur propose d’aller prendre une grosse leçon de professionnalisme, de charisme et d’humilité devant VIRGINS STRIKE BACK, le groupe de modern hxc locale. Une bannière à leur nom en fond de scène avec la police de référence, du gros son gras avec la panoplie vestimentaire H&M qui va avec, il leur manque plus qu’un peu d’originalité et ça pourrait être presque cool à mes oreilles. N’écoutant pas ce style-là, j’ai l’impression que tout se ressemble et d’avoir entendu ça mille fois auparavant. Tous ces groupes se copient les uns les autres, du débardeur jusqu’à la mèche de cheveux, sans que rien ne sorte du lot réellement. C’est dommage car ça joue bien dans l’ensemble et les gars sont plutôt cools, c’est rarement le cas dans cette scène.
Le chanteur passera son concert à essayer de bouger le public aux yeux médusés devant le spectacle clownesque des quelques moshers présents. Du pur mimétisme de style, à chier de ridicule, de quoi faire pâlir un Achille Zavatta. Il leur manquerait plus que les grelots et un nez rouge et ça en serait presque risible, enfin, si ce n’était pas fait avec autant de sérieux et de bourrin même dans l’amusement. Mais bon, une fois passé de mode, ce style et l’attitude qui en découle leur passera comme l’envie de chier et ils reviendront à des approches plus sereines et profondes de la musique, du moins je l’espère pour eux.
La soirée se termine chez Kevin qui est fin rond que drôle, on projette de se coucher très vite car le lendemain on décolle tôt mais c’est sans compter sur le maitre des lieux et un de ces acolytes présent qui continueront à veiller à côté de nous sur fond de disques insupportables, les enceintes péniblement accolés aux matelas où l’on est déjà couché. À ce moment précis, je suis tenté de me lever et de lui souffler avec tout le tact qu’on me connait cette fameuse réplique de Lino VENTURA: « Kevin mon petit, voudrais pas te paraitre vieux jeu et encore moins grossier, l’homme de la pampa parfois rude reste toujours courtois mais laisse moi te dire que tes GUNS OF BRIXTON commencent à me les briser MENU! »
Résignés, après quelques barres de rire avec Cyp à imiter les lancements de morceaux du batteur du meilleur groupe du monde, (ce qui ne sera pas du gout paternaliste de l’acolyte de Kevin qui lui, est endormi depuis des plombes sur son canapé) on s’endormira tard, beaucoup trop tard…

21.02 Lescheraines @ La Fabrique – Bison pas très futé et Zion « dérootant »
Debout à 8h avec à peine 4h de sommeil, malicieusement ou sournoisement, on savoure notre revanche sur notre camarade de la veille endormi à côté sur le canapé. Claironnant de bon matin des répliques d’Audiard et autres absurdités avec Cyp pour le réveiller et crois moi bien qu’on n’y met du cœur à l’ouvrage, ça débite, ça débite. Il a la gueule de bois? Et bien on va le vernir mon copain ! Au bout de dix minutes de râles, les yeux en trous de pines et la mine blafarde, il nous observera lever le campement tout penaud quasi silencieusement, c’est de bonne guerre.
Pas trop de temps à perdre en parlote, on reprend la route nationale pour la Haute Savoie où l’on doit être présent pour 17h. Jusqu’à la moitié du chemin hormis un bref contrôle des douanes françaises, tout se passe sans trop de problèmes de circulation mais la neige et les départs de vacances pour les pistes vont considérablement nous ralentir jusqu’à leurs bouchons interminables. Sur conseil de l’organisatrice du soir, elle nous préconise par téléphone (selon ce qu’elle a vu sur le net) de prendre l’autoroute à la prochaine sortie, le trafic y est apparemment plus fluide et plus direct. Pas loupé, à peine quitté les bouchons pour rentrer sur l’autoroute que l’on va y rester 2h30 pour faire 14 km avant d’en sortir à 17h passé.
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Agacement global car on est grave à la bourre, je fume par les oreilles. Dans ces moments là, si je pouvais lui enfoncer son totem dans l’cul à ce gros con de « Bison futé », crois-moi bien que je ne prendrais pas la peine de l’enduire ou de poncer les durillons au préalable, je lui ferai passer l’envie de nous la faire à l’envers… Résultat des courses, 11h de routes au lieu 6h prévu initialement. On finira via la route de montagne par chance assez dégagée de neiges jusqu’à la Fabrique, un café de village associatif dans les montagnes qui n’est pas sans rappeler mes copains de l’Ogre Rouge.
Devant jouer à la base à 19h pour l’apéro puis laisser place à un groupe de reggea fusion « Mardjenal Syndicate » le soir, le contretemps fait que les deux groupes vont devoir se succéder le soir. Ayant déjà installé leur matos sur la scène assez exiguë ne pouvant contenir deux backline, certains se montrent un poil réticent à vouloir bouger leurs affaires pour, je cite : « une première partie ». Sur le coup, Cyp ne sait pas s’il doit rire ou se consterner face à la « grosse tête » d’affiche.
Même s’ils ne sont, de toute évidence, pas de méchants garçons, on voit bien au cours des discussions en soirée qu’ils ont une approche totalement dichotomique de la musique au point que certains ne comprennent même pas l’optique de caler des tournées ou de jouer fréquemment sans « générer obligatoirement du profit », ils ont pas mal l’argent à la bouche derrière leurs discours « peace and zion »…c’est assez « dérootant » dois-je avouer. Eux parlent d’intermittence et de professions, nous de constance et de passion, on ne peut pas se comprendre.
Pour ce qui est du concert, TOPSY balance un set cours et efficace. Ils voient, à leur grande surprise, des sourires et quelques personnes bien réceptives dansantes sur leurs riffs, des enfants même dont l’adorable petit Maé, prince des lieux, sous les yeux constellés de fierté de son papa devant son petit garçon plein de vie. Chouette moment pour le souligner ! La reprise de « Help » des Beatles viendra clore à point le set en créant l’engouement.
À la fin du concert, fatigués et le ventre criant famine, après deux morceaux de l’Affiche, on se retire dans les « loges » au-dessus pour festoyer des wraps et assiettes de légumes avec Noémie et Damien qui se sont faits un nouveau pote, le chat de la maison. Rien que de les entendre chouiner niaisement sur cette bestiole, ça m’agace. J’ai envie de baisser mon froc et de m’essuyer le cul avec et leur jeter dessus rien que pour voir s’ils vont toujours le trouver aussi mignon et attractif que p’tit greffier…
Malgré la chaleur humaine des maîtres des lieux, nous ne ferons pas long feu. K.O., on se couchera dans la foulée sur place. Cyp et Bato eux, profiteront pleinement de cette soirée Zion …. Le chat,lui, me collera son cul toute la nuit à la gueule par provocation…

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22.02 OFF à Turin
C’est dimanche, y a pas messe, nous sommes en Off et pourtant, pas de repos dominical pour les guerriers. Faut décoller tôt sur ordre du commandant Damien. On en prend plein les mirettes en admirant l’étendue enneigée du paysage montagneux Savoyard et ses petits villages atypiques. Les temps de sortir des routes de montagnes entre zigzags et stress, nous revoilà reparti comme en 40.
Forcé de prendre le tunnel de Fréjus pour cause de cols infranchissables par nationales, la blague nous coutera quand même 52 euros pour cause de classe 2. J’essaierai de marchander avec le péager lui indiquant qu’il y a erreur, le véhicule est bien un classe 1. Il me rétorquera que selon LEURS critères c’est un classe 2. Ah putain! Agacé, là je grimace ! J’avais oublié cette « fascheuse » tendance qu’a ce peuple de toujours tourner les choses à leur manière selon comment ça les arrange… Je ne vais pas commencer à prendre l’histoire à témoins mais bon hein !…On sait tous où je veux en venir n’est-ce pas ?… Les petites cuisines politiques privées, le drapeau à coulisse tout ça, ils connaissent… Le Machiavel, il peut en être fier de son héritage culturel…bref…Revenons à nos moutons tondus de 52 euros. Cyp angoisse lors de la traversée, on chante du Renaud à capela pour le détendre que p’tit drôle.
Frontière traversée sans problème. Après un bref picnic sur un parking aux abords d’une aire (visiblement) de picnic où sont interdits… les picnics(??), parcimonieusement, on continue notre voyage par nationale de la région Piémont.
À titre personnel, la traversé des premières villes et petits villages ruraux Italiens n’est pas sans émotion. Silencieux, captivé, au bord de l’émerveillement face à ses fresques Pasoliniennes défilantes devant mes yeux l’une après l’autre au rythme désinvolte de la pellicule du Maître, je contemple le moindre paysage arboré, la moindre devanture, la moindre ferme, la moindre chapelle ou monument christique qui instantanément, comme par flash-back, ravive en moi une scène ou un plan de l’immense œuvre de Pier Paolo… C’est fou d’avoir aussi génialement capter à l’image les traits intemporels du visage de cette Italie rurale et profonde qui n’a pas pris une ride, un demi-siècle plus tard… Le cœur gros de ne pouvoir prendre le temps de s’arrêter visiter, je reviendrai.
Milieu d’après midi, après avoir tourné 1 heure dans le centre-ville bondé pour se garer, nous voilà arrivé à Turin. On a rendez-vous le soir à 21h avec Manuel, un couchsurfer qui nous offre l’hospitalité généreusement dans sa colloc. On passera l’après-midi à arpenter en long et en large le centre (trop commercial) de la ville pour accessoirement toper du wifi pour les geeks et avoir des news de notre hôte. L’architecture a de la gueule, faut pas le nier, c’est plus joli que Chimoux La Vallée, entre les trottoirs avec colonnes de marbres et les quelques bâtiments historiques et églises, il n’y a pas grand-chose à voir, ni à faire quand on ne connait pas, hormis chopper du goodies comme dirait Bato et Cyp. Et encore, entre Fanion de la Juv et les tasses à l’effigie des trois derniers papes, c’est vite plié. Quelques heures et un petit resto pizza sans intérêt plus tard, nous voici chez Manuel. Il nous installe dans une pièce vide pour poser nos matelas, il y a déjà une couchsurfeuse présente, un argentine dont je n’ai pas imprimé le nom. La seule chose qui m’a marqué à son sujet, c’est son regard étonné et interrogateur sur le Pyjama combinaison nounours de Noémie. Je n’imagine même pas si je m’étais mis en slip devant elle, la gueule qu’elle aurait tirée la pauvre…
C’est une soirée très pépère dans l’ensemble, lecture et tisane pour la plupart, échangées timidement avec les colloques de Manuel nous ayant laissé seuls une partie de la soirée…Apparemment, cette nuit là, j’ai ronflé comme un goret, j’ai emmerdé tout le monde et je ne m’excuse même pas…
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23.02. ARCENE@ BOMBER. Un four pour deux parts de pizza
Forcés de se plier au rythme matinal des travailleurs nous hébergeant, à 9h du matin nous sommes déjà dehors, le ventre vide et la tête dans l’cul pour mieux la loger. Je passe une secoué à Damien pour lui expliquer qu’en plus de l’hospitalité gratuite, j’aimerais bien avoir le p’tit déjeuner aux frais de la princesse le matin. Je ne suis pas n’importe qui et va falloir commencer à se le rentrer dans la tête, dans 1000 ans ces connards ils auront tous ma gueule gravée sur leurs pièces de monnaie, il ne faudrait pas l’oublier.
Après quelques courses et ne sachant pas trop quoi faire de notre temps libre, on ne tarde pas à décoller direction Arcene à 20 min de Bergame. La route ce jour-là, n’est pas longue mais alors d’un pénible incroyable. Entre l’attitude et la conduite débile de certains et le Gps qui nous fait des coups de Trafalgar, j’en ai vite ras la ficelle. Je ne parle même pas de l’état catastrophique de certaines routes avec leurs nids de poules (pour ne pas dire des cratères) improbables. Quand on sait que c’est en partie la rigueur de l’Empire Romain qui est à l’origine de l’implantation de nos routes pavées dans la plupart des pays conquis, imposées par le glaive, ça fait ricaner. Autre point noir en rapport, le prix du gasoil, 1.73 euros/litre en moyenne…autant dire que ça pique à chaque passage à la pompe.
Début aprèm, on arrive à la salle, le BOMBER. Lieu assez atypique se situant dans un stade municipal, sous les gradins du terrain de foot. Dit comme ça, ça ne vend pas du rêve, mais le lieu et la déco sont hyper cools. C’est classe, spacieux, les murs sont ornés d’affiches de groupes punk rock us (Bad Religion, Dropkick Murphys, Nofx,ect.), il y a une petite bibliothèque dans le coin où l’on peut lire des bouquins sur des groupes de rock et des magasines. Seul aspect négatif, le chiotte à la Turc. Dieu soit loué…PROPRE ! Mais putain sans déconner, on est en 2015 les mecs, c’est plus possible ça… Et pourquoi ne pas aller creuser un trou au fond du jardin tant qu’on y est ??? Enfin bon, à peine arrivé, ne pouvant plus me contenir, je n’y couperai pas. Je ferai marrer l’assemblée en leur avouant avoir, armé de prudence, fais mon affaire nu en chaussette par crainte d’entacher mes chaussures et mon dernier pantalon propre. Bah oui, à bouffer leur merde vegan là, houmous et quartiers de pomme depuis trois jours, fallait pas s’attendre à du consistant ou du filandreux putain !
Ricky le patron qui organise aussi la soirée, nous préconise de laisser le matos là et d’aller visiter la vieille ville moyenâgeuse de Bergame. Bergame en tant que touriste, ce n’est pas compliqué, tu te gares en bas et tu grimpes dans les hauteurs de la vieille ville à pied. Perso, une fois sur place, à peine les 300 premiers mètres arpentés, j’en peux déjà plus. Miracle ! Un élévateur peut nous y emmener direct mais faut payer 80 centimes, choses que refusera l’équipe et sa pingrerie qui n’est plus à dépeindre. J’ai beau râler à outrance et taper des pieds, ils ne veulent rien entendre ces fumiers de lapins. Prenant très vite une avance considérable sur moi alors que je les vitupère dans mes babines, j’entends soudain un : «ALLEZ, ON LE SEME !! ». N’ayant pas la force dans les jambes de les poursuivre, je les regarde tous se carapater en ricanant pour me planter comme un con. Damien furtivement avec Bato, se retourneront, me faisant des bras d’honneur pour me narguer avant de reprendre leur course folle. Cyp me lancera au loin un : « T’as qu’à bouffer moins de fromage, gros sac !! »
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Humilié, je resterai à bouder sur place avant de les retrouver 2h plus tard dans un bar où Damien se fera accoster sans fioriture par un « gay » en chaleur lui proposant la quille en trois secondes et lui mimant son sort obscène, tapotant au cul d’une bouteille de coca, les yeux pleins de malice…C’est pas la classe ça ? Il a beau être rigolo ce garçon, il n’a pas la classe homosexuelle ni la désinvolture d’un Depardieu dans « Tenue de soirée »ou bien d’un Pasolini cité antérieurement. Cette époque manque cruellement de cette élégance et finesse homosexuelle comme je l’admire tant…
Face à cette petite provocation prise sur le ton de l’humour par nous-mêmes évidemment, je suis tenté (si je peux me permettre cette expression) de rentrer dans son jeu façon professeur Choron en répliquant : « Ah ça! Pour se renifler l’cul et propager le SIDA, ça y a du monde ! Par contre, pour payer un coup aux étrangers en toute convivialité, là il n’y a plus personne! Ah putain, si même les pédés aujourd’hui ne sont plus des modèles de vertus, où va le monde ??»
Bon bien évidemment, je n’en dirais mots, n’étant pas sur de pouvoir transmettre en anglais le ton humoristique du propos afin qu’il soit bien compris. Et cela dit, vu l’extrême frilosité du climat humoristique actuel et bien pensant sur ces questions, pas sûr que ça les aurait fait marrer lui et ses potes ce genre de conneries…Règle n°1de l’humour avec des inconnus. « Toujours garder le graveleux pour le privé »
Retour à la salle vers 19h30, sans vouloir être pessimiste, Ricky n’ayant pas trouvé de groupe locaux en support un lundi soir, ça sent le gros four. De plus, il manque du matos pour la sono, Cyp sacrifiera un pied de cymbale pour Noémie en guise de pied de micro. Bato n’aura pas de chant ce soir non plus. Pour le catering, Ricky nous apprend qu’il a zappé qu’il y a des vegans parmi nous et que les autres auront deux parts de pizza chacun…Heureusement que l’on a des réserves de bouffes.
22h30: le concert commence devant trois personnes dont le patron. Les Topsys sont un peu dérouté au début mais se prenne vite au jeu, en fin de compte ce sera un des concerts les plus drôles de la tournée, Cyp me fera hurler de rire et amusera ses comparses en imitant des mimiques de batteurs entre quelques tirades d’esprit hilarantes dont il a le secret. À la fin, avec les deux gars présents, on lancera même un circle pit à trois au milieu des tables et baby foot. Chouette soirée quand même, elle nous aura marqué au moins de bons souvenirs.
Petit after baby foot sur fond d’ANTI-FLAG avec les italiens puis on finira chez Ricky dans sa baraque hyper classe où l’on veillera de façon non-raisonnable jusqu’à pas d’heure en mode soirée pyjama au lit.
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24.02.Bibione(it)@ beach invaders : concert en plein air… glaciale !
Au réveil, je constate que mes acolytes de la veille ont déserté la chambre durant la nuit pour cause de ronflements de pachydermes intempestifs. Apparemment avec Cyp , on aurait donné un concerto pour nasaux bruyants en Dodo Majeur pas piqué de hannetons. Et pour quoi ? Pas un merci ! Rien !!Quelle bande d’ingrats…
On se rend vite compte qu’une fois de plus, il ne faut pas compter sur un petit-déjeuner de notre hôte, Cyp me fait comprendre qu’il a dû batailler pour lui arracher un dé à coudre de café de la gueule… Il est pourtant là, le sourire aux oreilles, mais ne propose même pas un verre d’eau, c’est étrange. Même moi qui suis un putain de pingre, je ne fais même pas ça. On se questionne sur l’accueil en général à l’italienne. Tant pis, on ira s’acheter quelques Kilomètres plus loin des petites merderies à bâfrer dans une boulangerie de super marché.
L’arrivée à Bibione est assez étrange, ça à l’air assez grand et pourtant il n’y a pas un chat dans les rues, pas un seul magasin d’ouvert, tous les volets d’habitations sont fermés. Du fait, on s’aperçoit assez vite qu’on erre dans une ville morte, enfin, en hibernation plus exactement.2500 habitants l’hiver, 500 000 en été d’après l’un d’eux. Je soupçonne que notre informateur soit un peu marseillais sur le coup…De toute façon, je ne ferai jamais confiance à la crédibilité d’un peuple dont les ancêtres se la jouaient viriles et guerriers en sandalette/jupette ! Question de principe!
La seule trace de vie aperçue à notre arrivée est Fabio, l’un des tenanciers du bar où l’on est censé jouer le soir, poireautant devant car il a oublié ses clefs. Ayant appelé son collègue Roland pour lui ouvrir, ce dernier arrive 20 minutes plus tard ayant lui-même oublié ses clefs. Roooh l’équipe ! On attendra en tout plus d’une demi-heure à se cailler les meules devant l’entrée.
Une fois le maitre des clefs revenu, on découvre dubitatif, l’intérieur minuscule et exiguë de son bar. Le groupe en déduit qu’il va falloir jouer des coudes ce soir. Dans une seconde de soulagement, Fabio leur explique qu’ils joueront dans un autre endroit ce soir puis leur pointe du doigt tout de suite après la tente sur la terrasse juste en face de la porte d’entrée. Déjà qu’on n’a même pas retiré nos manteaux dans son bar tellement il y fait froid faute de chauffage mais dehors on s’interroge. Il nous explique qu’il n’y a pas de soucis ce sera chauffé. On rit jaune, ça commence à sentir le plan moisi en plus d’être sur les rotules et du froid. Manquerait plus que le catering soit daubé du cul et ce serait le pompon. Je suis cependant surpris lors de l’installation de la sono de voir que les gars ont du gros matériel, ce qui est plutôt rare dans les petits bars concert surtout pour jouer dehors. Cela dit, on se doute bien que le bruit ne sera pas un souci vu qu’il n’y a personne dans le voisinage.
SKULLJERKS, le groupe local, arrivent au moment du repas où on fait succinctement connaissance en essayant de se contenter de la seule assiette de nouilles sauce tomate avec sa tranche de pain à laquelle on a droit pour le repas. J’ai besoin d’une diet ok, mais là, ce n’est même pas de quoi caler une dent creuse pour un ogre comme moi. Sur ce, je me retire dans le camion avec mon humeur de connard en attendant que ça me passe.
Le premier groupe est vraiment bien sympa, ils jouent un punk vague 77 à l’anglaise avec le look qui va avec, des refrains bien entêtant, c’est assez cool même si leur son d’instrument est un peu crado en live, on réécoutera dans les prochains jours plusieurs fois leur Ep. En tout cas, malgré leur bonne volonté et la température ambiante, ils chaufferont difficilement l’audience…
Autour des Topsys, hormis Cyp en pull, ils gardent tous leurs vestes au début du concert, Noémie est limite emmitouflée sous sa capuche de manteau. Le son est vraiment cool, la petite vingtaine de personnes présentes apprécie le show malgré les 3 degrés ambiants. Au bout de quelques morceaux, Dam’s et Cyp tombent les vestes, attitude parfaite pour chopper une bonne chiasse ou mal de gorge… Mais dans l’ensemble, le public sauve la soirée, demande des rappels, ça réchauffe un peu le cœur en dépit du reste. Le merch à prix libre marche plutôt pas mal, je veux dire que dans l’ensemble les gens donnent raisonnablement (ce sera le cas sur l’ensemble de la tournée de toute façon), certains même ; surpris par la démarche me dévisage étrangement quand je leur explique celle-ci !
Exténué par le manque de sommeil et le concert, voyant que nous ne sommes pas très jouasse pour guindailler après le show, Roland ne tardera pas à nous emmener à l’endroit où l’on est sensé dormir. On se gare devant une grosse résidence de vacances désertique au milieu du sable et des pins inhérents. Il nous explique une fois à l’intérieur qu’il possède des résidences où il loge des groupes sachant que pour un groupe en tournée c’est un luxe d’avoir des lits, douches ect.. Il ironisera le sourire dans sa moustache disant que c’est un peu un hôtel 3 étoiles pour nous. OK, très bien, mais alors 3 étoiles polaires mon pote car le hic, c’est qu’il n’y a pas de chauffage et que la nuit s’annonce grelottante. C’est assez déstabilisant cette négligence volontaire malgré le fait paradoxale qu’il regorge de bonnes volontés, ça été comme ça sur ces trois jours en Italie. On ne peut pas leur en vouloir et en même temps, c’est assez agaçant ce petit « je m’en-foutisme » récurent. J’espère seulement que Minou et Chips ne vont pas se réveiller le lendemain avec un mal de gorge compromettant ou truc du genre…Ils m’ont rapporté un gros paquet de fric ce soir avec les ventes de disques et je compte bien me faire de la thune sur leur dos sur le reste de cette tournée…
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25.02 Mürzzuschlag (At)@Café Murf – Heavy Metal et pointe de fer
Bon pied, bon œil et non content de quitter la botte Italienne et son gasoil hors de prix pour le pays de Schwarzy (ou Mozart, ça dépend des références) et les joies de l’autoroute gratuite (juste une vignette à payer) nous sommes repartis pour quelques heures de cerceau vers les grands froids européens.
Le concert d’aujourd’hui a été ajouté sur la tournée il y a quelques jours, on était déjà dans le camion. C’est ACE TONE un groupe de post hxc Dijonnais qui nous ont convié sur cette date suite à une annulation à Maribor en Slovénie. En échange de bon procédé, ils joueront le lendemain à Innsbruck avec nous, Damien les ayant ajoutés à la date.
Après un bref contrôle de papier à la frontière autrichienne, au fur et à mesure qu’on va s’enfoncer dans les montagnes, le paysage va s’alterner entre neige et forêts vertes en fonction de l’altitude, ça peut paraître bénin pour chacun mais pour un bouseux de charentais comme moi, ça fait son petit effet. J’ai rarement vu en vrai ce genre de carte postale.
D’abord, convié à se restaurer chez l’organisateur Kevin à 20 min de la salle, on y rencontre les ACE TONE. Le courant passe plutôt bien, ce sont d’adorables garçons bien à la cool. Pas de raisons que la moutarde Dijonnaise ne nous monte au nez. On discute d’anecdotes de tournée autour d’un chili végane pas dégueulasse avant de se rendre à la salle, le café Murf à Mürzzuschlag, entre Viennes et Graz.
L’accueil y est disons…particulier ! Le patron, un grand colosse germanique patibulaire aux allures de Viking qui n’a pas chié depuis 15 jours, ne montre pas vraiment de sympathie à notre égard. Est-ce sa physionomie naturelle ou pas, ne parlant pas un mot d’anglais, on en saura pas plus. Perso, je n’oserai même pas utiliser mes tickets boissons tellement il me parait antipathique avec son regard de sang. La déco est hyper cool par contre, des affiches de groupes heavy metal placardées partout sur les murs, du Steel Panthers dans les enceintes, on a vite compris le genre de la maison.
La soirée s’organise dans l’installation du matériel de notre côté alors que les clients accoutumés jouent à un jeu spécial de force et d’adresse. Les joueurs se retrouvent en cercle autour d’une souche de bois d’environ 70 cm de diamètre avec chacun un clou d’environ 15cm, et chacun son tour, se passant un piolet, ils doivent enfoncer le plus possible leur clou avec la tranche de la partie aplatit du piolet… Le perdant étant celui qui rentre son clou en dernier, celui-ci doit payer une tournée aux autres joueurs de la partie. On regarde ça amusé de notre côté et surtout le sérieux avec lequel ils s’y prêtent.
Les Topsys entament la soirée, il n’y a pas foule dans le bar, la plupart des personnes présentes regardent ça du comptoir sans grand intérêt. Les ACE TONE, l’orga et quelques potes à eux font bloc devant les Topsys pour les soutenir. Ce n’est étrangement pas des Topsys en grande forme ce soir-là. Dam’s en chie au chant, il me confiera plus tard que les émanations de la salle ultra enfumée l’ont profondément gêné. Il n’y pas d’interdiction d’enfumer son prochain ici. Noémie n’est pas non plus très à l’aise, ça se voit. La sono est un peu limite pour les voix mais ça passe. ACE TONE passant derrière envoient leur set sans beaucoup plus d’entrain de l’audience, c’est peu blasant. Le patron ne nous regardera même pas quand on l’applaudira pour nous avoir accueillis. Bizarre ! Peut-être s’attendait-il à ce que 2 groupes français rameutent la moitié de l’Autriche dans son rade ?? Cela dit, les Topsys signeront des autographes à un « fan » autrichien de Pierre Richard, c’est assez solennel pour le spécifier.
Bref, une fois le job accompli, on trainera dans le bar, se laissant même tenter à jouer au fameux jeu du piolet où Bato, de plus en plus saoul au fil des parties, excellera au point de coller à l’amende des habitués à la pratique. On apprendra par un local que le patron réussit l’exploit de rentrer son clou en une fois. L’heure tourne, le sommeil se fait sentir et on a plus que notre dose de tabagisme passif mais Kevin enchaîne les parties ainsi que les défaites au jeu du piolet et commence à être pas mal attaqué. On est un peu désappointé sachant qu’il est censé rentrer chez lui au volant de son camion et nous montrer la voie par la même occasion. Une fois prêt à partir, on ne rentre pas serein pour Kevin qui zigzague un peu sur la route. Finalement, c’est sein et sauf qu’on rentre à l’appart pour de dormir les uns sur les autres à 12 au milieu des posters de suicides girls nues et de maquette d’avion de notre hôte. Bato ira dormir seul dans la kitchenette, je le soupçonne d’avoir voulu se palucher peinard le salopiot !
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26.02. Innsbruck(Aut)@ Life Stage- JE SUIS COBAIN !
Réveil en grande pompe avec Cyp. On a un peu plus d’une heure devant nous, le temps que les 10 personnes présentes passent à la douche, on en profite avec le wifi pour s’envoyer du Audiard dans les mirettes dès le matin et une interview Radio des Burning Heads. Gros panard ! Chacun sa cure de jouvence ! L’équipe une fois prête et après s’être fait sèchement vilipender par une taulière pour avoir ramené des croissants de l’extérieur dans son café, on met les voiles pour Innsbruck la queue entre les jambes. Rien à voir, mais je précise que Damien Verdeau par pure pingrerie, a sournoisement volé du houmous dans le frigo de Kevin avant de partir. Fallait que ce soit dit, afin qu’il porte publiquement ça sur la conscience !
Dès le départ, Cyp me chambre sur mes bourdes de conduite (non sans l’aide du GPS qui déconne), en bon fan des bronzés, il doit en être à son millième : « Tu me la copieras celle là Popeye ! » de la tournée. Sur la route, l’idée nous prend de s’entrainer au Yodel, le chant traditionnel Tyrolien, c’est amusant mais voué à l’échec.
On arrive à Innsbruck pas assez en avance pour pouvoir visiter la ville et c’est bien dommage car c’est hyper chouette rien qu’à traverser. Robert, l’organisateur, nous attend à la salle où sont déjà arrivés les locaux de SOUL SUCKERS. Surpris pas l’envergure de la salle, le LIFE STAGE est une grosse salle professionnelle équivalente à une SMAC, c’est cool mais il y a plus qu’à espérer que le public réponde présent. Les Topsys balancent car ce sont eux l’affiche ce soir, on apprend à ce moment-là que ACE TONE ouvre le bal et que les locaux en deuxième sont un coverband de Nirvana avec quelques compos. Ça aurait dû me mettre la puce à l’oreille, les jeans et T-shirts troués sous le manteau de cuir, les cheveux au carré teint en mauve dégueulasse aussi, ce sont de pures imitations de Kurt Cobain. À ce moment-là, je commence à prendre un peu peur à leur attitude. Ils nous expliquent que ce soir c’est leur concert de reformation et qu’ils n’ont pas joué depuis six ans alors qu’à vu de nez, ils ont à tout péter 25 balais les gonz. Avec Cyp et Bato, on se comprend du regard ne sachant pas trop à quoi s’attendre.
Les loges étant totalement accaparées par les Steeves Estatof du pauvre et leur fan club de groupies insupportables, n’ayant pas jugé bon de faire des balances (?), je comprends vite que ce sont des petits merdeux qui se la racontent plus qu’autre chose. En attendant, nous sommes donc contraints de manger le chili vegan du catering dans des assiettes à même la scène pour certains. D’ailleurs en parlant de chili, je me rendrais compte aux toilettes dans l’après-midi que celui de la veille m’a laissé une trace bien grasse au fond du slip m’obligeant à le laisser dans la poubelle et à aller me changer en douce dans le camion. J’espère que personne n’est tombé dessus, ma mamie ayant pris l’habitude de broder mon nom dessus, ce serait l’humiliation si cela venait à se savoir…
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Les Ace Tone ouvre donc le bal, c’est cool il y a un peu de monde, on est agréablement surpris. Set sans fioriture, ça joue propre, c’est carré. Bravo les costauds ! Par contre, on ne pourra pas en dire autant pour le groupe suivant. On assiste là à un sketch mais alors, même pas drôle pour un sous. C’est bien ça le pire. Après être resté facilement 20 bonnes minutes sur scène à s’installer et à fanfaronner devant leurs potes lors d’une tentative de soundcheck de l’ingé-son, ils entament le set et là, c’est un massacre ! On ne peut pas mieux dire, il n’y a rien qui est dedans (le bassiste d’ailleurs, ne jouera que le premier morceau ?) ! S’attaquer à quelque chose d’aussi sacré que Nirvana déjà c’est culotté, mais en plus d’une façon aussi nullissime et grotesque, ce n’est pas possible, c’est même plus du blasphème, c’est du terrorisme ! J’ai envie de prendre un carton et d’y écrire « JE SUIS COBAIN ! » en toute lettre. On est tous entre ébahissement et consternation. À chaque riff sabordé, je me retiens d’aller les tondre sur scène juste pour me passer les nerfs… Le set se termine et gargariser dans leurs suffisances clownesques, ils se félicitent sur scène et redescendent fiers comme des enfants qui viennent de faire leur premier caca sur le pot.
Passons aux Topsys. Ce soir-là, ce fut la grosse marrade même si le public avait un petit peu déserté la salle après le passage des Nirvanazes. Le son est hyper cool et c’est un bon set des poitevins que je viendrai une fois de plus majestueusement surligner de mon organe vocal époustouflant. Ayant conscience que grâce à moi ils viennent d’atteindre leur climax, dans l‘euphorie de l’instant je vais m’amuser à essayer de déstabiliser Cyp en plein morceaux, eux seuls avec Bato pouvant me voir dans les loges, le cul à l’air au-dessus du fait-tout qui contenait le chili de l’orga, je simulerai une petite diarrhée de feu aux tons sépias. C’est l’horreur pour Cyp qui est pris entre spasmes de rire et la régularité de son jeu. Pareil pour Noémie m’ayant vu elle aussi, elle en oubliera de chanter ses parties pendant le morceau. Le set est conclu sur cette bonne note de rire.
Robert viendra nous apporter le butin de la soirée à se partager aux deux groupes, plus maigre que prévu car la salle s’autorise à garder 40% des entrées, c’est un peu naze mais on fait avec. Lors de la soirée, une vielle punkette présente assez déjantée et allumée cherchera à rentrer avec nous draguant les garçons. Bato en grimace et c’est trop drôle, quand elle lui propose limite la quille alors que cette vieille radasse, je n’aurais même pas voulu qu’elle caresse mon chien de peur qu’il chope une saloperie…
La soirée se termine chez le fameux Robert dans son « deux pièces » pour loger 10 personnes. Il vit dans une vielle bâtisse où résident plusieurs personnes avec toilettes et évier pour se laver dans le couloir embaumé par l’odeur prenant de vieille cire à parquet. N’ayant réussi qu’à se gribouiller le visage de suie avec son poil à bois, c’est le visage désolé que nous quittera notre hôte dans le froid de son appart. On ne s’en plaindra même pas, ce garçon aurait donné sa chemise pour nous. Un bon gars ce Robert.
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27.02 : Saignelégier(suisse)@ brasserie franche montagne – Une soirée en or
Réveil en chanson ce matin où l’on s’amuse à franciser les chansons des Topsys à la Bénabar, Brassens et San Severino en clamant un petit hommage à Poitiers avec la même niaiserie sucré qu’un Maxime Le Forestier. Rien de telle qu’une bonne rigolade pour partir de bonne humeur.
Pas le temps ni de quoi se doucher ici, après une brève séparation avec les Dijonnais ACE TONE, on se retrouvera à la première station d’autoroute pour une petite toilette à l’évier des W.C. pour ma part sous le regard abasourdi de l’agent d’entretien me voyant savonner la masse graisseuse et poilue qui me sert de corps.
Après un café à 3.60 pour digérer la mort de Pascal Bruner, nous revoilà parti pour la Suisse. Une route pas forcément longue mais alors… pénible, alternant pluies dégueulasses et portions de route enneigées en fonction de l’altitude. Que gars de Bato m’zou avouera par la suite qu’étions pas tranquille sur le moment.
Les douaniers suisses nous laisse passer sans problème, on commence à blaguer sur le pays et là-dessus, je propose à Damien de leur faire cadeau de la journée si le soir lors du concert, il arrivait à glisser entre chaque morceaux un : « RENDEZ NOUS LES JUIFS !», de façon insistante. Défie évidemment que personne n’osera relever et tant mieux car ce pays va assouvir ma vénalité en bonne et due forme.
On avance dans le Jura Bernois, les paysages une fois de plus valent le coup d’œil. On arpente les montagnes au milieu de petits villages et chalets isolés. On verra même dans un jardin en bord de route des bonshommes de neige la carotte enfoncée dans le cul. On en déduira tout simplement que c’est chez Polanski. Les derniers Kilomètres en altitude pour arriver à Saignelégier laissent présager une zone neigeuse à risque, j’en boude d’avance.
Accueillis à la Brasserie Franche Montagne par Jérôme, le patron, qui nous fait faire une petite visite de sa brasserie artisanale, on y apprend qu’il a des bières mondialement réputées avec appuis des articles mondiaux dont un du New-York Times affichés sur les murs.
La neige commence à tomber bien comme il faut pour me faire chier, Jérôme et son équipe se marrent de savoir qu’on a grimpé jusqu’ici avec des pneus d’été. Heureusement, j’ai mes chaînes et Noémie pour m’aider à les mettre, sans ça on y serait peut-être encore. Je le souligne par honnêteté, car pour un pur misogyne comme moi, j’en resterai blessé dans ma profonde virilité. Ça me casse les couilles de voir qu’une femme est capable de faire autre chose de ses deux mains que de la cuisine ou de la couture…surtout quand elle le fait mieux que moi.
Hormis les soucis météorologiques, tout s’installe tranquillement. Lors du repas (le meilleur de la tournée haut la main) on fait plus ample connaissance avec Yvan le sondier et Chloé qui fait partie de l’orga. On y discute de tout et de rien comparant les similitudes et dichotomies entre nos deux pays, c’est assez drôle.
Le concert commence vers 22h, les locaux se demandent si la neige n’a pas joué sur l’affluence de la soirée, apparemment les routes sont hyper glissantes. En réalité, il y a relativement du monde mais l’espace de la brasserie est vaste et les gens n’ont pas l’attrait de se pointer vers la scène, c’est dommage, le son est cool pourtant, Yvan fait du on boulot. Les Topsys feront un set en guise de musique d’ambiance coupée par une pause. Quelques personnes ont la politesse de venir écouter mais dans l’ensemble, les gens resteront en fond de salle à boire de la bière. On se sent un peu mal pour l’orga et Jérôme vu le peu d’impact que cela a sur la clientèle pour ne pas dire public. Malgré ça Dam’s tient bien la barre gardant son entrain idoine. Cyp se lancera une fois de plus dans le mimétisme en imitant ce soir-là le batteur des Uncos, c’est hilarant.
Lors de la coupure du set voulu par Jérôme pour faire durer la soirée, il viendra me voir au merch le sourire en coin en voyant notre affichette spécifiant que le prix libre n’est pas une braderie. Il me lancera un roublard : « Tu sais ici, tu n’auras pas besoin de ça ! » Il en profite pour me demander d’en plus de tous les disques des Topsys de lui mettre de côté une quinzaine d’albums des divers groupes de la distro. À la fin du set, m’apprêtant à lui refiler le tout gratuitement car il nous payait déjà grassement pour ce concert, il me sort un billet de 200 francs suisses (190euros) pour me payer le tout et insiste. J’en ai les pattes coupées sachant que pour 50 euros cela n’aurait pas été indécent vu la démarche du prix libre. Le cœur en or sur la main, il nous donnera aussi 3 cartons contenant un éventail de ses bières artisanales. Merci encore à lui, les patrons de bar en France pourraient en prendre de la graine…d’orge maltée !
Après le concert, on discutera avec des locaux amusés par leur accent plus que prononcé pour certains. Cyp et Bato ont les pupilles folles à chaque dégustation. Bryan, qui nous loge ce soir est aussi, l’organisateur de la date du lendemain, nous propose d’aller directement là-bas ce soir car on peut y être logé sur place. On mettra plus d’une heure à rouler avec les chaînes dans la neige jusqu’à un grand axe pour les retirer. C’est tard dans la nuit, qu’on arrivera à Moutier au Pantographe. Pas le temps de visiter, on prend part dans nos chambres à côté d’un dortoir où sont endormis une troupe d’artistes Hongrois.
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28.02 : Moutier (suisse)@ Le Pantographe- Un squat 3 étoiles
En tournée, une grasse mâtiné est un luxe dont on ne se privera pas ce matin malgré les cris de chiards insupportables présents dans les chambres d’à côté. Cyp excédé, aura l’audace de lâcher un : « Vos gueules MERDE !! ». Noémie et Damien, plus matinaux, découvriront le lieu et ses « gérants », Pilou et Ondine qui leur raconteront l’histoire de ce squat. Enfin squat, un 3 étoiles alors! On est loin de l’image dépravée et crado qu’on en a en général. C’est une ancienne usine devenue au fur et à mesure des années un lieu autogéré culturel et d’accueil pour réfugiés. C’est juste hyper classe.
On y trouve au sous sol, la salle de concert, loges, lieux de répétitions et autres ateliers en tout genre. Le rez-de-chaussée c’est une salle immense avec petite scène, écran de toile géant pour visionner des films ou jouer à la console, une cuisine et sanitaire à disposition ainsi que nourriture récupérée aux invendus des marchés, des bornes d’arcade, une bibliothèque et dévédéthèque où l’on peut troquer des dvd’s, une collection de vinyles à disposition et la platine qui va avec… On y trouve aussi un atelier à bois où ils fabriquent divers objets, il y a un magasin dépôt où acheter à prix libre des vêtements etc. Aux étages, cuisines et diverses choses puis les dortoirs et chambres pour les réfugiés et autres artistes de passage. C’est vraiment fou !
On prend quand même le temps d’aller acheter du fromage et du goodies à ramener à la maison. Même les vegans trouvent leur bonheur, il n’y a pas à tortiller du cul, la Suisse ça a quand même des petits côtés cools pour des touristes.
Pour cette dernière date, les Topsys partagent l’affiche avec ATOMIC SHELTERS. Des bons gaillards qui envoient du gros steak sur scène. Une fois de plus les discutions tournent autour des différences entre chaque pays, notamment le rapport à l’armé et le fonctionnement de la culture en Suisse qui nous parait inconcevable chez nous. On fêtera cette rencontre dignement à la tablé du catering dans l’hilarité générale due aux expressions suisses jusqu’à un certain « incident ». Avec Cyp et Bato, on se gavera de tête de moines, un fromage local onéreux mais délicieux devant les regards envieux des vegans Noémie et Damien qui, j’en suis sûr, auraient attendu que tout le monde ait quitté la cuisine pour s’en goinfré en secret…C’est certain.
À ce moment-là, après avoir englouti le dernier morceau, me léchant goulument les doigts pour en récolter les dernières onctuosités, je vois à ses yeux totalement noirs que Damien est comme possédé. En une fraction de seconde, il me sautera dessus et me mordra la main jusqu’au sang comme un loup en furie. Hurlant au ciel, du sang dégoulinant des commissures, il sera vite maîtrisé et plaqué au sol par plusieurs gaillards présents en hurlant à tue tête qu’on lui donne un bout de fromage…C’est Noémie qui l’assommera avec la girolle à fromage pour le coup ! Tous un peu choqué, Damien reprendra ses esprits 10 minutes plus tard. Pour ne pas l’affoler, on lui racontera qu’il a fait un petit malaise. Cyprien brisera le malaise en jetant un : « Bah couillon, il est peut-être temps qu’il se remette à la ventrèche que drôle !! »
Le concert se passera plutôt bien, les gens présents seront réceptifs, ça le fait bien. Il y aura un peu de pogo, un peu de chœur repris par le public, c’est un bon concert de fin de tournée. Je viendrai me la péter une dernière fois au micro pour qu’un mec me choppe et me dise qu’en plus de ressembler à rien j’ai une voix de merde. Je lui répondrai que c’est facile d’être arrogant et méprisant quand on est suisse.
Les Atomic Shelters passent derrière et effectivement ils nous atomisent, c’est vraiment du lourd. Je reste assez impressionné par le bassiste chanteur et le niveau des chœurs en général. Ils boivent du petit lait que petits suisses, vraiment fort ! Chouettes concerts dans l’ensemble. Le merch ne marchera pas trop mal, les suisses n’étant pas avare même dans le cadre du prix libre, sans doute dû au fait de leur haut niveau de vie. Du coup, Noémie me confiera qu’elle n’osera pas leur prendre un T-shirt ayant peur d’avoir à lâcher une somme astronomique en conséquence. Ils ne sont pas avares non plus en dose d’alcool, Cyp au bout de quelques verres de whisky sur-dosés, vire vite carpette et amuse la galerie avec ses frasques qui lui sont propres. Défroqué et déclamant de grandes tirades, je m’amuserai à faire du punching ball avec son sexe dans un dernier instant de folie ordinaire.
La java s’annonce longue et gargantuesque, perso, je l’écourterai assez vite. Neuf heures de cerceau le lendemain, j’ai besoin de repos. Et puis, j’ai besoin de me retrouver un moment seul pour compter la somme de fric que j’ai détourné dans leur dos ce soir encore… Quelle bande de pigeons.
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29.02. Topsys go home !
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L’impression d’être parti hier qu’il faut déjà rentrer à la maison sous un long dimanche de grisaille. Je ne vous cache pas que le café du matin a un gout de soupe à la grimace. Une tournée, comme toutes bonnes choses, c’est toujours trop court, on en a jamais assez.
Tout est passé si vite que l’on s’efforce de profiter un maximum de cette dernière journée ensemble et de ne pas penser au retour au quotidien, toujours un peu pénible. Durant les jours prochains, j’aurais plus mon petit Cyprien pour rejouer des sketches de caméra café et nos imitations « tédékoises » à en exaspérer l’auditoire, j’aurais plus mon petit Bato et son patois pour balancer des grosses blagues bien salaces, je n’échangerai plus les sourires ni les réflexions sur l’absurdité de notre triste monde avec Noémie et Damien… Chacun sereinement, dans ce dernier souffle de « vie »se prépare à percer la petite bulle dans laquelle on s’est installé pour voyager au vent froid de cette tournée hivernale. La fin d’une aventure en annonce souvent le début d’une nouvelle. Vivement qu’on reparte !
Les instants s’étiolent mais pas les souvenirs. Bravo et merci à vous les TOPSY TURVY’S pour ces bons moments avec vous.
Colin Connard.



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L’EUROPEAN TOUR (du 24/07/14 au 11/08/14) Report par Colin Connard 🙂

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Moi Colin Connard, tout juste trente ans et pas toutes mes dents, je rentre juste de deux semaines et demie de tournée avec les Topsy Turvy’s à travers l’Europe de l’Est. Un pénible périple de 18 jours à leurs côtés où ils ont dû avoir à trainer mon quasi-quintal (dont 10kg de poils) de sarcasmes et de mauvais esprit comme un boulet à leurs pieds. Je m’en vais vous relater tout ça de suite. Avertissement !! Ça va être laborieux et inintéressant au possible… fallait que ce soit dit !

24.07 : Strasbourg – Faux départ

Après un Tetris de level 7 qui me casse les couilles dès le matin pour réussir à caler backline et bagages( je vais même pas m’étaler sur la réelle utilité de tout ce merdier… mais bon, on ne va pas se fâcher dès le premier jour…), on décolle du Confort Moderne avec pas loin d’une heure de retard direction Strasbourg pour juste passer la nuit n’ayant pas trouvé de plan entre Poitiers et Chemnitz (à l’Est de l’Allemagne)à cette date( Ils avaient pourtant fait appel à un pote à eux pour les aider à caler les trous dans les dates mais il s’avère que c’est un tocard, je tairai son nom par pudeur et lâcheté).
Pratiquement 10h de route à se marrer sur la variété française, la Dance des 90’s et bien sûr les prémices d’une longue série d’écoutes de Patrick Sébastien. Au grand désespoir du reste du groupe, va fleurir entre Cyp et moi une longue complicité cinématographique jusqu’à réciter par cœur pendant tout le reste du Tour des sketchs de Caméra Café, des Deschiens et autres répliques cultes d’Audiard et Blier. On poussera le vice jusqu’à exaspération du groupe mais c’est tant pis pour eux, le bon gout et le raffiné ça se prêche, ça se colporte, ça se louange…

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21h : Accueil chaleureux du sympathique Strasbourgeois Jean Noël qui nous héberge pour la nuit au détriment d’un autre maitre des lieux ; son capricieux chat noir pour qui cette intrusion dans son domaine est de mauvaise augure. Il passera la soirée à nous attaquer et à nous fustiger du regard. Lors du repas, il m’agacera au point que l’idée de lui péter les pattes au casse-noix me traversera l’esprit, mais bien évidement, étant incapable de faire du mal à un animal en public, j’abandonnerai vite cette option, ne serait-ce pour ne pas à avoir à supporter les jérémiades des végans Noémie et Damien. Déjà qu’ils beulent comme des madeleines à l’idée qu’une petite abeille sans défense vienne s’écraser contre un pare-brise, alors là, je n’imagine même pas le tableau.
On finira notre digestion peinard au salon sur fond d’anecdotes, cependant, je suis surpris par un détail assez singulier pour ne pas en faire abstraction, c’est le fait que ce soit les deux femmes de la soirée qui spontanément débarrassent et fassent la vaisselle : on a beau dire, ça fait du bien de voir que même dans le milieu du punk rock, les femmes savent un minimum rester à leur place.
On s’endormira avec des blagues douteuses en guise de berceuse pour atténuer la chaleur étouffante de la nuit Alsacienne.

25.07: Chemnitz (All) @ SUBWAY TO PETER – Premier arrêt

Après 7 h de route à travers l’Allemagne, on arrive un poil en avance au Subway To Peter. Un bar concert situé en plein quartier alternatif de Chemnitz dans un sous-sol à la déco particulière de vieux métropolitain. Connaissant déjà ce lieu personnellement, je laisse le plaisir au groupe de découvrir l’endroit. Je constate que pas grand-chose n’a changé, pas même malheureusement la sono inadaptée du lieu et l’aménagement de l’espace « scénique », seuls points négatifs du lieu en lui-même. L’accueil est vraiment cool, repas vegan ultra bourratif avec un sleeping à deux pas de la salle.

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Il n’y a que les Topsy Turvy’s ce soir à l’affiche mais le bar est relativement bien rempli, surement dû au fait que c’est vendredi soir. La clientèle est assez lookée « punk trash », on sent bien que c’est un lieu de ralliement pour la jeunesse underground locale. Je souris en voyant que la mode est aux jeunes filles qui ont le crâne partiellement rasé, ça doit être la mode du moment chez les punkettes, ou alors on leur à fait ça en signe de punition pour avoir couché avec des boches, apparemment ça se faisait beaucoup fût un temps. Je ne vois pas d’autres explications !
C’est une tradition pour pas mal de groupe, le premier concert de tournée est rarement le plus efficace, c’est souvent l’échauffement, ce soir les Topsys n’échapperont pas à la règle. Ajoutons à ça des soucis de voix sur les 3 premières chansons pour cause de sono pas assez puissante et le fait que je sois un gros blaireau en matière de réglage de sono. Cyp pète en plein concert la peau de résonance de sa caisse claire… C’est dommage, le set est rodé et ultra efficace mais le public ne suit pas trop. Comme dirait Bato : « Qu’étions pas très folichon que public ce soir ». Il est facilement constatable qu’ils n’étaient clairement pas l’attraction de la soirée pour les personnes présentes. Tant pis! Comme dirait Noel Flantier à l’ambassade d’Allemagne : « Chou blanc donc… »
On ne tarde pas trop à ranger car le lendemain on a de la route jusqu’à Varsovie et grand besoin de sommeil, cependant, le lieu a lui aussi un rituel de passage, il offre un shooter d’alcool à l’ail local aux membres en tournée, un truc infecte à récurer de la faïence de chiotte. Ayant mis au parfum Dam’s et Noémie de cette liqueur de grimace, de mémoire, il n’y a que Bato et Cyp qui s’y colleront à leur grand regret.

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Fin de soirée au dortoir du club, dans une ambiance de colonie de vacances jusqu’à l’extinction des feux. Une fois dans le silence et le noir complet, je n’ose pas demander à Bato de regarder sous le lit, histoire d’être sure qu’il n’y ait pas là, tapi dans l’ombre, le clown Ripolin qui vienne me dévorer dans mon sommeil…

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26.07: Varsovie(Pl) @ ADA PULAWSKA – Warsaw was not raw

On passe notre journée dans le camion sous un soleil de plomb à traverser la Pologne, pas loin de 10h sur la route aujourd’hui encore (dont un léger contrôle de douaniers, le seul et unique de la tournée). Cyp m’ayant un poil briefé sur les routes et la conduite en Pologne notamment sur les nationales classiques, c’est assez fou, ça double dans les deux sens sur routes classiques, parfois en même temps, c’est aux automobilistes forcés de se déporter d’eux-mêmes sur la berge pour laisser passer les doubleurs sur une voix imaginaire au milieu et ça se joue à celui qui pile en preum’s pour passer. On a même vu une voiture qui doublait la voiture qui était déjà en train de nous doubler in extremis face à un camion qui arrivait en face. J’arrête là, ce serait trop long de reporter ici toutes les aberrations vues sur la route. Je ne parle même pas des prostitués et des croix funèbres qui longent des kilomètres de routes au milieu des forêts, c’est bien malsain…
Cela dit, loin de moi l’idée de donner une mauvaise image de la Pologne, on découvre un pays en pleine émergence économique. Des villages et une population qui semble assez sereine dans sa façon de vivre, peut- être un peu trop. On sent bien une croissance à deux vitesses cela dit, toute la population ne profite pas des mêmes privilèges. On est loin des paysages délabrés que l’on peut souvent associer à la Pologne, il y a vraiment de joli coin.

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Arrivé à l’ADA PULAWSKA vers 18h. C’est un squat autogéré en plein centre de Varsovie. Un lieu de vie alternatif où est organisé pas mal de chose. Il y a une salle de concerts/théâtre assez spacieuse, un bar autogéré avec collation vegan, ils ont une salle où ils diffusent des films avec vidéoprojecteurs. Il y a une rampe de skate dans la cour. L’accueil est vraiment cool. C’est ultra-vivant, on voit bien que c’est un lieu de vie conséquent du quartier. Ce jour-là, ils organisent un jeu de piste à vélo dans Varsovie avec le lieu comme point d’arrivée. Après tout, on s’occupe comme on peut en activité humaine et sociale quand on n’a pas les moyens de se payer des Iphones pour twitter sur facebook toute la journée…

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Personnellement, « l’estomac dans l’étalon », j’attends avec impatience le catering et c’est au moment où nous sommes enfin conviés à passer à table que je me fais coopter sur le chemin par une des organisatrices qui me demande de participer en tant que jury à un concours de démonstration de vélo expressément. Ça m’emmerde mais j’accepte par politesse. Rebaptisé Colin Vélo pour l’occasion, je me prête au jeu. Des participants défilent, on doit juger le design, les particularités des deux roues s’il y en a et aussi une démonstration sur la rampe du skate park. C’est bon enfant, ils rient entre eux, ne comprenant rien au polonais je me sens un poil seul. Plus ça avance, plus j’ai envie de saquer les participants juste parce qu’ils m’empêchent d’aller diner avec leur clownerie sur deux roues. Une fois terminé, je n’ai plus assez faim pour me restaurer copieusement de falafels et d’une tambouille un poil épicée mais délicieuse…Bien fait pour ma gueule ça m’apprendra à rendre service !!!
Ce soir, les Topsys partagent l’affiche avec un DJ espagnol bien crusty qui doit avoir d’après nos capteurs nasaux le même parfum que Pépé le putois. Ils jouent assez tard, le son est vraiment cool mais les gens présents dans l’enceinte seront peu nombreux à rentrer dans la salle concert, je dirai une petite vingtaine a vu de nez. Il y a 3 ou 4 kids qui pogottent assez violemment, pour le reste on ne sait pas s’ils sont réceptifs ou timides dans l’ensemble. À la fin du show, l’ingé son viendra expliquer, limite s’excuser à Dam’s du public qui n’est pas très mélo ici, ils sont assez crust dans l’ensemble. C’est vrai que la musique diffusée dans le lieu est très ciblée hardcore…Cela dit, on passe une chouette soirée malgré tout entre nous après le concert et l’équipe est adorable avec nous.

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Le sleeping est au-dessus dans une pièce vide accolée à l‘immense appart des gérants du lieu. En voyant l’état des matelas à disposition, je fume par les oreilles et commence à regretter de ne pas avoir emmené de housse de matelas. Je me mets à ronchonner comme un gamin capricieux. Quand l’hôte nous demande avec un sourire jusqu’aux oreilles si tout est ok, j’ai envie de lui foutre le nez dedans comme un chiot dans sa merde. Je prends le plus propre d’apparence, rentre entièrement dans mon sac de couchage et je tâcherai de m’endormir comme un bébé qui chouine en silence….

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27.07. Off : Un dimanche à Auschwitz

Après quatre jours de franche marrade en bonne camaraderie, le ton de cette journée est un poil plus austère, le groupe ayant décidé de profiter de ce off pour aller visiter les camps de concentration d’Auschwitz. Je me rends bien compte dans les discussions en amont que chacun aborde cette journée de différentes façons, entre devoir de mémoire personnel et curiosité de se confronter réellement (bien qu’anachroniquement) à un tel symbole lourd de sens, je pense qu’indirectement, au-delà du recueillement pour les millions de victimes, on se rend aussi à Auschwitz pour se questionner sur l’Homme, ses mystères, et l’ambigüité de sa profondeur et donc ainsi sur soi-même…
Dès l’arrivée, après avoir longé la si tristement célèbre porte d’entrée et sa voie de chemin de fer à faire froid dans le dos, plus personne ne moufte dans le camion devant une telle claque visuelle et s’ensuit un micro-silence que je viendrai couper au couteau avec mon cynisme inhérent en lançant : « Les enfants, nous voici arrivés au DisneyLand Polonais ! Sortez vos portefeuilles ! »
À peine entamé le chemin vers l’entrée du camp, je peux déjà apercevoir certains traits de malaise se dessiner sur les visages, en plus de cette chaleur étouffante qui nous plombe. On passe le dernier point d’ombre du portail et ça y est, ON Y EST ! Quelles sensations indescriptibles ! Après tant de questionnements devant des documentaires poussiéreux à la mise en scène macabre et des fictions hollywoodiennes aussi indigentes que larmoyantes, on prend de plein fouet une leçon de « Vrai ». Nos sensations de l’intérieur ,vécu de l’intérieur. Se retrouver à fouler du sol, l’étendue inimaginable du camp tout en verdure dans laquelle ressort les tons grisâtres des kilomètres de barbelées, des miradors et des derniers vestiges encore accessibles du camp (comme les dortoirs, ruine des chambres à gaz, sanitaires et autres), procure une sensation qui relativise l’approche personnelle du lieu, ce qui dépasse largement ce qui peut être transposé sur un écran. On ne peut que se projeter en soi-même (bien que sans réellement la ressentir ni la comprendre ne l‘ayant pas clairement vécu) l‘horreur découlant historiquement d’un tel lieu et faire preuve de compassion pour les victimes humaines quelles qu’elles soient de façon assez objective et sereine.
Chacun l’ayant vécu à sa façon et n’ayant surement pas le même ressenti sur cette visite, je ne vais point rentrer dans le « détail » (comme dirait l’autre) du camp en lui-même et de la multitude de questions, de sensations et de réactions qui en ont découlé en chacun, ce serait beaucoup trop long. Je pense narrer cet après-midi là ultérieurement de façon plus intimiste, plus en détail dans un autre texte que je publierai sur la toile.
En tout cas, ce fût autant bénéfique qu’éprouvant par certains moments, voir frustrant par certains aspects. L’imaginaire ayant lui-même ses propres limites avec l’inimaginable !
On déserte le camp en début de soirée direction centre d’Auschwitz-ville pour décompresser. Après un bref passage dans un Carrefour relativement vide aux heures de pointe (croissance de niveau de vie à plusieurs vitesses) pour y faire quelques courses, on improvisera un pique-nique au bord d’une rivière, vite perturbé par des assauts de moustiques infernaux. On terminera la soirée à arpenter le centre-ville et à rentrer camper sur un parking de camping à même le bitume, le gardien nous l’ayant bien fait à l’envers ce connard !

28.07 : Cracovie(Pl) @ PUB GRODZKA 42- micro-problème

Après une petite douche (payante celle-là par contre) à Auschwitz non loin du camp de Birkenau, on bouge assez tôt à Cracovie histoire de faire un peu de tourisme. Le centre est assez agréable à visiter, disons que ça a plus de gueule qu’Aulnay et Saint Savinien. L’équipe en profite pour acheter du « goodies ». Petit passage par le centre historique dont le quartier juif, pas grand-chose à y voir hormis les étalages de babioles, bijoux, tissus, bouquins, fruits qui encombre la petite place. C’est limite condescendant tellement c’est caricatural. On verra même un gars vendre des décorations d’officier S.S, si je n’avais pas autant d’humour j’en aurais eu froid dans le dos mon copain…Une visite guidée serait plus intéressante de prime abord.

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On se divise en deux groupes dans l’aprèm, de notre côté, on va se reposer dans un parc dans le centre-ville avec Bato, Noémie et Dam’s qui depuis la mâtiné est blanc comme une merde de laitier le pauvre vieux. Il me fait limite de la peine tellement il subit la chaleur tout faiblard qu’il est. C’est ça aussi d’avoir des lubies d’suceur de carottes! On se revigore sur un banc face à un type malsain qui dort en se touchant la nouille toute les 2 minutes.

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Ce soir la salle se trouve en plein centre piéton, c’est un peu galère d’accès et pour se garer. Durant le trajet Noémie s’aperçoit qu’elle a perdu sa carte de crédit sans doute oubliée au magasin de goodies. Petit stress de quelques secondes mais heureusement qu’elle est organisée et prévoyante, ayant prévu des solutions dans ce cas de figure(vertu de femme quand même, elles en ont tellement peu qu’on peut au moins leur reconnaitre celle-ci). On brave donc l’interdiction en camion au péril de nos vies le temps d’un déchargement en speed à quatre. Oui à quatre, car les femmes dès que faut porter des trucs lourds… évidemment, il n’y a plus personne…
Le lieu est hyper cool, petite scène en sous-sol, assez sombre, ça sent bien la vieille cave humide. L’anglais est parfois difficile avec certains des gars qui nous accueillent, là c’est le cas. Arrivent les groupes locaux, TAKE ME TO THE HOSPITAL et POINTOFVIEW, deux groupes de pop punk dans la même veine à quelques différences près. Les TAKE Me sont sympas, Bart le gratteux nous fait penser physiquement à Chris Vill. Si j’étais mauvaise langue je dirais que c’est bien la première fois que Chris Vill ressemble à quelque chose, mais je ne suis pas mauvaise langue…Non vraiment pas… donc voilà…

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Le concert s’annonce pas trop mal, il y a un peu de monde. POINTOFVIEW ouvre le bal, c’est compliqué à écouter, rien n’est ensemble durant tout le set. Peu d’entre nous ferons l’effort d’être présents, pas moi en tout cas, préférant rester au merch avec Cyp. TAKE ME eux tiennent bien la route, c’est bien cool même si ce n’est pas ma came. Les Topsys sont bien chauds, le public aussi. Ça pogote dès l’intro de « Tonight », Dam’s est porté en slam mais malheureusement l’élan est coupé par un problème technique. Un câble du micro de Noémie ne fonctionne plus et évidemment il n’y en a pas de rechange adéquat à la sono. Je passerai le set devant à alterner le pied de micro restant entre Dam’s et Noémie en prenant soin de ne pas leur péter une dent. Ils seraient capables de m’en vouloir rien que pour l’exploitation animale de la petite souris qui viendrait leur apporter des bonbons pas vegan la nuit… Hormis ça, le concert est vraiment cool, le public s’amuse vraiment ça fait plaisir pour eux.
On apprend que l’on dort au-dessus dans une salle sur des banquettes de fortunes et les matelas gonflables du groupe. Le temps d’échanger une dernière fois avec les groupes locaux au camion de leur apprendre deux ou trois trucs salaces en français. L’un d’entre eux nous sortira de lui-même un truc du genre : « J’ai envie de t’éjaculer sur la gueule ». Ce n’est point élégant mais ça a l’air de bien refléter son état d’esprit à que p’tit drôle.
La médaille de la désorganisation reviendra à Bato ce soir-là, même sur toute la tournée de toute façon car c’est une fois revenu dans la salle de sleeping et après avoir descendu une bouteille de vodka ananas qu’il se rendra compte qu’il a oublié au camion 30 min plus tôt son sac de couchage et qu’il aimerait sortir en ville bouffer un Mcdo… Sacré lui.

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29.07 : Szczytno (Pl)@ PRZEPOMPOWNIA PUB – le show qui a couté une plaque

Réveil tôt encore ce matin, on a plus de 8h de route et encore rien chargé, petite toilette de chacun au lavabo des WC à défaut de salle de bain qui n’aura pas un long effet car même dans la fraicheur du matin on transpirera comme des soupes. Perso, je décide de faire péter le débardeur m’excusant par avance auprès de la camaraderie pour leur exposer mon horripilante pilosité. Cela dit, manquerait plus qu’ils me disent quelque chose les défenseurs inconditionnels de la nature et de l’éthique animale…Non mais !!!
La route est longue mais pas désagréable, on sort des grands axes pour se confronter à la petite campagne et ruralité polonaise. C’est assez beau en général, on bave devant les lacs où la populace se baigne. Nous aussi avions sorti les p’tites serviettes mais plus pour éviter d’imbiber les sièges-auto.

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Arrivé à l’imprononçable PRZEPOMPOWNIA PUB, Dam’s est accueilli par Daniel, un grand timide au regard fuyant qui parle pas un mot d’anglais et qui nous répond par des signes de têtes et gémissements. Arrive ensuite sa sœur, l’organisatrice, l’adorable Monika qui nous prend de suite en charge. Souriante et éloquente, elle gérera la soirée de bout en bout. C’est vraiment un chouette endroit que Monika tient avec son frère depuis presque 15 ans alors qu’elle est à peine plus âgée que moi. On décharge le matos juste avant de jouer et pendant que le groupe s’installe, j’aperçois Monika qui interpelle pas très contente un groupe de crânes pelés qui est installé depuis quelques minutes à une table à côté de la mienne. Les gars quittent les lieux quasiment aussitôt hormis un qui reste à blaguer deux secondes avec Sarah et moi. On apprendra après le concert par des gens présents que c’était apparemment des nazis. OOPS !! La boulette! Je me sens bien con sur le moment. Rien ne le laisser spécialement deviner dans la tenue vestimentaire de plus que là-bas ils ont quasiment tous les cheveux très court à cette période de l’année. Enfin bref, ils sont partis sans faire d’histoire et c’est tant mieux !

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Pas grand monde pour ce concert un mardi soir. Noémie a encore des problèmes de micro, ce soir-là, c’est un problème de masse, elle prend le jus. Daniel lui trouvera un micro sans fil pour régler le problème. Les quelques personnes présentes s’amusent au concert, c’est vraiment cool, ils sauvent la soirée. Cela aurait été quand même mal venu de prendre un four en Pologne…. L’incorrigible Bato pète encore une corde sans avoir prévu de quoi la changer à porter de main lui-même, ça attendra presque un morceau et demi avant de rejoindre l’ensemble avec son fameux sourire Andalou !
L’après concert se passe posément, on discute avec le publique dont une jeune femme qui parle un peu français. Cyp est très bavard ce soir, il n’a pas envie de dormir et ça se sent. Les topsy offrent une fiole de cognac maison à Monika qui s’empresse de nous faire gouter de l’alcool illégal maison.
On rentre le soir à 20 min du bar dans la maison de campagne de Monika, Bato, Sarah,Cyp et Monika ne comptent pas en rester là et videront quelques bouteilles de vodka. On m’a dit dans l’oreillette que Cyprien a fini tout nu et déchainé ce soir-là.

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30.07: Olsztyn (Pl) @VINYL PUB – Olsztsing along

Grasse mâtiné chez Monika peinard. Bato au piano, Noémie à la corde à linge et Cyp à la gueule de bois ! Petite douche froide bien agréable dès le matin à cette chaleur. On a qu’une heure et demie de route jusqu’à Olsztyn donc on est peinard pour visiter la ville. C’est une fois garé sur un parking que Cyp remarquera que quelqu’un nous a volé la plaque d’immatriculation avant du camion. Cela n’a pu arriver que hier devant la salle dans le noir complet car cette nuit le camion était en sécurité. On ne va pas commencer à suspecter les nazis de la veille, on va nous accuser de frôler la parano. Comme si ces gens-là avaient déjà été coupables de quoi que ce soit dans l’Histoire…
Après une petite assiette vegan dans un restau à prix dérisoire, on visite le centre à l’architecture ultra coloré inhérente aux pays de l’ancien bloque soviétique. Dam’s tombe sur l’acteur américain Jack Black et lui demande de faire un selfie avec lui. On est tous mort de honte de le voir s’agiter comme une petite groupie dans les coulisses d’un concert d’Aérosmith…Autre rencontre étrange, un vieillard nous interpelle comprenant qu’on parle français et se lance dans une logorrhée, heureux comme un dieu en France, nous racontant son passé d’enseignant à Montpellier et nous indiquant les points à visiter de la ville(jumelée avec Châteauroux). Sa bonhommie nous est tellement sympathique et son phrasé tellement Audiaresque qu’on ne peut s’empêcher de lui serrer la pogne amicalement. À y repenser c’est assez surréaliste comme situation. On voit aussi des affiches partout dans la ville de rétrospective consacrée à Louis de Funès et aux « gendarmes à Saint-Tropez ».

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Cherchant un moyen d’interpeller des kids avec Dam’s on joue la carte du groupe qui cherche sa salle en leur expliquant le topo histoire de les y convier. Ils comprendront mal et insisteront pour nous y emmener à pied, on les suivra gentiment en espérant les revoir le soir. On se posera à la salle plus tard dans la soirée, j’en profiterai pour me faire à l’aide d’affiches une plaque d’immatriculation à scotcher.
L’orga de ce soir a trouvé une première partie au dernier moment, des kids pas méchants mais bien à l’arrache, c’est un miracle qu’ils soient venu avec leurs guitares tellement ils n’ont rien que drôles! Ça joue pas trop mal mais niveau réglage de son, la seule chose qui les intéresse c’est de jouer fort, très fort au point que c’est inaudible. Ils n’écoutent rien, tant pis pour eux.

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Les Topsys font un gros show ce soir-là, il y a du monde et c’est très communicatif. Ils auront même droit à un sing along sur THE BEST PART c’est vraiment cool. Perso, je suis resté une grande partie du concert à l’étage à tenir le merch et à discuter avec le tout venant (et aussi parce que je suis tombé amoureux de la serveuse) au point que je ne peux même pas aller me la péter à chanter en guest sur NO MORE GUITY. Mon égo en prend un coup bordel !

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En plus du concert, le merch cartonne pas mal aussi, chic soirée dans l’ensemble. On apprend que l’on est hébergé chez Mattek, un nounours rigolo qui nous a fait le catering vegan. Arrivé chez lui, on galère à trouver une place qui ne craint pas de premier abord, Cyp n’est pas tranquille et du coup, moi non plus. Un peu à court de thunes, on n’est pas chaud dans l’idée pour un parking payant à proximité, on finira par prendre cette option qui nous coutera au final… 2 euros la nuit ! Ça a du bon les flux de croissance à plusieurs vitesses quand même…

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31.07: Jelgava (Lv)@ MELNO CEPURISU BALERIJA- riders on the storm

Réveil à 6h pour 4h30 de sommeil. Mattek qui nous a lâché son appart nous rejoint encore saoul de sa nuit. On petit déjeune en speed de la tartinade épicé et douche éclair sous eau glaciale. Nous voilà parti avec un peu de retard le temps de faire deux ou trois mises au point tout seul avec le camion qui m’ont excédé dès le matin à cause de la léthargie du groupe et du matériel défectueux. Piquant une colère noire, je les menacerai à l’intérieur du camion, pistolet de pompe à gasoil dans une main, briquet dans l’autre, d’en faire des torches humaines si dorénavant ils ne m’épaulaient et me dorlotaient pas plus dans ma lourde tâche de Driver ! Je suis un être humain moi aussi j’ai le droit à de la considération… Merde !

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Lorsqu’on quitte Olsztyn, on est loin de se douter que ce trajet va être le plus pénible de la tournée. Se rendre en Lettonie par route nationale en prenant soin de contourner l’enclave russe passe encore pour un pro du cerceau comme moi mais les tempêtes du diable comme on s’est pris sur la gueule arrivé en Lituanie, ça me fait fumer par les oreilles !!! Qu’étions grand temps que ça cesse! Cela a dû durer deux fois 45 minutes mais c’était intense. Imagine une tempête de pluies brumeuses à mort avec orage à proximité, sur des routes complètement destroys( on en parle même pas de nid de poule mais plutôt de cratère) qui en deviennent de vraies piscines, tu ajoutes à cela la conduite complètement irresponsable des camionneurs qui te frôlent littéralement pour éviter l’aqua-planning, autant vous dire que l’on a serré les fesses 2 ou 3 fois.
L’apogée étant le moment où un camion de marchandise ayant coupé la route à un autre se fera percuter de côté de plein fouet, partant en tonneaux incroyables vers nous, valdinguant dans tous les sens, on aura juste le temps de passer juste en dessous avec notre van et de faire quelques mètres avant qu’il n’explose derrière nous. Ce devait être du transport de bétail car notre camion et pare-brise sont recouverts de chair animale broyée et de sang en guise de pluie. Dam’s est sous le choc et se cogne la tête contre son siège, Noémie pique une crise d’hystérie et commence à s’arracher des poignées entières de cheveux, Bato rit aux larmes tandis que Cyp et Sarah sont tombé dans les pommes n’ayant pas eu le temps de filmer la scène, c’est dommage….Voilà pourquoi je vous la relate tel quel. Inutile de préciser que je suis passé pour un héro à leurs yeux jusqu’à la fin du séjour : et que Colin par ci, Colin par là….J’étais limite gêné.
À peine passé la frontière Lettonne qu’on a le droit à des feux de travaux de 20 min qui couvrent 7 km de route. Là tu te doutes bien que niveau respect des timing, on n’est pas bon les mecs ! C’est là que je me dis que si les ingénieurs ont ce niveau-là de stupidité dans ce pays, je n’imagine même pas la masse moyenne…Malheureusement ça va se vérifier le soir même avec un ingé-son en mousse.

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Bref, on arrive tard à la salle, l’équipe du bar est sympa mais pas très avenante. C’est assez spécial comme endroit, c’est un ancien magasin de meubles ou canapé comme on en a chez nous avec de grandes vitrines en guise de mur sur la devanture et le côté du magasin. C’est spacieux est constitué essentiellement de canapé en U avec des tables au milieu. Il y a juste un petit renfoncement sur le côté au fond pour l’espace scénique. On prend le temps de déguster de délicieux burgers Vegans qui alimenteront le blog de cuisine de Noémie avant d’aller faire « des balances » avec « l’ingé-son »tout juste arrivé. Je ne sais pas trop d’où il sort celui-là mais l’espace scénique est plus petit que mon salon et il s’est mis dans la tête de tout repiquer, du grand n’importe quoi en somme.
Incapable de gérer de tout le concert malgré les signes et les demandes du groupe (basse 20 fois trop forte qui recouvre tout et qui déstabilise tout le monde, des larsens qui viennent des retours. Il faudra attendre les derniers morceaux pour qu’ils comprennent qu’on lui demande de les éteindre). C’était vraiment laborieux malgré leur bonne volonté de jouer et les quelques kids présents qui dansent et apprécient le concert (il y a bien qu’eux). Cyp sort de scène en pétard, j’ai l’impression qu’il va lui faire bouffer son p’tit pull marin à l’ingé son et le renvoyer de là où il n’aurait jamais du sortir, c’est-à-dire d’un catalogue de mode Jean Paul Gauthier. Bref, la tension redescend vite. On passe l’éponge, il y a des haut et des bas, normal pour un groupe qui s’appelle Topsy Turvy’s.

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On ne s’attarde pas trop, il nous lâche l’adresse de l’endroit où nous somme censés dormir, il s’agit d’un dortoir pour étudiant complètement délabré. C’est un bâtiment qui ne date pas d’hier. La petite mémé qui nous reçoit nous fait visiter en voulant séparer les filles des garçons ce qui n’est pas du gout de « Minou et Chips » qui transgresseront la règle de mémé soviet !

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01.08 Riga (Lv)@A NICE PLACE- O.V.N.I dans la place ?

Réveil en bonne et due forme avec les blagues salaces de Bato. Grasse mâtiné au dortoir pour certains, visite de Jelgava pour d’autres. On se retrouve au dortoir une heure plus tard pour charger le matos. Égal à moi-même, en faisant le con en chargeant avec Cyp je trouverai le moyen de me luxer l’épaule comme une merde ce qui me mettra particulièrement de mauvaise humeur pauvre petit Caliméro que je suis…. On arrive à Riga à la recherche d’un camping pour la nuit, on en trouvera un officiel non loin d’un festival d’été intitulé TEL AVIV BEACH PARTY qui a lieu prés de la DAUGAVA un fleuve qui divise la ville. On surplombe le site de ce fest en traversant le pont, c’est ambiance Ibiza, sur plage artificielle et drapeaux israéliens tous les 5 mètres, à vomir tout ça ! Surtout dans les contextes géo-politiques du moment. Par ailleurs, on y repassera le soir même en rentrant au camping pour s’apercevoir que c’est un four incroyable, ce dont je me réjouis personnellement. J’ose espérer que les Lettons ont boycotté le Fest pour des raisons morales et de bon sens….

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On passera l’après-midi à visiter Riga, c’est vraiment pittoresque comme ville, ça ne manque pas d’un certain charme malgré l’empreinte soviétique encore fortement présente dans l’architecture et les monuments. Il y a beaucoup à décrire, le mieux cher lecteur c’est encore que tu y ailles visiter toi-même hein, ça vaut vraiment le coup. On fera aussi une petite halte avant fermeture au musée de l’occupation de la Lettonie 1911-1991, histoire d’en remettre une couche après Auschwitz. Après tout, les 80 millions de morts du stalinisme comparés aux autres 6 millions valent bien quelques minutes d’intention et de recueillement.

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À peine arrivée à la salle, la police municipale nous arrête pour demander des explications sur notre stationnement sauvage sur le trottoir (pour décharger le matos )et sur la plaque manquante du camion. Le flic s’avérera être plutôt compréhensif et sympa malgré son allure de cowboy empâté.
La salle est une fois de plus hyper cool, mi-salle de concert/mi-night club, il y a même apparemment des saunas et piscines auxquelles on peut accéder par une porte à code fabriquée avec une devanture faite avec un distributeur de cigarettes de l’époque soviétique utilisé comme un leurre. On passera à deux doigts de la catastrophe planétaire car la salle n’ayant visiblement pas été mis au courant pour les repas vegans, Dam’s les met au parfum de justesse. Dans un sens comment pouvaient-ils le supposer avec une bassiste qui arbore le jour même un T-shirt GOATCHEESE, ce n’est pas très vegan ça…

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Ce soir, l’affiche est partagée avec un groupe de pop rock local CELLAR CAT, ça joue vraiment pas mal et ça permet de ramener un peu de monde car l’affluence au concert sera mitigée ce soir. Il faudra attendre la moitié du set pour commencer à voir des gens présent se mettre à danser devant la scène, le reste de l’assemblée restera à l’écart. J’ai l’étrange impression que le pop punk des Topsys à quelque chose d’ovniesque ce soir pour l’auditoire. Chose qui sera un poil confirmé à la fin du show par un gars disant à Cyp qu’il ne connaissait pas du tout ce genre de musique, jamais entendu parler de punk rock même américain. On préfère penser que c’est un cas isolé mais l’attitude globale de la soirée nous laisse quand même pantois. Un autre type à l’allure sympathique nous surprendra avec une question du genre : « J’aimerai bien aller en France mais il y a beaucoup de noirs chez vous non ? Ce n’est pas trop la merde avec eux ? » Il verra instantanément sur nos gueules qu’il a dit une connerie et se rattrapera en disant qu’il plaisantait pour dissimuler le malaise. On ponctuera en disant qu’il ne faut pas croire ce que les médias extérieurs racontent sur la France mais il est vrai que c’est assez déroutant d’entendre ça à l’étranger. C’est pratiquement sur la fin de soirée que la batteuse du premier groupe viendra nous parler un peu en français. Surpris, elle nous expliquera qu’elle a pris des cours de français sans pouvoir aller au bout et qu’elle n’a pas osé venir nous parler avant, trop intimidé et pas assez alcoolisé. C’est vrai que ça se comprend, on émane tellement de charisme, enfin surtout moi…Il y a des jours je n’ose même pas me regarder dans la glace tellement je m’intimide moi-même, alors autrui, je peux comprendre quoi.

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On finira la soirée à discuter avec les locaux, Bato et Cyp s’amuseront à se prendre en photo avec des coupes de merde pour faire « couleur locale».

02.08 Panara @ PANARA COMMUNITY- drôle de messe.

Putain aujourd’hu,i à peine 5 h de route, c’est limite si je m’emmerde pas. Ce soir le groupe doit jouer dans une communauté de réinsertion pour les personnes aux diverses addictions (drogue, alcool, peut être autre…) totalement isolé dans les bois Lituaniens. C’est vendu comme ça sur le papier, inutile de dire qu’on ne sait pas trop à quoi s’attendre. On se tâte à écrire un testament chacun et à l’envoyer par mail au cas où. La perspective de se faire découper par des sauvages en échange d’une rançon n’ébranle en rien Bato qui lui pleurniche à grosses larmes toute la journée, inconsolable, car visiblement on n’aura accès à aucun WIFI de la journée…
À quelques Km du point d’arrivée on pense que le GPS est détraqué car il annonce environ 30 min de route pour 15km. On continue la route jusqu’au moment où il nous indique de tourner vers un chemin de terre caillouteux sur lequel nous serons limite obliger de rouler au pas vu à quel point le camion branle dans tous les sens, c’est à se déchausser les dents. Plus on s’enfonce dans les bois, plus on se questionne. On ferme les fenêtres car le camion est pris en grip par des espèces d’insectes qui ressemblent à des taons tout le long du chemin c’est assez drôle à voir mais pas spécialement rassurant surtout que Cyp insiste pour ouvrir les fenêtres à cause de la chaleur. Au bout de quelques Km, on aperçoit un autre petit chemin de terre introduit par un Christ en bois sur sa croix mais qui n’indique en rien que c’est là. On fera demi-tour au prochain village où les habitants nous feront comprendre que c’était bien ce chemin à emprunter. Le chemin est tellement creusé de terre et cabossé que j’en viens à me demander si on va passer. Arrivé au bout, on prend une claque sur la beauté du lieu. Une petite chapelle de bois qui surplombe la colline boisée, toute en verdure et fleurie, des petites mares avec des statuts à l’effigie d’animaux sauvages. Il y a des constructions de bois modernes à basse énergie et autonome. Des ateliers où les pensionnaires fabriquent des cosmétiques biologiques et des jardins botaniques et autres à perte de vue. C’est vraiment magnifique.

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Dès notre arrivée, vient à notre rencontre le médiateur du centre Laimonas qui nous montre l’endroit où l’on va jouer. C’est une espèce de petit préau en bois dont ils doivent se servir pour des cérémonies ou autres événements extérieurs. L’acoustique n’est pas trop mal, bien réglé ça passe. On doit attendre que les pensionnaires aient fini la messe pour qu’ils viennent regarder le concert. C’est ouvert au public aussi mais là où nous sommes, j’ai bien peur que ça n’afflue des masses.
Arrivent les pensionnaires, pratiquement tous des montagnes de muscles. Certains ouvriront le dialogue, avant de s’installer sur les bancs à disposition pour regarder le concert. Un concert assez folklorique je dois avouer, entre la piqure de guêpes dans le dos de Cyp qui vient interrompre un morceau et celle sur le doigt de cette petite lavette de Damien qui chouinera sur son bobo comme un enfant à sa maitresse qui veut un pansement Mickey sous le regard amusé de « sainte Noémie » vêtue pour l’occasion avec une élégance qui lui donne étrangement une allure de pèlerine parfaitement adéquat au décors de scéne. Un grand moment aussi où je les verrai pratiquement tous se retenir de rire en jouant devant une femme qui ne se rendra même pas compte qu’elle a les seins à l’air lorsqu’elle danse, il n’y’ a que Dam’s, sérieux comme un curé de campagne en plein prêche qui ne remarquera rien. Drôle de messe ce soir à Panara.

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Le concert se termine à 20h, ce soir pas de cachet mais des cosmétiques biologiques fabriqués par la communauté seront offert à l’ensemble du groupe. L’un des pensionnaires nous ressort cette phrase en français que l’on a aussi entendu par des Lettons la veille : « Je n’ai pas mangé depuis 6 jours ». Ne comprenant pas d’où ça vient, c’est la doyenne du camp qui nous explique à table que c’est une réplique très connue du vieux cinéma de propagande soviétique où dans une scène un mendiant prononce ces mots en français.
Le repas nous met un peu mal à l’aise aussi, on mange avec Laimonas et la doyenne qui n’ont pas compris le principe du véganisme. Dam’s et Noémie sont un peu gênés de refuser certains mets préparés et offerts de bon cœur par ces gens, se contentant de cornichons et d’une assiette de boulgour. Moi-même n’aurais pas le courage de refuser de manger leurs cornichons à chaque fois qu’ils m’en proposeront par crainte de les froisser. Mais bon, doit bien y avoir un verset ou deux dans leurs évangiles qui disent de ne pas forcer son prochain même si ça atteint ta susceptibilité ??

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Petite promenade digestive sur fond de coucher de soleil durant laquelle on visitera les jardins et les coins de nature fabuleux de la communauté. Il nous fera découvrir des plantes atypiques, on mangera même des fleurs au gout de radis, c’est très étrange comme sensation.
Pensant initialement que l’on allait camper ce soir, on nous apprend qu’ils nous ont préparé des chambres et qu’il y a un….WIFI ! Bato est aux anges, c’est une résurrection ! On prend quand même le temps de se concerter entre nous histoire de savoir si on ne devrait pas le laisser à Panara quelque temps histoire qu’il se soigne de sa nomophobie chronique… Dernier aspect rigolo de la soirée, on visite les dortoirs de la pension qui étant bien sur interdite aux femmes, les chambres ne sont donc pas mixtes et on va devoir partager nos chambres avec celles de certains pensionnaires. Je comprends au regard coquin de Cyp ce qui lui passe par la tête à ce moment-là… il y a du bisou qui pique dans l’air. On rit pour se rassurer en espérant ne pas finir en sandwich entre deux costauds dans la chambre, on pense évidemment à la célèbre tirade de Depardieu dans « tenu de soirée » qui explique poétiquement à Michel Blanc qu’il va passer à la casserole, ce qui ne fera qu’accentuer l’inquiétude de Cyp à l’heure d’aller au dodo. Je crois que Sarah sera obligée d’aller le border et de lui chanter les comptines pour bébé version Patrick Sébastien pour le calmer. De notre côté avec Dam’s, on sera avec un sympathique vieux gaillard qui se trimballera en slip devant nous ayant une fois de plus étrangement des notions de français.
Réelle parano ou crise de somnambulisme, on retrouvera Cyp le lendemain matin en train de dormir en position fœtale à la place du divin enfant dans la crèche à grandeur réelle du parc.

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03.08 : Off(Pl) à Lodz

On est Off ce jour-là. On passera la journée sur la route à traverser la Pologne jusqu’à Lodz. Je suis content, je conduis des heures durant pour soulager mon addiction au cerceau, il fait une chaleur de fou donc tout le monde est K.O dans le camion. Ça m’arrange car ça m’évite d’avoir à me forcer à écouter les conneries qu’ils racontent toute la sainte journée. J’ai beau faire des efforts, je crois qu’ils commencent à comprendre que je ne les aime pas beaucoup.

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Le soir, on ira se restaurer dans la salle où le groupe devait jouer initialement car ils y servent de la nourriture vegan et comme c’est mon anniv, je me verrai me faire offrir le repas par mes acolytes. C’est hyper gentil et je les remercie encore bien que, j’aurai quand même préféré un vrai cadeau bien matérialiste. Enfin bon, ils ont dissimulé leur radinerie comme ils ont pu, c’est déjà ça…

Camping sauvage pour la nuit au bord d’un rond point à quelques bornes de Lodz…même pas peur…Bato avec qui je partage sa tente passe encore des plombes au téléphone avant de venir se coucher, ce qui m’arrange pour enfiler incognito ma couche du soir. J’ai plutôt de la chance, depuis le début de la tournée, personne n’a encore grillé que je me mouillais le baigneur au lit la nuit…

04.08: Trzebiel(Pl) @ TTSK /OFF CLUB – Trzebiel über alles

On sort des grands axes aujourd’hui pour traverser la Pologne Ouest bien profonde, vient s’ajouter à cela la grisaille qui ne fait qu’accentuer le glauque de certains lieux. Point positif, on tombera par pur hasard face à un café fermé à la devanture détournée des Ramones, le Ramona café. Cyp a des yeux d’enfants (comme Noémie quand elle voit un chat) et sautille sur son siège au point qu’il essaiera d’aller frapper juste pour voir le lieu. Dommage, à un jour prêt on aurait pu essayer d’y jouer au culot. On va aussi se confronter aux points négatifs de la nouvelle Pologne en pleine croissance, ils ont beau avoir acquis une nouvelle qualité de vie, ils ont aussi acquis la beaufitude dans sa splendeur, musique techno dans les voitures tunning m’horripile, je ne peux m’empêcher de penser que s’ils se sont émancipés du soviétisme pour en arriver là ces connards, ce n’était vraiment pas la peine…

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On arrive à Trzebiel sous la pluie, on a deux heures à tuer donc on va se poser dans un petit café au milieu de la petite ville pour se faire dévisager par l’ensemble de la clientèle locale. On sent un minimum d’antipathie dans les regards c’est très étrange.
Retour à la salle vers 19h30 où Piotr l’organisateur nous attend. L’endroit est une maison verte pistache où sont organisés des concerts pour la jeunesse locale. Ce sont des anciens bureaux de fermes apparemment. Ça joue dans une salle aménagée pour les concerts, il y a une scène, sono et matos à disposition, c’est vraiment cool !
Malgré que ce n’ait pas l’air très grand comme ville, j’aurai même dit village, il y a pas mal de jeunes qui attendent dehors avant que ça joue. On prend le temps de digérer la tambouille vegan (à l’aspect de vomi) préparée par Piotr pendant que les kids prennent place.

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Il n’y a que les Topsy qui jouent ce soir, le concert est cool bien que trop court et c’est pourquoi Cyp et Dam’s se lancent à la fin dans des numéros de chants improbables aux micros pour amuser l’assemblée. Ce sera sans compter sur un jeune blondinet qui prendra la relève pour faire de la beatbox insupportable jusqu’à nous saouler, il aurait mieux fait de se le foutre dans cul son micro, ça aurait peut-être été plus audible et au moins, on aurait rigolé.
En tout cas, le public malgré la timidité pendant le concert est très enthousiaste ce soir là, les Topsys signent des autographes, le merch marche bien, ils sont accaparés pour faire des selfies avec des kids, c’est drôle. Il y aura aussi des petits branleurs absents lors du concert faute de ne pas payer l’entrée dérisoire qui viendront chourave dans notre dos des cds et tenter de se faire offrir des t-shirts. Jusqu’à nous harceler au camion, ce qui ne me réconforte pas avec Dam’s sachant ce qu’ils resteront assez tard dehors prés du camion. On attendra tout un moment qu’ils veuillent bien quitter les lieux.

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On restera dehors à converser avec des kids et les orgas. Loin de la poésie Rimbaldienne, notre Bato ivre s’amusera à apprendre des phrases salaces aux kids encore présents. Quelques accolades plus tard, nous voilà dans la pièce du sleeping à trinquer à mes 30 ans avec de la vodka cerise et à tergiverser sur le concept et la notion de génie qui est un peu trop facilement employée aujourd’hui selon moi.

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5.08 : Giessen(All) @ AK 44 – skate punk on the grind

On tarde un peu à quitter Trezbiel du fait qu’on n’est pas de douche est qu’on soit obligé de se décrasser le fion au robinet des toilettes de la salle les uns après les autres, et aussi parce qu’on attend Piotr, le maitre des lieux censé venir nous libérer et nous apporter le petit déj sur lequel on s’assiéra évidemment. Pas grave, on s’arrêtera donc à la première station-service prés du bar de la veille pour dépenser en gasoil et autres nos derniers Zlotis(monnaie polonaise) où je serai à deux doigts de la crise de nerfs en essayant de faire la pression des pneus avec une machine automatique dysfonctionnante. J’y parviendrai au bout de 20 min avec l’aide d’un lambda local et de Dam’s avec son impressionnant calme idoine.

Retour en Allemagne, personne au poste-frontière. Vive l’Europe mais pas l’Euro. Le retour au prix allemand ne serait-ce pour casser une petite graine nous fait mal au c**. 5 euros le sandwich qui calerait même pas un estomac de pygmé, 2 euros le café dans un dé à coudre…ça va quoi ! Et puis cette manie de faire payer pour aller poser une pêche c’est d’un pénible mon vieux. Je t’en revendrai moi de la rigueur économique Allemande… Même Hitler n’avait pas osé aller jusque-là je suis sur, et pourtant Dieu sait à quel point il pouvait être assez excessif comme garçon…

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On arrive en soirée à Giessen dans un « squat » alternatif, l’AK 44. Lieu de culture alternative, avec bar, salle de concerts et autres. C’est assez sombre, les murs sont tapissés de stickers de groupes de HxC et de slogan Anti-Nazi à outrance. N’ayant pas connaissance de la réalité objective du terrain, la question se pose si ceci est dû à une jeunesse qui porte encore la culpabilité de leur histoire quitte à tomber dans l’excès de revendications même si légitimes de leur part ou bien si cela est encore malheureusement une nécessité sociale chez eux face à des groupuscules nazis très actifs dans l’exaction publique. C’est toujours déroutant d’un point de vue extérieur ce genre de lieu. On rencontre l’adorable Gückert, qui gère le concert ce soir et qui fait accessoirement partie du staff de l’AK 44. Le lieu est quand même hyper cool, il nous fait un topo vite fait sur les diverses activités qui s’y passent.

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On partage l’affiche ce soir avec deux groupes basques de « crust grind Hxc », DISWAR et KAMORRAH histoire de faire un plateau improbable sur cette tournée. Autre plateau improbable de la soirée, le plateau-repas. Gückert a cuisiné un ragout végétalien de bon cœur mais alors ultra-épicé, en tout cas, beaucoup trop pour ma petite langue de chat, j’abdiquerais au bout de 4 cuillères malgré le fait que j’ai les crocs.
Topsy ouvre ce soir, le son n’est pas tip-top au niveau des chants sur les premiers morceaux. Je ne sais pas si c’est les épices du ragout ou quoi mais Cyp a les vers au cul ce soir, il accélère à balle les tempos sur certains morceaux. Le publique n’est pas au rendez-vous mais le peu se montre réceptif sur toute la soirée. On apprend aussi que RED FANG joue ce soir-là non loin d’ici.

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Pour ce qui est des deux autres groupes, je vous laisse le soin d’aller écouter ça sur le net pour vous faire une idée. Le son étant beaucoup trop incompréhensible au niveau de leurs jeux pour s’en faire une réelle idée. Seuls aspects retenu des deux groupes sont les jeux des deux batteurs, l’un en slip à l’allure Christique « blastant » à tout va comme une mitraillette (AK 44) et l’autre bodybuildé avec un jeu atypique.
Je ne sais pas comment se terminera la soirée, trop fatigué, j’irai me coucher avant la fin des concerts.

06.08 :Off de merde pour une journée de merde

Après une bonne douche attendue depuis 3 jours et un bon petit déjeuner à l’Allemande (mes papilles frétillent encore : pain chaud, fromage, confiture, tapenade, café, jus de fruit à croire que je suis venu juste pour ça), on va visiter le centre-ville étant donné que l’on est Off ce soir.
On se laisse aller à la frivolité touristique jusqu’en terrasse de café. L’angélisme de cette matinée n’aura été que de courte durée car on apprend quasiment coup sur coup deux mauvaises nouvelles ; d’un côté que notre plan hébergement du soir à Marburg tombe à l’eau, de l’autre on est informé par Julien de STRUGGLING FOR REASON que le plan du lendemain à Charleroi est annulé par la patronne sans réelle raison. Cyp excédé tente direct de ressusciter par téléphone celle qui fait la morte depuis quelques jours aux messages de Damien. Elle cherche à nous la faire à l’envers sur les raisons de l’annulation, on comprend vite que c’est mort, Cyp tentera de maintenir l’événement coute que coute. Pendant ce temps-là, profitant d’un wifi, l’équipe s’active à trouver des plans de secours in extremis qui n’aboutiront pas.
Un minimum dans le jus, on part en direction Charleroi suite à un quiproquo avec Julien qui nous proposait de nous héberger quand même le lendemain à la place du concert et non le soir même. On réalisera l’erreur pratiquement arrivé à Charleroi. Gros plan loose, le moral de la troupe n’est pas au plus haut surtout avec cette pluie de merde qui tombe depuis l’entrée en Belgique. Sur la route, Cyp réessayera par téléphone un ultime coup de force avec Madame V la patronne du bar, en la mettant face à ses responsabilités financières et contradictions pour maintenir le concert du lendemain, ce sera peine perdue. Beau « coup de pute » donc, cela dit, rien d’étonnant venant (apparemment) d’une ancienne mère maquerelle…La rabatteuse repentie nous repent donc à nous rabattre sur un hôtel Formule 1 nouvelle formule, plus cher avec une qualité de service plus que discutable… Cela dit, il y a au moins un wifi gratuit, de son téléphone notre petit Bato peut naviguer Ohé ohé…

07.08 : Charleroi : Off

Journée off imprévue donc, direction Charleroi Centre pour une journée à flâner en mode touriste à se gausser comme des gros cons de Français arrogants sur la population locale, du DIKKENEK à champ ouvert mon copain!
Au bout de quelques rues, Cyprien, rancunier comme pas deux décide d’aller au « bar les anges » pour tirer la situation au clair et nous faire rembourser les frais d’hôtel. On le suit en essayant de le persuader que ça ne vaut pas la peine d’aller y perdre du temps mais rien n’y changera. Arrivé prés du lieu, dans un quartier bien malsain, en grands courageux, nous resterons pour la plupart à l’écart laissant juste Cyp s’y aventurer avec Bato qui lui, rentre juste pour choper du wifi. On ne voit pas grand-chose de l’extérieur, on entend juste que ça monte dans les tons sévèrement à l’intérieur. Inquiètes, Noémie et Sarah rentreront tandis que Dam’s et moi préféreront rester en dehors au cas où ça tournerait mal, histoire qu’on est un peu d’avance sur les autres si on doit partir en courant. On entend que ça fait un peu de barouf à l’intérieur et au moment où l’on est prêt à aller les rejoindre on reçoit une photo prise discrètement par Bato visiblement au sol qui montre que Cyp et les filles sont pris en joue par deux hommes de main armés de la fameuse maquerelle. Oh putain ! Pas le temps de réfléchir ! Dam’s me fait la courte échelle pour atteindre une fenêtre à l’étage, c’est là que je mets en pratique les cours d’escalade donnés par Kentin Dwich de Facebook. J’arrive silencieusement par l’arrière-cuisine dans le dos des gorilles pour les neutraliser en deux secondes à coup de rotatif kick et de balayettes manchettes. On a eu chaud aux fesses là…La maquerelle est partie mais Cyp et Bato décident de vider le bar en quelques minutes comme compensation.

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On quittera cette ville de fous, avec ses briques rouges et sa violence pour aller se reposer à Hanzyne où Julien des STRUGGLING nous héberge pour la nuit. Enfin se reposer, c’est vite dit, car avec ce qu’il s’est mis dans la cravate au bar, Cyprien est fin rond et on ne le tient plus, mais alors plus du tout. Ajouté à ça qu’il hurle dans la rue avec un accent belge à couper au couteau (comme nous le fera remarquer notre hôte avec nos peu de références) chose qui fera sortir la population locale de chez eux au grand détriment de Sarah qui est rouge de honte. Drôle de One man Show.
On finira la soirée dans le studio d’enregistrement de Julien qui est aussi aménagé pour recevoir du monde. Petite soirée sympa, échange d’anecdotes de tournée et discussion sur la scène punk rock avec en fil rouge les clowneries d’un Cyprien survolté.

08.08 : Amiens (Fr) @ SOMBRERO CAFE – Jamais deux sans trois

Petite nuit une fois de plus, Julien est obligé de nous mettre dehors vers 9h30, il panique quelques minutes juste le temps de retrouver ses clefs pour fermer le local et puis c’est bon. On est tous blasé à l’idée de retourner dans notre hexagone pluvieux, bizarrement notre pays n’avait manqué à personnes. Le seul aspect positif souligné par Bato est qu’il retrouve enfin son forfait et sa connexion illimitée.
« O’ cheu d’la mouille dans que petite ville d’Amiens là ! » dirait l’autre. Petit passage par la cathédrale et le centre-ville où Bato (sous l’eau) ira enfin sous la pression des autres acheter des cordes de rechange…Ensuite, petite sieste repos chez Arno qui organise ce soir car on doit prendre la route direct après le concert pour au moins 5h.

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Toujours un plaisir de franchir les portes du Sombrero Café tenu par le sympathique Nordine. Arno pour le catering a mis les petits plats dans les grands pour nous restaurer avec nos exigences de bouffeurs de graines.
Toujours au top Arno. Ce soir, on aura le droit à une chouette surprise, les Topsys partagent l’affiche avec THE WANKERS, un groupe d’ado avec un gratteux de 12ans à peine plus haut que sa guitare. Ils font des reprises de Blink- 182 et Green day qui tiennent hyper bien la route. On est impressionné par leur maitrise, chouette découverte. De la graine de champion qui promet!
Pour les Topsys, ce sont leur troisième passage au Sombréro. Il y a quelques personnes qui connaissent le groupe je suppose, il y a pas mal de monde pour un petit bar aussi exigu, c’est hyper cool. Ça bouge gentiment, pour une fois que les kids sont soucieux de ne pas péter les dents du chanteur en tapant dans le pied de micro c’est plutôt cool. On fera « slamer » le guitariste des WANKERS sur un morceau. La sono est toujours un poil faiblarde mais les Topsys s’adaptent plutôt bien. De toute façon, même plus largement, je vais vous faire une confidence, ils ne sont pas contraignants de nature. Chouette concert en somme. Encore merci à Arno pour ce concert.
On pensait partir direct après le set mais il reste encore HUGO TOUT SEUL qui fait de l’acoustique devant ces potes, c’est une façon comme une autre de finir la soirée avec ses 30 minutes de set. Un rangement et deux cafés plus tard, on reprend la route nationale jusqu’à ce que fatigue s’ensuive. On s’arrêtera camper à l’arrache vers 5 h du mat en dessous Orléans, à l’abri des regards prés d’un jardin d’enfant au bord d’un bois.

09.08 : Médis @ ROCKET M FEST- La der du tour

4h30 de sommeil plus tard on redécolle en speed (je prendrai le temps de faire un peu de balançoire quand même), il faut qu’on soit à 17h à Médis prés de Royan dans le 1.7 ma gueule !
On a beau éviter les autoroutes, on restera coincé sur une 4 voies prés de Limoges dans les bouchons d’une station services. D’un, on est retardé par un problème de paiement de gasoil dû à une caissière un poil distraite qui s’est trompé en encaissant notre règlement par quelqu’un d’autre, et deux, la station est paralysée par les bouchons dès la sortie des pompes, ajouté à cela les estivants qui se garent comme des tocards dans les voies de passage, c’est compliqué ! Cyp qui n’a pas la patience comme vertu, passera une demi-heure à insulter le moindre manque de civisme jusqu’au moment où une famille de 75 s’arrêtera net dans le bouchon devant nous pour faire chier sur le bord du passage leurs deux chiards, bloquant totalement la circulation… À ce moment-là, je ne réponds plus de rien, Cyp est au bord du spasme et saute du camion déchainé pour aller plaquer le visage de la pauvre maman dans la chiasse de ses drôles. À la vue de ce spectacle, Dam’s et Noémie vomissent dans la glacière de Sarah de justesse pour sauver mes housses de Xantia toutes neuves. Bato crise car il y a tous ses goodies et bières belges ramenées en souvenir dans la glacière. Pendant ce temps-là, Cyp a eu le temps d’élargir le sourire du père sur la roue libre et à dégager la caisse sous les applaudissements et acclamations environnantes. On est alors près de la sortie et 5 min plus tard, nous voilà reparti comme en 40. Hormis ce petit accrochage, il ne se passera rien de bien intéressant jusqu’à Médis.

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On arrive pile à l’heure prévue au festival, le cadre est bien sympa. On croisera entre autres des groupes bien cools et qui envoient du rock, notamment LYSISTRATA (de Saintes), THE KAZEMI (La Rochelle), MOTHER OF TWO, SPARK GAP, DIRTY DEEP et puis pas mal de gros péteux infernaux sortis de leur capitale branchouille pour jouer devant les bouzeux de provinciaux. Un mélange de flan d’arrogance et de jus de nombril auto moussé guignolesque. Pratiquement tous uniformisés à la coupe hypster avec des allures de mannequins pour Goéland, même pas foutus de savoir dans quelle ville ils jouent pour certains. Je ne parle même pas de l’électro pourri qui me fait le même effet qu’une bassine de chiasse, c’est tellement peu consistant que même s’ils voulaient, ça arriverait même pas à être de la merde ! Si on avait voulu entendre l’équivalence de David Guetta, on aurait été au Rancho! J’ai la dent dur mais je n’ai jamais pu supporter la branlette parisianiste qui se la joue star en province sans en avoir le parcours ni l’étoffe. Et puis bon, quand on pète plus haut que son cul, c’est normal de se retrouver avec sa propre merde étalée dans l’dos… Fallait que ce soit écrit !
On poireaute entre les balances et le début du fest. L’équipe technique a l’air un peu dépassée niveau pragmatisme et logistique sur les plateaux. Ça se vérifiera lors du set des Topsys, sur les deux premiers morceaux, c’est à se demander s’il y a eu des balances, la basse est beaucoup trop forte en façade comme sur scène, il faudra que j’aille voir 3 fois l’ingé-son et que Cyp lui redemande ses retours pour qu’il soit enfin à l’aise sur scène. Je soupçonne fortement l’ingé-son de s’être planté de réglage de groupe. Le set est écourté par le timing d’une chanson, bien sur ça tombera sur celle où je suis censé venir sublimer le spectacle en leur faisant grâce de ma voix en guest avec eux, je soupçonne qu’ils l’aient fait exprès juste pour priver mon égocentrisme de sa minute de gloire… Pour la peine, je passerai ma soirée à tenir le merch et à dire aux gens de ne pas acheter leurs trucs, ce qui malgré toute la rancune que j’y mets, ne fonctionnera pas. Les Topsys ont malgré ça fait un bon gros concert et ça se ressent sur les ventes au merch, c’est quand même cool. Et c’est encore plus jouissif (en bon connard que je suis) de voir qu’à côté c’est le néant niveau ventes pour certains autres groupes qui se permettaient de prendre les Topsys de haut pendant leur balance…
Le reste de la soirée se passera à la cool au merch à écouter de loin les diverses prestations. En after, pendant que certains iront se pieuter, Cyp et Bato iront essayer de discuter avec les Coreux Parisiens qui s’auto-congratuleront toute la soirée et leur feront bien comprendre qu’ils ne sont pas du même monde… Effectivement, le monde des Topsy Turvy’s c’est celui de l’humilité, des tournées et week-ends sur les routes avec les copains, de la sincérité scénique, de la passion de punk rock devant 12 ou 500 personnes et de la reconnaissance de leur scène.

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Moi Colin Connard, je ne cache pas qu’en écrivant ce report j’ai le cœur gros à l’idée que cette tournée ce soit fini si tôt. C’était vraiment hyper cool, humainement je n’en parle même pas, j’ai appris à connaitre en profondeur un groupe plus qu’adorable qui a supporté mes sarcasmes et mon mauvais esprit pendant plus de dix-huit jours. Vivement une prochaine ! Merci à eux et à mon petit Billy qui nous a pas fait défaut.
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Petit message à l’intention de notre petit Colin, bien que tu sois un véritable connard on a passé 15 supers jours avec toi, on a déjà de base gravement les boules de rentrer mais ton absence rend la vie encore plus insupportable 🙂 Merci pour tout et à très bientôt!



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LE MINOU TOUR AVEC JOHK (du 13/04/13 au 21/04/13)

Après 10jours de tournée avec nos copains JOHK & tout juste de retour avec des souvenirs pleins la tête nous adressons un grand merci à tous ceux qui y ont participé dans le désordre le plus complet : Alberto & l’orga de Torello, l’Eclectic, L’Ubu & son équipe, Jérôme & ses potes, l’Up & Down et son patron super cool, Cart, Fat Moose Milk, le Sprint, Manu & AlienNation, Xavier, Rage of Panda, Melissa, Bomb the Gig, le Deep Inside, Yann, Jehuty, le Café de Paris, Eliott, Vincent, Sumo Surfing Club, les Dead Boobs, Sidewalk, Till, le Sombrero Café, Lisa A Peur, Arnaud, le Hurricane’s, Wilfried, New Fury, Stick-7 & tous les potes qui se sont bougés aux concerts sans oublier nos copains Johk et Bribri qui a assuré le merch pendant toute la tournée! 🙂




Départ :
Après une soirée chez les copains & une nuit plutôt courte c’est parti pour 10h de route direction Torello pour la première date du Minou Tour, petite pause déj’ et passage vomitif dans les montagnes espagnoles on se rendra compte à l’arrivée qu’on aurait pu faire carrément plus court, le fait est qu’on avait envie de toucher la neige en Avril 🙂 On arrive donc sans encombre devant une porte fermée qui laisse présager un lieu plutôt cool mais à l’évidence dénué de la présence de l’orga et pour cause avec 3 concerts programmés dans la même soirée pas facile d’être partout, on est malgrès tout accueilli très rapidement pas des mecs sympas, ça sent bon pour cette première soirée!


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13-04-2013 // L’Eclectic @TORELLO:
Après un déchargement éclair et un vol de casquette à l’arrachée pour notre petit Alexis, nous voilà fin prêt pour la première date, le lieu est cool, un genre de local autogéré pleins de gens bon esprit et dans une ambiance plutôt festive. On envoie un set assez rapide, sous le coup des 10h de route de la journée & les copains enchainent dans la foulée devant un public totalement déchaîné (et surtout bien arraché), le public espagnol est définitivement fou à lier mais c’est l’occaz pour nous de bien se marrer et c’est dans un esprit des plus cool qu’on entame cette tournée! La soirée se terminant relativement tôt on décide de partir dans la foulée pour Perpignan à peine à 2h de route pour le Formule1 local qui devait être le seul de la tournée, c’était sans compter les emmerdes qui nous attendaient…







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Mots clés : Casquette, Prix Libre, Hélicoptère, Flying Frogs, Nueve, Warrior…

14-04-2013 // L’Ubu @PERPIGNAN:
Une bonne nuit et une bonne douche plus tard nous voici sur place, frais et dispo pour une journée ensoleilée. Après une pause déj’ dans le snack du coin, nous voici parti pour Canet Plage et c’est sous une tempête de sable qu’on boit notre premier verre en terrasse.




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Plutôt serein et surement même un peu trop on part en fin d’aprem à la recherche du bar et c’est à la jonction de 2 quartiers plutôt tendus qu’on tombe sur l’Ubu, petit bar doublé d’un shop de vinyles, d’apparence bon esprit. L’accueil est bon, on a le droit à un bon repas chaud et c’est devant un public averti qu’on attaque les 2 sets, malgré une petite angoisse concernant le camion on passe une soirée plutôt agréable et c’est satisfait qu’on arrive chez DJ Larsen pour la nuit 😀




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Mots clés : Crusty, Octobasse, Alice au pays des merveilles, auréole, chaussettes, -5 Vinyles, « mange ma merde, mon caca », stradivarius, -17€, canne à pêche…

15-04-2013 // L’Up & Down @MONTPELLIER:

2€ de douche dans le camping du coin, une changement de pansements pour Broki (qui a dû chopper une infirmière sur chaque date) et quelques heures de route plus tard nous voici dans la jolie ville de Montpellier et son centre piéton qui nous offre une petite prise de tête dès l’arrivée avec un bar totalement inaccessible en camion. Après avoir récupérer le pass, on découvre un centre vraiment cool et croise même au détour d’une rue quelques têtes connues 🙂




Après un repas chez l’indien du coin on rencontre l’orga & le groupe local et c’est tranquillement qu’on assure la soirée. Petit bémol, on perdra un accordeur au passage, mention spéciale pour le patron du bar vraiment très sympa, un lieu où on repassera avec plaisir! On finit la soirée chez Cart en mode camping à 7 dans 20m carré, easy 🙂

Mots Clés : Multipass, -1 accordeur, Réveil Agressif, Raclette, Dechetterie…





16-04-2013 // Le Sprint @CLERMONT FERRAND:

On remonte vers le nord et c’est le début des emmerdes, c’est donc par un passage obligé chez Peugeot qu’on poursuit cette tournée et c’est un devis un peu salé qui tombe pour le changement de l’embrayage, on change donc nos plans pour le day off prévu le lendemain sur Dijon et qu’on passera finalement sur Clermont Ferrand, immobilisation du camion oblige mais ne grillons pas les étapes parce que ce soir c’est au Sprint que ça se passe!

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On arrive donc au bar où on est accueilli par Manu et ses potes, des mecs vraiment très cool qu’on espère revoit rapidement sur Poitiers 🙂 Après un bon repas on retrouve notre bonne humeur et c’est une très bonne soirée qui se déroule et se terminera chez Manu en mode soft pour un réveil programmé à 8h pour déposer le camion au garage.




Mots Clés : « diviser la puissance du XLR », Cymbales?, Embrayage & Volant moteur…

17-04-2013 // Day Off @CLERMONT FERRAND:

Pause Formule1 pour ce day off après avoir déposé le camion au garage et avoir pleuré par anticipation la facture (dont le montant étant à cet instant de seulement 1200€), on se retrouve à pied et bien chargé en attendant l’ouverture de notre chambre, c’est alors qu’un Charles BonPain croise notre route (placement pub non rémunéré ;)) où on passera une bonne partie de la matinée sur une terrasse ensoleillée! Et c’est après une aprèm à se reposer que tombe la surenchère d’emmerde avec une facture qui passe à 2100€ :/ Le moral à 0 on termine la soirée avec un documentaire blasant au possible sur l’industrie du tabac & un apéro goudronné sur un parking désa(in)fecté.

Mots Clés : c’est la merde, -2060€, Alain Delon, Chat perché…




18-04-2013 // Le Deep Inside @DIJON:

Après quelques heures de route nous arrivons requinqués à ce qui sera pour nous la meilleure date de la semaine, une très bonne orga par BOMB THE GIG, un super accueil chez les trois colocs où on s’est senti comme chez nous!

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Un bon apéro & repas passés on descend au Deep Inside, un bar à la déco rococo vraiment très agréable où l’on rencontre le groupe local JEHUTY dont on appréciera beaucoup le set (malgrès un petit soucis de branchement d’ampli ;)) et c’est dans la foulée qu’on echaînera les nôtres (la routine à ce stade de la tournée) devant un public sympatique et un caméraman survolté, on terminera la soirée où on l’a commencé après 50 manoeuvres pour se garer et une rencontre avec la voisine du dessous pas très réveillée. On quittera la ville après un passage chez Best Bagels, sans aucun doute les meilleurs Bagels qu’on ai jamais goûté!




Mots Clés : Riz à la tomate, Pollution, Marshall Bass, Surexploitation de la vidéo…

19-04-2013 // Le Café de Paris @PARIS:

Quand on joue à Paris mieux vaut prévoir 2h de marge pour espérer arriver en avance et c’est sur ce conseil qu’on quittera Dijon à 13h30 pour arriver au Café à 18h, accueilli par les SIDEWALK avec qui on va partager 2 dates, on décharge pour notre plus grand plaisir qu’une partie du matos et on s’installe tranquillement au sous-sol. Après un très bon set des SUMO SURFING CLUB c’est à nous et dans un sauna ambiant (ceux qui ont déjà joué au Café de Paris comprendront) on perdra 10 litres d’eau et nos derniers t-shirts sur cette fin de soirée cloturée par SIDEWALK, un très bon groupe venu de Hollande qu’on sera ravis de retrouver 2 jours après.

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Fin de soirée tranquille dans un bar du coin puis chez Till qui nous accueille et nous rendra les plus heureux du monde grâce à un jus de tomate servi dans les règles de l’art (il faut savoir qu’on cherchait à en boire depuis quelques jours déjà), on en profitera pour passer dès le lendemain à l’EAST SIDE BURGER déguster leurs délicieux burgers & pâtisseries vegan qui nous couteront au passage une prune pour stationnement génant 🙂




Mots Clés : Forestier, Popeye, Pieds de micro, -35€, périphérique encombré…

20-04-2013 // Le Sombrero Café @AMIENS:

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Peu de route pour nous sur cette date mais plusieurs degrès de perdu, on regarde avec nostalgie les photos ensoleillées des jours passés 🙂 On arrive avec plusieurs heures d’avance sur Amiens ce qui nous permet de passer un peu de temps dans un centre ville plutôt accueillant. On découvre un bar typé mexicain qui sent la frite et le Punk Rock et c’est en fin d’aprem que débarque les Lisa A Peur qui ont de justesse récupéré l’orga d’Arnaud bloqué au taff jusqu’à tard dans la soirée, on les retrouve avec joie et entamons l’installation. Après un set des stars locales c’est à nous et c’est devant des gens qui connaissent nos paroles (bon d’accord une seule personne mais c’est déjà cool) qu’on fait le set, on se rend vite compte que l’abus d’alcool est rituel dans le Nord mais c’est plutôt cool et c’est chez Ben et Jess qu’on termine la soirée, on peut dire qu’ils ont assuré! 😀 On est au passage bien content d’avoir enfin vu leur set en entier, on avait déjà eu l’occaz de partager une date abrégée par la police avant même qu’il ai pu commencé et une 2ième où ils n’étaient pas au complet, une très bonne soirée!




Mots Clés : Leclerc jean, J’aime mon chien, Maizena, Frites maison…

21-04-2013 // Le Hurricane’s @TOURS:

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C’est avec plaisir qu’on retrouve les SIDEWALK, une partie des SUMO SURFING CLUB & nos copains PANIC MOTEL au complet pour une soirée qui début par un passage au César et un petit coup au Canadian, on se croirait presque à la maison pour cette dernière date et c’est un peu à la bourre que démarre la soirée avex les STICK-7 et les NEW FURY dont le batteur nous impressionera une fois de plus, un très bon set & de nouveau les SIDEWALK dont les chansons sont tellement fédératrices qu’on les retient dès le premier refrain. La soirée se poursuit avec nos copains JOHK et c’est avec un set raccourci qu’on terminera la soirée après l’arrivée de nos amis les policiers mais c’est sans aucun regret qu’on terminera cette soirée bien arrosée chez notre copain Jerem’ et c’est le coeur léger et les yeux pleins de larmes qu’on rentrera sur Poitiers en fin de matinée.

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Mots Clés : Couvre Feu, Lunette noire, Y’a plus d’ PQ, Affiches oubliées…

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Pour conclure je dirais qu’on vient de passer 10 jours super cool, on a juste hâte de repartir et on remercie encore une fois nos copains pour cette super tournée 😀



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UN P’TIT TOUR AVEC PANIC MOTEL (du 25/04/12 au 28/04/12)


De retour sur Poitiers après ces 3 dates avec les Panic Motel (oui car fait exceptionnel, cette année le monde entier est au Groezrock, ça doit faire beaucoup de gens! :D) nous n’avons donc pas pu faire autant de dates que prévues mais malgrès tout cette week de 3 jours étaient vraiment cool, voici donc un petit résumé photo! Au passage on remercie Clem, Eliott, Anto, Guillaume et l’orga de Rouen, I.M.O.D.I.U.M (Punk Rock-Grunge / Monaco), Lisa a peur (Punk Rock / Amiens), les Panics & tous les gens qui sont venus, ceux qui nous ont accueilli pour ces trois jours!

Départ :
Départ de Poitiers à 9h00 pour les Topsy, voiture chargée à bloc pour rejoindre les copains des Panics et le carosse qui nous trainera ces trois jours durant, après une petite pause pipi, la voiture redémarre en fumant plus que nécessaire, pour ceux qui connaissent le tank de Bato, on a ajouté à la liste des problèmes de charge batterie/pression pneumatique/fenêtre qui ne s’ouvre pas, un nouveau problème de niveau d’huile et on se demande à quelques km de Dierre si on va finalement arriver à destination… Et contre toute attente, 20mins plus tard nous voilà arrivé chez Pascal & les Panics, qui nous attendaient en mode spaghettis bologno maison (merci Peggy!). On découvre alors le van et son coffre necessitant un niveau 45 à Tetris et c’est Pascal qui s’y colle, nous improvisant un rangement digne des plus avertis. On décolle alors tranquillement, direction Paris pour la première date prévue au Café de Paris 🙂




25-04-2012 // Café de Paris @PARIS :
Après un peu moins de 3h de route à base de Teenage Bottlerocket & co, on arrive tranquillement au Café de Paris où nous attend un Eliott surexité qui nous montrera l’entendu de son talent tout au long de la soirée. Nous rejoignent dans la foulée les I.M.O.D.I.U.M (Punk Rock – Grunge / Monaco) avec qui on partagera les deux premières dates. Les sets d’enchainent, d’abord Lucky Gap Clem (Folk Pop Punk) arrivé peu de temps après nous puis les I.M.O.D.I.U.M, qui ont beaucoup de copains et remplissent le sous-sol (jauge max 25 pers :D) avec une énergie qui fait rapidement monter la température ambiante.

Puis arrivent les copains des Panic Motel qui nous surprennent avec leur reprise de « The Worldwide » en fin de set

(bon en vrai on se doutait que c’était celle-là :)) et on leur renverra la balle par la suite avec notre reprise de « The Don’t Wanna Song » qui ne les surprendra pas plus!

Après ce premier concert plutôt cool quoique n’ammassant pas non plus les foules, on se dirige vers Villemomble pour une nuit de 3h chez Clem qui, embauchant le lendemain à 7h30, nous dépanne son sous-sol pour la nuit. Petit coucou au passage à Gianni et Ersan ancien Canisquare et extinction des feux à 3h30 pour un réveil qui sonnera à 7h.








P’tite journée dans Paris :
Après un hard lever à 7h du mat’ et à seulement quelques heures de la prochaine date, on décide de passer la journée à Paris, à la recherche d’un endroit pénard pour un petit déj’, on atterit de façon totalement surréaliste, chez la grand mère de Pascal qui nous accueille avec chocolat chaud et petit gâteau, de quoi nous faire oublier les 3h de sommeil, du moins le temps d’un petit déj. 20mins de RER plus tard nous voilà devant la Cinémathèque Française où se déroule depuis quelques mois l’expo Tim Burton, devant les 3h de queue pour atteindre les portes, il nous vient une idée lumineuse qui va rapidement se changer en idée de merde: prendre des e-tickets sur le net pour griller tt le monde. Pascal en professionel de l’appli Digitick se rue sur son tel et en moins de 2 choppe 3 places pour… le lendemain à 13h! Recalés à l’entrée par un vigile qui visiblement n’avait pas dormi plus que nous, on se rabat sur le café face à la Cinémathèque pour un 2nd petit déj à base de chocolatine ou plutôt de « pain au chocolat ». Portés par les pleurnicheries de Nico qui n’a pas eu le droit d’emmener son skate et nous rebat les oreilles à chaque fois qu’on croise un parking Leclerc, on atterit dans le skateshop du coin pour une acquisition à visée therapeuthique et la photo qui va avec 😉 Pause Mc do et Cave Nicolas obligée, on repart pour la prochaine date!




26-04-2012 // Le Bâteau Ivre @ROUEN :
De retour dans le camion et en moins de 2h nous voilà déjà à Rouen devant un Bâteau Ivre fermé et une averse qui guette, Pascal qui se tape la route depuis le départ profite d’un moment de sieste pendant que Nico colle inlassablement ses stickers. Ouverture du patron à 18h, on découvre un café concert plutôt cool, grande salle et petite scène, impossible à imaginer de l’exterieur avec des fenêtres murées, le lieu et le patron sont accueillant et on est une fois de plus rapidement rejoins par les désormais copains d’I.M.O.D.I.U.M pour cette 2nde date, ainsi que par l’organisation de la soirée. Tournée générale et pâté de foie, la soirée s’annonce plutôt bien! On ouvre donc cette soirée et improvise un featuring avec Nico, les Panics enchaineront et nous inviterons à les accompagner à leur tour puis I.M.O.D.I.U.M toujours aussi à fond puis les groupes du coin Inside The Tourbus (Punk Rock / Hardcore) & AssScream (Heavy Rock) qui font l’unanimité dans le public, la soirée se termine chez Guillaume après une panne de batterie du camion qui finira par démarrer en roue libre dans la pente désormais lieu de culte du Bâteau Ivre. Une bonne nuit en perspective et surtout la première douche depuis notre départ de Poitiers.




P’tit tour dans Rouen!
Après une grasse mat’ et une bonne douche, on part se prommener dans Rouen et la ville se révèle être vraiment cool, sans tomber dans la visite touristique, on fait rapidement le tour de la cathédrale, le gros horloge, le bûcher et les larmes de Jeanne D’arc et on décide de pauser dans le bistrot du coin, 7 formules et 2h plus tard, on repart pour la dernière date à quelques centaines de km.




27-04-2012 // Le Shamrock @COMPIEGNE :
Nous voilà déjà sur la dernière date et la fatigue commence à se faire sentir de toutes parts, la route profite au sommeil de tout le monde appart Pascal conducteur officiel du P’tit tour, nous arrivons donc dans le Shamrock, genre de Café du Clain pour ceux qui connaissent et on se demande en entrant où on va bien pouvoir mettre la batterie! Le groupe qui nous accueille, Lisa a peur, arrive peu de temps après et on s’installe tranquillement. Une mise en garde du patron va, on le découvrira par la suite, donner le ton de la soirée. On débute donc le set, façon 4 musiciens dans 2m carré avec le volume à 1 mais avec une bonne ambiance et des gens qui apparemment sont venus écouter de la musique ce qui est plutôt rare dans un bar. On enchaine le set, coupant court afin d’assurer une fin de concert à 23h et on laisse la place aux copains de Panic Motel qui enchaine également leur set jusqu’à 22h02, heure à laquelle la police s’est pointé à la fête sur invitation de la voisine qui se verra d’ailleurs remercié par le chanteur de Lisa a peur quelques minutes plus tard 😀 On remballe donc le matos à 22h30, fin du concert et on se dirige à l’after chez les Frog, groupe initialement prévu sur la soirée, sans avoir vu le set de Lisa a peur… :/ Fin de soirée à 3h pour un lever à 7h (tiens ça me rappelle quelque chose) et un petit 3h30 de route plutôt calme sur fond de musique et de ronflements, heureusement on pouvait compter sur l’accueil de Peggy à l’arrivée qui nous a préparé une omelette façon qui déchire! Après quelques larmes on repart sur Poitiers, laissant les copains jusqu’à la prochaine!








Mots clés: Jager; Celeri rémoulade; Phil Collins; Mode Malsain; Just After; Jeanne D’Arc Tour…

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STUDIO 2012 (du 15/01/12 au 30/01/12)


Jour 0 :

Après avoir encaissé 10h de route, une formule petit déj classique à 4.95€ et un sandwich dégueulasse à 7.65€, nous nous sommes accueillis par les sympathique locaux, Mr et Mme Claude, qui nous remettent les clés de ce qui sera pendant 2 semaines un appart plutôt cool. Saucisson et crustacés, la côté d’azur sent bon le soleil et c’est crevés mais bien content qu’on termine cette journée de route!




Jour 1

Après un faux départ à 5h30, réveil à 7h30 sur fond de café & pain grillé, on décolle dans l’heure qui suit direction le SNAPCUT. Après un passage éclair par le Hollywood local, on arrive finalement au studio et c’est le début du taff pour Cyp qui se dit que ce serait plutôt cool de commencer par péter sa peau de caisse claire en moins de 30mins. Le problème c’est que 30 mins après un éclat de baguette vient se loger soigneusement dans l’oeil du bien dénommé Cyp…pour lui vendredi 13 c’est today les amis!!! et j’aime mieux vous dire qu’il a appréhendé la suite…Après la peau changée et une vision rétablie les deux premières songs s’enchainent plutôt facilement et c’est sur une terrasse au soleil qu’on pause entre midi et deux.




Reprise à 14h en mode « short magique » qui va permettre de clôturer cette session par un 4/8 sans trop de soucis, cette journée se termine plutôt bien, reste plus qu’à faire la même demain!




Vidéo du jour! — Premières prises!

Jour 2

Aujourd’hui rien du niveau de la peau pétée et de l’écharde dans l’œil mais la batterie est bouclée et ça tombe bien puisque qu’on relâche Cyp qui repart demain matin pour 10h de train, une bonne journée de merde en perspective. On a quand même oublié qu’aujourd’hui c’est dimanche alors ce soir ce sera pâte à l’emmental sans sel et sans jambon blanc mais avec un petit apéro sympathique chez Claude et Claude. A demain pour le début des prises basse après un petit tour sur la Promenade des Anglais!




Jour 3

Ce matin pas de prise mais un périple vers Antibes avec un Cyp en stress dans la voiture, flippant de rater son train qui finalement arrivera à bon port aux environs de 18h ce soir à Poitiers! De notre côté nous avons commencé les prises basse cette aprèm, finissant un peu à la bourre mais avec un 3/8, les prises basses devraient donc se finir sans soucis demain 🙂




Vidéo du jour! — Trajet du matin!

Jour 4 :

Après une journée complète de prise, la basse est enfin terminée mais non sans mal malgré des riffs des plus basiques 🙂 Les prises grattes commencent demain matin, rien de plus si ce n’est qu’on commence à se les peler dans le sud, on nous a raconté des conneries il fait pas tjs chaud ici!!




Jour 5 :

La moitié des grattes ont été rentrée aujourd’hui et une information primordiale s’est révélée à nous ce matin, pour avoir du pain ici c’est un restaurant qu’il faut demander, pour les explications c’est ici , et oui on est aussi là pour apprendre! Demain fin des prises rythmiques et débouchage de l’évier de la cuisine.




Vidéo du jour! — Solo de ouf!

Jour 6 :

Les prises grattes rythmique ont été terminées aujourd’hui, pour les mélos ce sera demain avec peut être la réponse à la question du jour : de quelle couleur est le jus de l’olive noire cueillie ce jour sur l’arbre? Encore une révélation de taille pour nous pauvre Pictavien mais saura-t-on un jour pourquoi l’eau chaude et l’eau froide sont inversées dans notre appart’? Surement une coutume locale…




Jour 7 :

L’instrumental est terminée et bizarrement c’est plutôt passé facilement 😉 demain début des voix et là on va clairement moins se marrer, en attendant 17°C cette aprèm on en oublierait presque qu’on est au mois de janvier c’est ouf. Sinon Mr et Mme Claude nous on promit une pissaladière pour demain, on en a de la chance, verdict sur ce met local demain soir!




Vidéo du jour! — Salut j’ai un zoom de malade!

Jour 8 :

Verdict de la pissaladière accompagnée d’une salade verte : c’est fatment bon! A première vue ça a pas l’air terrible d’où l’absence de photo mais c’est plutôt good. Sinon on a débuté les voix qu’on va poursuivre sur les 3 jours à venir et c’est parti pour être bien cool mais ne nous avançons pas…




Jour 9 :

Aujourd’hui une bonne partie des voix lead a été faite, il nous reste encore 2js de prise voix, nous y allons donc sereinement, par ailleurs Bato a atteint son meilleur score ce soir sur Fruit Ninja après une journée intensive d’entrainement, il devrait détrôner prochainement le record actuel, en attendant une vidéo bien débile vous attend ci-dessous et je vous dis d’avance que ça va très loin!




Vidéo du jour! — Nyan Cat sucks!

Jour 10 :

A 1 jour de la fin des prises, on apprécie vraiment la moitié de grasse mat’ que Rémi nous offre demain matin :). Malgré tout le compteur tourne et il reste encore du taff… petit coup de mou en fin de journée, surement le temps digne du Poitou Charentes qu’on nous a servi en PACA cet aprèm, un véritable scandale. Quoiqu’il en soit on approche de la fin, la vérité est au bout du couloir!




Jour 11 :

Fin des prises!




Vidéo du jour! — Finish!

Jour 12 :

Aujourd’hui grasse mat’ et petite aprèm dans le vieux Nice plutôt sympathique avant une écoute des premiers mix vraiment cool, le 21 Avril nous semble bien loin!




Jour 13 :

Après avoir mis très cher au Baou de St Jeannet (3h montée-descente, à l’aise ^^), nous avons écouté le mix des 5 premières chansons cet aprèm et c’est du très très bon taff qui se fait au SNAPCUT Studio! Suite et fin demain…




Jour 14 :

Fin de l’écoute des mix en fin aprèm après un petit tour sous la pluie dans le village de Tourrettes-sur-Loup et dernière soirée pour nous dans le PACA sous un ciel qui semble nous dire « cassez-vous »! Ok ok, on part demain alors…




Jour 15 :

Après avoir pleuré toutes les larmes de notre corps nous terminons cette très longue journée devant les MTV awards ce qui prouve 2 choses : visiblement nous estimons n’avoir pas encore passé une journée suffisamment pourrave et qu’il est possible d’avoir sorti 3 albums à 12ans, à condition de s’appeller Justin Bieber! Plus sérieusement ce séjour en PACA restera dans nos mémoires, un très bon accueil et du très très bon taff au SNAPCUT STUDIO, en ce qui vous concerne, vous en jugerez en Avril!




Mots clés : Personnal branling; choco trésor; restaurant…